28/08/2026 2 articles dedefensa.org  8min #324805

La Chine face à la psychologie américaniste

• Le Pentagone "prépare" activement "sa" guerre contre la Chine, selon Elbridge Colby, le n°3 de la hiérarchie du département de la guerre et stratège-vedette.• Hua Bin examine les conditions générales de cette folie d'un possible affrontement et passe en revue les "alliés" auxquels Colby lance un appel aux armes. • Nous nous sommes intéressés surtout à la psychologie étrange qui pousse à envisager cette folie en rappelant nos propres concepts comme caractéristique collective de l'américanisme : "inculpabilité" et "indéfectibilité".

Hua Bin a publié le 25 août 2026 un très long article sur 'UNZ.com' consacré à un scénario de combat entre la Chine et les USA. (On a déjà lu des textes du Hua Bin, le dernier  le 22 août.) Il a fait cet article en même temps que le n°3 du Pentagone, Elbridge Colby, effectuait une tournée dans les pays asiatiques plus ou moins alliés des USA. Nous ne nous attardons pas trop au contenu du texte qui est largement développé, mais nous intéressons plutôt à un passage où Hua Bin s'attache à l'étrange idée des USA d'attaquer la Chine alors que cette puissance ne cesse de subir des échecs dans toutes ses nombreuses entreprises guerrières.

Il y a donc tout un passage sur la psychologie américaniste qui produit cette étrange idée, ou folle illusion on ne sait, de préparer avec grand sérieux une guerre contre la Chine en utilisant les "alliés" du coin. Le passage est parsemé d'expressions plutôt étranges, en provenance de la psychiatrie : l'"effet perdant", l'"effet perdant inversé", l'"effet rat acculé", la "rage narcissique", - avec en prime les "troubles de la personnalité que la psychiatrie désigne comme le TEI et le TOP,"trouble explosif intermittent"et"trouble oppositionnel avec provocation". Il s'agit donc d'un catalogue de pathologies psychologiques...

Voici le passage qui nous présente tout cela selon une situation qui nous est maintenant connue : l'Empire est aux abois, il est de plus en plus agressif à mesure qu'il perd toutes les entreprises guerrières et subversives qu'il entreprend... Plus il perd, plus il menace et promet de terribles punitions. On notera tout de même qu'il s'agit essentiellement et de plus en plus d'actions de communications, de simulacre, d'affirmations parlées, vidéolisées (presseSystème) et filmées en faussaire (Hollywood) ; et de moins en moins d'actions militaires directes de confrontation, ce qui se comprend lorsqu'on mesure les pertes considérables et les faiblesses logistiques catastrophiques mises en évidences contre l'Iran. :

"l'effet perdant"amène généralement les individus à se soumettre après une défaite afin d'éviter d'autres préjudices.

" Cependant, en cas de désespoir ou de faible maîtrise de soi, les individus subissent un renversement de situation où les pertes répétées entraînent une escalade plutôt qu'une soumission.

"On appelle cela"l'effet perdant inversé".

" Il existe aussi le terme moins diplomatique d'"effet rat acculé" pour décrire une réaction face à une menace qui passe de la "fuite" au "combat" lorsque des pertes répétées éliminent toutes les options de repli perçues.

"Et il existe une"rage narcissique"chez les individus très narcissiques, pour qui les défaites répétées provoquent une"blessure narcissique", qui constitue une menace pour leur image de soi surdimensionnée.

" Dans une telle "rage narcissique", au lieu de reculer, le patient réagit par une hostilité croissante, une rage intense et des représailles sans fin pour rétablir sa domination perçue.

"Les professionnels de la santé classent ces tendances violentes chroniques comme des troubles de la personnalité - le trouble explosif intermittent (TEI) et le trouble oppositionnel avec provocation (TOP)."

Nous divergeons de l'explication ainsi développée, purement psychiatrique et pathologique, tout en rejoignant naturellement les facteurs et les faits que nous livre la réalité des situation, formant une  vérité-de-situation. (Nous parlons naturellement des facteurs et des faits réels, et nullement des inventions mensongères, des narrative et des simulacres, ce que nous désignons plus haute comme "actions de communications, de simulacre, d'affirmations parlées, vidéolisées et filmées en faussaire" par la presseSystème et Hollywood.)

Les stars : "inculpabilité" et "indéfectibilité"

C'est en effet sur les concepts d' "inculpabilité" et d'  "indéfectibilité" que nous avons forgés pour ce cas, que nous appuyons notre conception de l'appréciation de l'entêtement des USA à empiler les défaites et à provoquer de plus en plus de guerres. Le premier de ces deux concepts a déjà été souvent employé, au moins depuis le  6 mai 2006 où il fit l'objet d'un 'Faits & Commentaires' très largement développé comme un trait fondamental, - et nullement une pathologie selon nous, - de la psychologie américaniste qui ne conçoit pas d'être coupable de quelque travers, vice, mauvaise action que ce soit. Toutes ces choses détestables chez les autres ne le sont plus du tout dans la psychologie de l'américanisme, bien au contraire.

