Les États-Unis ont émis une autorisation générale temporaire de 60 jours autorisant la production, la livraison et la vente de pétrole iranien, mettant ainsi en œuvre une disposition clé du récent mémorandum d'entente entre Téhéran et Washington visant à faire progresser les négociations en vue d'un accord définitif.
Cette dérogation, annoncée lundi par le département du Trésor américain, intervient quelques jours après la conclusion d'un mémorandum d'entente entre l'Iran et les États-Unis sous la médiation d'Islamabad et fait suite à d'intenses discussions en Suisse axées sur la mise en œuvre de ce protocole d'accord. En vertu de cette licence, toutes les transactions et tous les services essentiels à la production, à la vente et au transport des produits pétroliers seront autorisés, y compris l'assurance, la gestion des navires, la fourniture d'équipage, le ravitaillement en carburant, l'immatriculation et l'emménagement des navires, ainsi que les opérations de sauvetage maritime.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que cette mesure s'inscrivait dans le cadre de ce mémorandum d'entente bilatéral.
La licence autorise également les transactions impliquant l'importation aux États-Unis de pétrole brut, de produits pétrochimiques et de produits pétroliers d'origine iranienne lorsque cela est nécessaire à leur vente ou à leur livraison.
La délégation, baptisée "Minab 168" en mémoire des écoliers et autres personnes tombées en martyrs le 28 février dernier au cours des frappes américano-israéliennes contre la République islamique, a quitté ce lundi 22 juin l
Les autorités iraniennes ont insisté à plusieurs reprises sur le fait que la mise en œuvre de cet accord serait jugée sur la base d'actions concrètes et non de déclarations.
Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré lundi matin que des progrès avaient été réalisés grâce à la médiation du Pakistan et du Qatar, précisant que les restrictions sur les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques iraniens avaient été levées.
Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, l'une des principales dispositions abordées lors du Sommet de Lucerne en Suisse concernait la clause garantissant à l'Iran la possibilité de vendre du pétrole et des produits pétrochimiques pendant la période de négociation de 60 jours allant jusqu'au 21 août.
Il a précisé que les négociations futures se dérouleraient dans le cadre d'un "engagement réciproque", selon lequel l'Iran suivrait de près la mise en œuvre des obligations américaines tout en poursuivant les discussions au niveau des experts.
