Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a appelé les nations d'Asie de l'Ouest et du monde musulman à établir un nouvel ordre régional fondé sur leurs propres capacités, affirmant que le régime sioniste se trouve à l'origine de tous les malheurs dans la région.
Il a tenu ces propos ce mercredi 24 juin, lors de sa rencontre avec son homologue turc Numan Kurtulmuş, en marge de la 20e Conférence de l'Union parlementaire des États membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui se tient à Bakou, capitale de la République d'Azerbaïdjan.
Lors de cette rencontre, M. Ghalibaf a évoqué les conséquences de la guerre des Douze jours, lancée par les États-Unis et Israël en juin 2025, ainsi que de la guerre de Ramadan, qui a été déclenchée le 28 février par ces derniers.
"Premièrement, il est désormais clair que le régime sioniste est à l'origine de tous les malheurs ; deuxièmement, l'hégémonie et la puissance factice des Américains se sont effondrées au cours de cette guerre. Les pays d'Asie de l'Ouest et du monde musulmans doivent donc bâtir un nouvel ordre fondé sur leurs propres capacités, ressources et peuples", a-t-il réaffirmé.
Le mémorandum d'entente d'Islamabad, obtenu grâce à la résistance des Iraniens, est une déclaration de la défaite des États-Unis.
Ailleurs dans ses remarques, il a détaillé l'ampleur de l'agression américano-israélienne contre l'Iran, qualifiant les bombardements d'"inimaginables" et affirmant qu'ils avaient été "plus importants que certaines grandes guerres contemporaines".
L'Iran y a répondu "avec fermeté et précision", a-t-il poursuivi, faisant l'éloge de la présence du peuple iranien sur les places des villes et des villages pendant plus de 110 jours.
M. Ghalibaf a remercié la Turquie pour sa condamnation de l'agression brutale des États-Unis et d'Israël, ainsi que pour sa coopération dans la lutte contre les groupes armés soutenus par le régime sioniste et les États-Unis.
À son tour, Numan Kurtulmuş a réaffirmé la solidarité de la Turquie avec l'Iran, ajoutant que la guerre menée contre l'Iran "ne disposait d'aucune légitimité au regard du droit international".
Il a présenté ses condoléances pour le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et des 168 enfants innocents qui ont perdu la vie lors du massacre de l'école Shajareh Tayyebeh à Minab.
"La Turquie se tient aux côtés du gouvernement et du peuple iraniens", a-t-il affirmé, ajoutant que "la question de Gaza et l'occupation du Liban ne doivent pas être oubliées".
Après cette rencontre, le président du Parlement iranien s'est entretenu avec son homologue azerbaïdjanaise, Sahiba Gafarova, appelant à un renforcement de l'unité entre les nations musulmanes.
Il a souligné que tous les pays de la région et du monde musulman doivent tirer les leçons de la récente guerre d'agression menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qualifiant l'unité entre les pays musulmans d'"essentielle et inévitable".
En outre, M. Ghalibaf a salué l'élargissement des relations entre l'Iran et la République d'Azerbaïdjan au cours des derniers mois, exprimant l'espoir que cette dynamique se poursuive.
Évoquant l'utilisation par l'ennemi du territoire et de l'espace aérien de certains pays contre la République islamique d'Iran, il a déclaré : "L'expérience de cette guerre est désormais sous les yeux de tous, et chacun doit en tirer les leçons".
Pour sa part, Sahiba Gafarova a réaffirmé que "nous ne permettrons pas que le territoire azerbaïdjanais soit utilisé contre les pays voisins, en particulier contre l'Iran".
"Le président azerbaïdjanais souligne que les deux pays se soutiennent mutuellement dans les bons comme dans les mauvais moments. C'est pourquoi nous nous considérons à vos côtés et réaffirmons notre engagement en faveur du principe de bon voisinage", a-t-elle déclaré.
Elle a aussi présenté ses condoléances pour le martyre des civils iraniens lors de la guerre israélo-américaine.
Ces rencontres ont eu lieu alors que l'Iran et les États-Unis ont signé, le 18 juin, un mémorandum d'entente pour mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Il prévoit également la levée du blocus naval américain, le déblocage des avoirs gelés ainsi que le lancement d'un plan de reconstruction pour l'Iran.
Toutefois, les forces israéliennes ont poursuivi leurs attaques dans le sud du Liban, en violation du cessez-le-feu, ce qui fait planer des doutes sur la pleine mise en œuvre du mémorandum d'entente.
Le ministre iranien des A.E, a déclaré que des avancées majeures avaient été réalisées en vue de mettre fin à la guerre, soulignant que la "véritable épreuve" serait la mise en œuvre réussie du cessez-le-feu au Liban.

