
Par IntelSky, le 12 juillet 2026
Téhéran ferme le détroit d'Ormuz à coups de missiles en réponse à l'ultimatum américain... et le commandement de l'armée libanaise coupe les lignes de communication avec la Résistance. - Talal Nahle
Dimanche 12 juillet 2026
Jour 134 de la guerre - Jour 25 depuis la signature du Mémorandum d'entente.
L'ultimatum américain de 24 heures exigeant une déclaration iranienne garantissant la liberté de navigation s'est effondré. Washington a reçu sa réponse sous forme d'une frappe directe qui a touché un navire commercial, suivie d'une annonce officielle du nouveau commandant de la marine des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) fermant le détroit d'Ormuz jusqu'à nouvel ordre. Cette épisode maritime coïncide avec un message écrit décisif de Sayyed Mojtaba Khamenei, ordonnant une riposte existentielle irréversible, ainsi que l'exposition de l'échec des systèmes de défense américains en Jordanie. Sur la scène libanaise, les autorités politiques et militaires prennent des mesures sans précédent pour isoler la Résistance en interne, en alignement avec les désirs américains et israéliens tandis que l'armée d'occupation poursuit sa politique de terre brûlée dans le sud du Liban.
1. Fermeture du détroit d'Ormuz et effondrement de l'ultimatum de Trump
Au lieu de répondre aux menaces et exigences américaines d'une déclaration de désescalade, Téhéran est passé au niveau maximum d'escalade sur le terrain :
- Ciblage des navires et fermeture du détroit : Les Gardiens de la révolution islamique iraniens (IRGC) ont tiré un missile qui a frappé un navire commercial dans le détroit d'Ormuz après qu'il a ignoré les avertissements et désactivé ses systèmes de suivi. À la suite de l'incident, le général Ali Ozmaei, le nouveau commandant de la marine des IRGC (successeur d'Alireza Tangsiri), a annoncé la fermeture complète du détroit d'Ormuz jusqu'à nouvel ordre, interdisant le passage de tout navire tant que les interventions américaines dans la région ne cessent pas.
- Avertissement préventif et rejet des corridors alternatifs : Les IRGC ont averti que toute agression américaine ou sioniste en représailles à cet incident - qu'ils ont provoqué - sera accueillie par un bombardement dévastateur de nouvelles bases dans la région. Cela s'est accompagné d'un rejet catégorique iranien de la proposition qatarie d'établir un corridor intermédiaire international dans le détroit, affirmant que la gestion et les arrangements sont exclusifs à Téhéran et Mascate.
2. La diplomatie de Mascate et la déclaration de la mort du Mémorandum d'entente
En pleine escalade maritime, des pourparlers marathon et secrets sur plus de 10 heures ont eu lieu dans la capitale omanaise entre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et son homologue omanais, en l'absence notable de la délégation américaine :
- Déclaration officielle d'effondrement : L'envoyé iranien à l'ONU, Amir Saeid Iravani, a officiellement annoncé que Téhéran n'est plus lié par ses engagements du Mémorandum d'entente en raison des violations américaines continues, qui incluaient des sanctions, les frappes de mercredi et jeudi, et l'annulation des dérogations pétrolières.
- Échec américain : Les médias hébreux ont raillé la position américaine, affirmant que Washington, en attente d'une déclaration diplomatique, n'a reçu qu'un missile. Les analystes israéliens ont reconnu que Trump a découvert trop tard son incapacité à soumettre Téhéran, et que tout accord futur signifiera effectivement une reddition américaine face aux capacités de rebond du régime iranien et de son programme nucléaire.
3. L'engagement de représailles et le scandale du Patriot américain
- Le message de Sayyed Mojtaba Khamenei : Alors que l'ultimatum américain approchait de son terme, Sayyed Mojtaba Khamenei a émis un message écrit affirmant que venger son père et les martyrs est une volonté nationale et irréversible, déclarant que les peuples libres du monde exécuteront bientôt une partie de cette mission divine. Ce message place les représailles au-dessus de la politique.
- Échec du "bouclier américain" en Jordanie : des rapports militaires ont révélé l'échec cuisant des batteries américaines Patriot (PAC-3) à intercepter les missiles balistiques iraniens visant la base aérienne de Muwaffaq Salti. Selon les rapports, seule la chance a permis de sauver des dizaines d'avions de chasse F-16, F-35 et F-15, les missiles ayant atterri sur des entrepôts vides, loin des hangars, exposant ainsi la fragilité des systèmes américains d'alerte précoce et de défense dans la région.
4. Le front libanais... Isoler la Résistance et imposer des diktats
Les mesures internes libanaises pour mettre en œuvre les accords américano-israéliens s'accélèrent au mépris des agressions et des violations persistantes
- Coupure des communications avec la Résistance et Ain el-Tineh : des instructions strictes ont été données aux responsables de la Direction du renseignement de l'armée libanaise afin qu'ils s'abstiennent immédiatement d'organiser quelque réunion que ce soit avec des responsables du Hezbollah et qu'ils rompent toute communication avec l'adjoint du président du Parlement, Hajj Ahmad Baalbaki.
- Réunions de préparation : Le commandement de l'armée libanaise a rencontré une délégation militaire américaine à Beyrouth pour établir les mécanismes de réalisation de la première zone expérimentale. Le Liban a également informé Washington de sa participation aux négociations de Rome avec une délégation limitée à une représentation diplomatique.
- Usure sur le terrain : ce coup d'État interne officiel coïncide avec la destruction continue du Sud par l'armée d'occupation. Celle-ci a mené une incursion dans la périphérie de Beit Yahoun à l'aide de chars Merkava et de bulldozers, et a poursuivi ses opérations de destruction et d'incendie d'habitations à Houla, Haddatha, Deir Siriane et Kfar Tibnit. Ces événements surviennent alors que les services du renseignement israéliens reconnaissent que le Hezbollah exploite le cessez-le-feu pour réorganiser ses rangs et reconstituer son arsenal en vue de la prochaine phase.
5. Le dilemme interne du gouvernement d'occupation
Netanyahu continue de tenter de gagner du temps, utilisant la récente affaire de menace d'attentat contre Trump pour provoquer Washington. Cependant, les avertissements internes se multiplient.
L'ancien Premier ministre Ehud Barak a averti que Netanyahu entraîne Israël dans une guerre totale contre l'Iran pour perturber les élections à la Knesset et éviter sa défaite certaine, alors même que des centaines d'Israéliens sont descendus dans la rue pour manifester leur colère contre son gouvernement dans plusieurs villes.
Conclusion et orientations stratégiques :
L'aube de ce dimanche marque clairement la fin des négociations diplomatiques.
- La fermeture du détroit d'Ormuz et les attaques contre des navires commerciaux constituent pour l'administration Trump un test sans précédent : soit elle s'engage dans une confrontation militaire ouverte qui détruira l'économie mondiale (d'autant que les systèmes Patriot se sont avérés incapables de protéger les bases), soit elle fait marche arrière et accepte les conditions iraniennes.
- Quant au Liban, la décision des autorités et du commandement de l'armée de rompre les canaux de communication des services du renseignement avec la Résistance et Ain el-Tineh constitue l'étincelle d'une explosion interne. Elle offre à l'ennemi israélien une victoire politique facile qui compense son incapacité sur le terrain. Cette mesure laisse présager une réaction décisive de la base de soutien de la Résistance, qui considère cette décision comme un coup de poignard dans le dos et le prélude à un affrontement sécuritaire susceptible de faire échouer tout accord frontalier que les émissaires américains tentent d'imposer lors des prochaines négociations à Rome.
Traduit par Spirit of Free Speech