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 Dépêche de Moscou: le récit de l'effondrement continue de passer à côté de la vraie Russie

Otan, corruption, néonazisme, tels sont les ennemis de l'Ukraine - et non la Russie

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OTAN, corruption, néonazisme, tels sont les ennemis de l'Ukraine - et non la Russie

Par  Strategic Culture Foundation, éditorial du 18 septembre 2026

Zelensky et son régime à Kiev constituent les "plus grands obstacles à la paix", selon son ancienne attachée de presse.

L'incident aurait dû faire la une de l'actualité cette semaine, mais ce ne fut pas le cas. L'ancienne attachée de presse du pseudo-président ukrainien Vladimir Zelensky s'est vue  interdire de prise de parole devant le Parlement européen.

Pourquoi ? Parce que Iuliia Mendel devait faire part de révélations accablantes sur la corruption endémique au sein du régime de Zelensky et sur la façon dont la guerre soutenue par l'OTAN dans son pays n'est qu'une arnaque lucrative.

Quelle ironie que de tels témoignages ne soient pas autorisés au sein même du siège supposé de la démocratie et des valeurs européennes. Lorsqu'un témoignage remet en cause le discours officiel, il est interdit. Le seul discours autorisé est celui selon lequel l'Ukraine serait un modèle de démocratie aspirant à adhérer à l'Union européenne et à l'OTAN, mais entravée par "l'agression russe". Quelle pauvre image que celle où quiconque exprime un point de vue différent ou présente des faits divergents est brutalement réprimé et diffamé en tant que propagandiste russe !

Fait remarquable, pratiquement aucun média occidental n'a rendu compte de ce fiasco.

Juliia Mendel a occupé le poste d'attachée de presse personnelle de Zelensky de 2019 à 2021, date à laquelle elle a démissionné, désillusionnée par sa corruption. Elle a été le témoin direct des magouilles, du comportement mégalomane de Zelensky et de ses acolytes, ainsi que de son mépris pour la démocratie. Elle a qualifié son témoignage de "devoir moral" d'informer ses compatriotes ukrainiens et le reste du monde de la véritable nature de son ancien patron. Celle d'un escroc aux tendances psychopathiques qui se moque éperdument de la vie du peuple ukrainien. Son seul souci est de rester au pouvoir aussi longtemps que possible et de s'enrichir grâce aux milliards provenant des contribuables occidentaux et injectés dans son régime.

Zelensky et son régime à Kiev sont les "plus grands obstacles à la paix", affirme Mendel, qui a accordé cette interview à la Weltwoche après s'être vue refuser l'accès au Parlement européen. La corruption en Ukraine, dit-elle, nécessite la poursuite de la guerre, et c'est pourquoi le régime de Kiev oppose son veto à toute initiative diplomatique visant à mettre fin à ce conflit qui dure depuis près de cinq ans. Quiconque s'oppose à la guerre et appelle à la diplomatie est sanctionné, emprisonné ou envoyé au front où il trouvera la mort. Zelensky dirige une junte militaire (que l'Occident qualifie de "démocratie") où ses sbires traquent les citoyens dans les rues pour les enrôler de force. Pour échapper à ce broyeur, ils doivent verser des pots-de-vin pouvant atteindre 20 000 dollars.

Mendel a fait parler d'elle pour la première fois lorsqu'elle a été interviewée en mai dernier par le présentateur américain Tucker Carlson. Dans cette interview, elle a décrit Zelensky comme un dictateur toxicomane et émotionnellement instable, même si ses talents d'acteur et son passé d'animateur lui permettent de masquer ces travers. Ses soutiens politiques et médiatiques occidentaux, bien sûr, jouent le jeu en fermant les yeux sur cette mascarade et en le glorifiant comme un "héros à la Churchill en temps de guerre".

Tout ce cirque n'est qu'une escroquerie méprisable aux dépens des contribuables occidentaux et du peuple ukrainien qui souffre depuis trop longtemps.

