Des milliers de Libanais sont descendus dans les rues de plusieurs villes pour dénoncer un "accord-cadre" parrainé par les États-Unis avec Israël, qu'ils considèrent comme une menace pour la souveraineté de leur pays.
Vendredi soir, des manifestations ont éclaté à Beyrouth et dans plusieurs autres régions du Liban après l'annonce par le gouvernement d'un accord-cadre soutenu par les États-Unis avec le régime israélien.
Des manifestants se sont rassemblés à Ramlet al-Bayda, près du siège du gouvernement, ainsi que dans plusieurs quartiers de la capitale, exprimant leur colère face à cet accord et rejetant toute mesure visant à engager des négociations directes avec l'entité occupante.
Les protestataires ont bloqué les principaux axes routiers du quartier de Salim Salam et incendié des pneus. Des manifestations similaires ont également été signalées à Msharafiyeh ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth.
Des sit-in ont été organisés dans plusieurs localités. Les participants ont appelé à l'annulation de l'accord et mis en garde contre tout engagement politique ou diplomatique avec Israël.
Ces manifestations ont fait suite à l'annonce du secrétaire d'État américain, Marco Rubio, selon laquelle un accord avait été conclu entre le Liban et Israël.
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L'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, s'est félicité de cette évolution, prétendant que, dans ce cadre, "le Hezbollah est exclu".
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui aussi salué cet accord, le qualifiant de réalisation importante pour le régime israélien.
Benjamin Netanyahu a également déclaré qu'Israël n'autoriserait pas les habitants libanais à retourner dans les zones situées à l'intérieur de la prétendue "ceinture de sécurité" contrôlée par Israël. Il a insisté sur le fait que les forces israéliennes resteraient déployées dans le sud du Liban.
Le Hezbollah libanais promet une résistance armée à toute tentative israélienne de s'emparer du territoire libanais.
Interrogés par les médias locaux, les manifestants ont rejeté ces déclarations et réaffirmé leur opposition à tout accord susceptible de légitimer la présence d'Israël sur le territoire libanais.
Depuis le 2 mars, date du lancement par Israël de sa dernière offensive militaire contre le Liban, les forces israéliennes ont tué au moins 3 600 personnes et blessé plus de 11 000 autres.
En réponse à ces attaques, le Hezbollah a poursuivi ses opérations militaires contre les forces israéliennes le long de la frontière.
Le mémorandum d'entente d'Islamabad (MoU), signé le 17 juin entre l'Iran et les États-Unis, comprend des dispositions appelant à la cessation des attaques israéliennes contre le Liban et au respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du pays.
