
Par PressTV, le 2 septembre 2026
Au moins 12 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées lors de frappes de missiles menées par les forces américaines dans le sud de l'Iran mardi soir.
Sept personnes ont été tuées et huit autres blessées lors de frappes de missiles américaines sur trois sites près des villes d'Ahvaz et d'Aghajari, dans la province du Khouzestan.
Des attaques distinctes contre la province du Hormozgan, dans le sud du pays, ont fait au moins cinq morts et 68 blessés après qu'une frappe a visé une fête de mariage.
La photo montre le corps d'un enfant tué lors d'une frappe américaine contre une cérémonie de mariage à Sirik, dans la province du Hormozgan, en Iran, le 2 septembre 2026. (Photo diffusée sur les réseaux sociaux)

Iran : une frappe américaine a fait cinq morts et 68 blessés.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a prétendu que les forces américaines ont lancé des attaques contre des cibles appartenant au Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI).
Le CENTCOM a lié ces frappes à ce que Washington a décrit comme des actions iraniennes récentes contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz et des forces américaines dans la région.
Le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, le lieutenant-colonel Ebrahim Zolfaghari, a déclaré mercredi que les forces armées iraniennes ont riposté aux attaques en ciblant des avant-postes américains dans toute la région par des frappes de drones et de missiles.
"Les frappes ont infligé d'importants dégâts aux infrastructures, installations, armements et équipements des bases et ont tué et blessé un nombre significatif de commandants et de soldats américains", a indiqué le colonel Zolfaghari.

Représailles iraniennes : un grand nombre de soldats américains tués (CGRI)
Par ailleurs, les États-Unis ont ciblé l'île iranienne de Larak dimanche soir, après quoi le CGRI a annoncé une opération conjointe de représailles contre les positions américaines en Jordanie.
Les provinces du Khouzestan et du Hormozgan, d'une importance stratégique majeure et abritant des infrastructures industrielles, économiques et énergétiques essentielles, ont été la cible d'attaques répétées dans le cadre de l'agression américaine en cours contre l'Iran.
La dernière vague d'agressions contre l'Iran a débuté le 28 février, lorsque les forces américaines et israéliennes ont lancé des frappes de grande envergure sur le territoire iranien.
Les forces armées iraniennes ont riposté par des vagues quotidiennes de frappes de missiles et de drones visant des intérêts américains et israéliens dans toute la région, tout en fermant le détroit d'Ormuz aux navires américains et alliés.
Le 17 juin, l'Iran et les États-Unis ont signé le mémorandum d'entente d'Islamabad afin de mettre fin à l'agression sur tous les fronts.
Ces dernières semaines, cependant, les États-Unis ont violé l'accord en frappant plusieurs sites dans le sud de l'Iran, ce qui a poussé Téhéran à cibler des installations militaires américaines dans toute la région et à fermer à nouveau cette voie maritime stratégique.
"Ces opérations offensives contre les Américains se poursuivront pour leur donner une leçon, jusqu'à ce qu'ils regrettent leurs actes d'agression", a-t-il martelé.
Il a également averti que tout pays qui coopérerait avec l'agresseur devait se préparer à en subir les conséquences.
Le CGRI appelle les pays de la région à expulser les forces américainesLe général de brigade Yadollah Javani, adjoint du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) chargé des affaires politiques, s'est directement adressé aux pays de la région qui accueillent des forces américaines, leur rappelant qu'il
"serait préférable pour vous d'expulser les Américains de vos pays et de reprendre le contrôle des bases.
"Les forces armées iraniennes ont déjà démontré que toute agression contre l'Iran lancée depuis le Koweït, Bahreïn, la Jordanie ou tout autre pays recevra une réponse décisive et écrasante", a-t-il réitéré.
Lire aussi: Le CGRI frappe les positions militaires américaines en Jordanie en réponse à l'attaque contre l'île de Larak
Toujours mercredi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a dénoncé l'attaque américaine menée mardi contre la province méridionale iranienne du Hormozgan, au cours de laquelle au moins cinq personnes ont été tuées et 68 autres blessées.
M. Baghaï a ajouté que cette dernière agression porte les mêmes marques que les attaques américano-israéliennes perpétrées plus tôt cette année, et qui ont coûté la vie à des centaines de civils dans le sud de l'Iran.
Il a également dénoncé l'inaction de la communauté internationale face à de telles atrocités, estimant que cette inertie revient à "normaliser les bombardements".

Le CGRI abat un autre drone américain MQ-9 au-dessus du détroit d'Ormuz
"Ceux qui se taisent aujourd'hui n'échapperont pas aux conséquences de demain. Fermer les yeux sur l'injustice ne permet pas de l'endiguer. Cela ne fait qu'encourager les auteurs de ces actes"."Les attaques ne resteront pas impunies" selon un parlementaire
Ebrahim Azizi, président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, a également condamné l'agression américaine.
"Qu'on ne s'y trompe pas : ces crimes ne resteront pas impunis. Rien ne protégera les agresseurs de la volonté implacable des forces armées iraniennes".
Traduit par Spirit of Free Speech