L'Iran poursuivra sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) conformément aux procédures actuellement en vigueur, à la législation adoptée par le Parlement et aux décisions du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) de la RII, a affirmé ce lundi 22 juin le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
"Les interactions de l'Iran avec l'Agence, conformément aux obligations qui lui incombent au titre des accords de garanties, se poursuivront selon les procédures en vigueur et dans le respect des lois adoptées par le Parlement ainsi que des décisions du Conseil suprême de sécurité nationale", a expliqué M. Baghaï, également porte-parole de l'équipe de négociation iranienne.
Ces remarques ont été formulées après que le vice-président américain JD Vance a prétendu, lors d'une conférence de presse tenue à l'hôtel du Bürgenstock, que l'Iran avait accepté de permettre le retour des inspecteurs de l'AIEA dans le pays.
Selon des sources informées des pourparlers qui se sont déroulés dimanche en Suisse, Téhéran n'a pas négocié sur son programme nucléaire durant les dix-huit heures de discussions et n'a souscrit à aucun nouvel engagement.
De plus, l'agence de presse iranienne Fars News a cité une source bien informée, qui a confirmé que les propos de Vance étaient "faux".
"La délégation iranienne a fait part de ses objections à la partie américaine et évalue actuellement les conditions d'une réponse appropriée aux menaces verbales de Trump", a déclaré une source.
En vertu de la loi obligeant le gouvernement à suspendre la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique, adoptée le 25 juin 2025, l'Iran autorise au cas par cas les inspecteurs de l'AIEA à visiter ses installations nucléaires actives, sous réserve de l'approbation du CSSN.
Depuis l'entrée en vigueur de cette loi, les inspecteurs de l'AIEA ont mené, avec l'accord du Conseil suprême de sécurité nationale de la RII, plusieurs inspections à la centrale nucléaire de Bouchehr, notamment afin de superviser les opérations de chargement du combustible du réacteur, fourni par la Russie.
Les inspections des installations nucléaires iraniennes opérationnelles ne constituent donc pas une nouveauté. Téhéran a continué de coopérer avec l'organisme nucléaire de l'ONU concernant l'accès à ces sites.
Toutefois, l'inspection des installations nucléaires endommagées au cours de la guerre des Douze jours lancée par les États-Unis et Israël en juin 2025, ainsi que le traitement de la question des stocks d'uranium enrichi de l'Iran restent conditionnés à la mise en place d'un mécanisme spécifique, qui devrait être défini dans le cadre d'un accord final, attendu à l'issue des négociations de soixante jours prévues par le mémorandum d'entente d'Islamabad.
Le ministre iranien des A.E, a déclaré que des avancées majeures avaient été réalisées en vue de mettre fin à la guerre, soulignant que la "véritable épreuve" serait la mise en œuvre réussie du cessez-le-feu au Liban.