Le terme d'"indéfectibilité" qui nous est venu à l'esprit peu après (voir le  23 novembre 2006) parce qu'il complète absolument l'inculpabilité, est un autre trait de caractère exclusif dans son aspect collectif de la psychologie américaniste qui ne conçoit pas que l'américanisme (l'Amérique) puisse être vaincue. Le texte référencée s'appuyait essentiellement sur le retrait US d'Irak, présenté comme un acte de "sortie stratégique" plein de "dignité" après une victoire absolument incontestable (Irak 2003-2006, c'est dire !) :

"La bureaucratie a repris le dessus et la recherche d'un plan pour une"sortie stratégique"de l'Irak"dans la dignité", outre la confusion paralysante qu'elle introduit dans le jeu, ramène au premier plan un caractère fondamental de la psychologie US : l'impossibilité de concevoir que les USA puissent connaître autre chose que la victoire."

Nous reprenons ici la conclusion de ce texte sur l'inculpabilité, où nous nous interrogions sur la puissance et la persistance de ces traits psychologiques... Jusqu'alors, et le texte est de 2006 ! Depuis est venue le déclin-effondrement accélérés et le renversement complet où les pathologies signalées plus haut ne sont que les manifestations diverses d'un fait psychologique fondamental dans une situation devenue métahistorique : "Aujourd'hui, cette extraordinaire puissance devient une extraordinaire faiblesse".

Voici donc un rappel de cette conclusion du texte du  6 mai 2006 sur la présentation de l'inculpabilité comme un trait constitutif du caractère, donc de la psychologie de l'américanisme.

"Il ressort de tout ce qui précède que les"Américains"en général sont d'abord des victimes d'un mécanisme dont la responsabilité reste à établir, et qui dépasse une nationalité, une circonstance particulière, pour se fixer sur ce qui s'avère être une force collective qui met en question le concept de la civilisation qu'elle prétend être. (Ce projet de"civilisation"n'est-il pas l'ultime ambition de la barbarie déguisée, [sinon du diabolisme pur et simple]  ? Des textes, venus d'auteurs d'une qualité assez moyenne mais bien représentatifs du système, nous le font penser. Nous faisons précisément allusion à ce texte du colonel Ralph Peters qu'on trouve sur ce site, mis en ligne en  2002 et remis en ligne en  2003, Peters que nous avions rebaptisé"le Barbare jubilant".)

" Bien entendu, l'hypothèse que nous avançons doit continuer à être explorée. Elle contient d'immenses questions, dont la principale, qui est au cœur de toute appréciation sur la psychologie, est le rapport entre l'organique, la matière, et l'artefact immatériel de la communication, voire l'aspect spirituel. Il s'agit de la question de savoir si l'action générale de ce qui doit être identifié comme un système socio-politique (notions d' "inculpabilité" [et d' "indéfectibilité"]), et qui est d'essence psychologique finalement, laisse une trace au niveau organique chez les individus. L'extraordinaire puissance de la cohésion américaine observée jusqu'ici suscite de telles questions. Aujourd'hui, cette extraordinaire puissance devient une extraordinaire faiblesse, à mesure des revers que connaît le système dans son imprudente confrontation avec le monde et avec l'Histoire par conséquent. Cela explique que la plus grande chance de "victoire" contre lui est dans l'exploitation contre lui-même de sa propre action, devenue autodestructrice.

"Nous nous arrêtons là dans l'exploration d'une hypothèse qui mérite des volumes pour être poussée dans toutes ses implications. Il est évident que cette exploration doit être poursuivie par tous les moyens."

... Il nous semble que cette exploration est finalement proche d'être inutile tant les événements nous donnent quitus de cette hypothèse sur la psychologie américaniste. Dans ce cas, les diverses pathologies citées ne sont que des manifestations nécessairement hystériques puisque les événements n'obéissent pas à ces exigence inébranlables de la psychologie de l'américanisme, psychologie nécessairement exceptionnaliste, voire d'essence divine. Bien entendu, tout ce qui est rapporté dans le cas de la Chine vaut, du côté des USA, pour la Russie et l'Ukraine, pour l'Iran et tout ce qui suit. Encore une fois, - comme disait  le jeune Abrham-Lincoln...

 dedefensa.org

Articles enfants
28/08/2026 dedefensa.org  17min #324806

 La Chine face à la psychologie américaniste

Que faire après la défaite face à l'Iran ?

Hua Bin

Les menaces nucléaires d'Elbridge Colby contre la Chine dépassent la folie.

Un bon ami sur Substack m'a raconté une blague grecque dans son commentaire sur mon essai sur le film de Nolan, 'L'Odyssée'.

Un Athénien contemplait un tableau représentant une bataille où des vainquaient et tuaient des guerriers spartiates.

L'homme s'exclama : "Courageux, courageux Athéniens !"

"Oui", l'interrompit sèchement un Spartiate se tenant à proximité, "- dans les peintures".