Lors d'un entretien accordé au journal Makor Rishon, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a prétendu qu'Israël maintiendrait sa présence militaire dans le sud du Liban "pendant des années" et ne se retirerait pas, même en cas de demande explicite des États-Unis.
Interrogé sur la présence pendant des années de l'armée israélienne sur le sol libanais, Smotrich a répondu : "Oui, et je le dis en tant que personne qui mène actuellement des négociations sur la gestion du budget de l'armée pour la prochaine décennie."
À propos de l'éventuelle implantation de postes et de bases militaires israéliens au Liban, il a également déclaré : "Absolument", assumant ainsi une position conforme à celle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du ministre des Affaires militaires, Israel Katz.
"Tant que le Hezbollah [mouvement de résistance libanais] ne désarmera pas, nous ne bougerons pas d'un millimètre", a-t-il dit.
Un jour après l'annonce d'un cessez-le-feu, au moins 29 personnes ont été tuées dans la nouvelle vague d'attaques israéliennes contre le Liban.
Le ministre israélien des Finances a ainsi déclaré que l'armée du régime ne se retirerait pas du Liban, même en cas de demande explicite de Washington.
Il a estimé qu'une telle exigence américaine était peu probable, affirmant que Washington "comprend nos lignes rouges".
Les relations entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont considérablement tendues depuis le 8 avril, date à laquelle un cessez-le-feu temporaire a été annoncé par le président américain Donald Trump, mettant fin à quarante jours de guerre d'agression illégale israélo-américaine contre la République islamique d'Iran.
Dans ce contexte, Donald Trump s'est indigné des attaques continues du régime israélien contre le Liban qui, selon lui, avaient compromis les efforts diplomatiques destinés à parvenir à un accord global définitif avec l'Iran.
Le 17 juin, Donald Trump et son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, ont signé un mémorandum d'entente (MoU) qui met fin définitivement à l'agression américano-israélienne non provoquée contre la République islamique d'Iran.
Cet mémorandum en 14 points, qui comprend un engagement des deux parties à poursuivre les négociations en vue d'un accord final dans un délai de 60 jours, prévoit la cessation définitive des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban.
Cependant, Israël a continué de bombarder le Liban et d'occuper des parties du sud du pays, où il a imposé une soi-disant "ligne jaune" - une zone tampon militaire coercitive ressemblant aux mesures de contrôle tristement célèbres du régime dans la bande de Gaza assiégée.
Récemment, lors d'une interview accordée à Axios, Donald Trump a prétendu qu'il serait en mesure d'empêcher Israël de lancer de nouvelles attaques au Liban car les autorités israéliennes lui accordaient un respect particulier en raison de ses politiques antérieures à l'égard de l'Iran.
