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Le chancelier allemand Friedrich Merz, au Bundestag, le 8 septembre. [Photo d'illustration]
Minimisant la portée du succès électoral de l'AfD en Saxe-Anhalt, le chancelier allemand a accusé ce 9 septembre le parti de Tino Chrupalla et Alice Weidel de promouvoir un "nettoyage ethnique".
"Le mot"remigration"n'est rien d'autre que le synonyme d'un nettoyage ethnique en fonction de l'origine et de la couleur de peau", a lancé ce 9 septembre le chancelier Friedrich Merz à l'adresse de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), lors d'un débat au Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand.
Ces propos interviennent trois jours après l'écrasante victoire de l'AfD lors des élections régionales en Saxe-Anhalt, où le parti a recueilli près de 44 % des voix, loin devant l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de Friedrich Merz et du ministre-président sortant, créditée d'un peu plus de 17 %. Une débâcle électorale à la suite de laquelle le chef du gouvernement allemand avait assuré de sa "détermination" à " poursuivre le cap des réformes, sans rupture".
Merz a toutefois minimisé la portée de cette débâcle, estimant que le "véritable objectif électoral" de l'AfD, à savoir "obtenir la majorité des sièges en Saxe-Anhalt", n'avait pas été atteint et que "56 % des électeurs" du Land n'avaient pas voté pour le parti d'opposition.
Sehr harte Worte des Kanzlers: "Das Wort Remigration ist nichts anders als ein Synonym für ethnische Säuberung nach Herkunft und Hautfarbe", sagt Merz mit Blick auf die AfD. pic.twitter.com/34TtF8qtpk
- Rixa Fürsen (@rixa_fursen) September 9, 2026
"Si ceux qui travaillent en Allemagne devaient quitter le pays parce que l'on fait de la"remigration"le mot d'ordre", plusieurs secteurs de l'économie ne pourraient plus fonctionner, a encore déclaré le chancelier allemand ce 9 septembre, ressortant le poncif d'une hypothétique mise en péril de l'"artisanat", des "établissements de soins" ou encore des "restaurants" en cas de fermeture des vannes de l'immigration massive.
Une immigration "de masse" avec "les conséquences" de laquelle les Allemands doivent "vivre au quotidien", avait pour sa part regretté la coprésidente de l'AfD, Alice Weidel, avant la prise de parole du chef du gouvernement allemand.
Selon Alice Weidel, cette immigration "de masse" aurait pour conséquences directes "une criminalité en hausse" et "une augmentation massive des infractions à caractère sexuel et des actes de violence brute". Une accusation qui s'appuie notamment sur les statistiques de la police allemande montrant une surreprésentation des étrangers parmi les auteurs présumés de certaines catégories de crimes et délits.