Pour avoir dénoncé son ancien patron, Mme Mendel a immédiatement été inscrite sur la liste noire de Mirotvorets, un site soutenu par l'État ukrainien, en tant que "propagandiste russe". Mirotvorets s'est forgé une triste réputation de "liste noire fatale", plusieurs personnes figurant sur cette liste ayant été assassinées. Elle affirme être interdite de diffusion publique à l'intention de ses compatriotes ukrainiens par des groupes médiatiques occidentaux tels que Meta/Facebook.

En début de semaine, quelques jours avant qu'elle puisse s'adresser au Parlement européen, le régime de Zelensky a annoncé des  sanctions à l'encontre de Mendel. Elle ne peut plus accéder à ses avoirs en Ukraine et ne peut revenir dans le pays, craignant que sa vie ne soit en danger. Elle redoute des représailles contre sa famille en Ukraine, comme l'envoi au front en sanction pour sa prétendue "trahison".

La décision de lui interdire de prendre la parole devant l'assemblée de Strasbourg aurait été prise par la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola. À l'instar d'autres hauts dirigeants de l'UE, comme la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil, António Costa, Metsola est une fervente partisane de l'Ukraine qui a contribué à faire affluer des milliards d'aide au régime.

Mendel semble être une personne intègre, dotée de décence morale et d'une véritable indépendance. Elle rejette catégoriquement l'accusation selon laquelle elle serait "pro-russe". En effet, dans ses entretiens avec Carlson et la Weltwoche, Mme Mendel se montre très critique à l'égard de la Russie qu'elle accuse d'une invasion cruelle de son pays. Il semble tout à fait clair que sa préoccupation première est d'empêcher la guerre de détruire sa patrie.

Mais la guerre ne peut être stoppée, car le régime de Zelensky et ses soutiens européens de l'OTAN ont tout intérêt à la prolonger. La corruption du régime va de pair avec la russophobie endémique au sein de l'élite européenne.

Ce constat a été corroboré cette semaine par deux autres sources irréprochables. À l'instar de Mendel, ces deux autres personnalités sont elles aussi ignorées par les médias occidentaux.

Le professeur Ivan Katchanovski, de l'université d'Ottawa, a été  interviewé par Lena Petrova. Il y a dressé un état des lieux de la corruption généralisée et de la politique néonazie du régime de Kiev.

Les  recherches novatrices de Katchanovski ont révélé comment le massacre des snipers de Maïdan, au cours duquel plus de 100 manifestants et policiers ont été assassinés à Kiev en février 2014, était une opération sous faux drapeau menée par des éléments néonazis et leurs commanditaires de l'OTAN qui a déclenché le coup d'État. Ce coup d'État a entraîné la prise de contrôle de l'État ukrainien et des forces de sécurité par des forces fascistes et a mené à son tour à la guerre avec la Russie en 2022.

Zelensky, officiellement de confession juive, compte sur les groupes néonazis pour assurer sa survie politique et le maintien de la corruption qui sévit au sein du régime. Le professeur Katchanovski, originaire d'Ukraine, souligne que de nombreux ministres, collaborateurs et hauts responsables du système judiciaire proches de Zelensky ont dû démissionner ou fuir le pays à la suite de scandales de corruption incessants. Comment croire que Zelensky ne soit pas lui aussi impliqué jusqu'au cou dans le racket ? La corruption, la guerre et le néonazisme sont étroitement liés depuis l'intervention de l'OTAN dans le pays après son indépendance de l'Union soviétique en 1991.

Un autre point de vue corrobore cette analyse, celui de l'éminent universitaire américain, le professeur John Mearsheimer. Il a livré cette semaine un récit détaillé de sa récente visite en Russie, au cours de laquelle il a rencontré de hauts responsables gouvernementaux, des décideurs politiques et des diplomates. Mearsheimer a déclaré, ce qui en surprendra peut-être certains, qu'au cours de ses nombreuses conversations, il n'a détecté aucune animosité profonde envers l'Ukraine ou le peuple ukrainien chez ses interlocuteurs russes, ni d'ailleurs chez les Russes ordinaires.

"De nombreux Russes rencontrés ont de la famille en Ukraine... partagent un héritage culturel commun", a-t-il fait remarquer.

Mearsheimer attribue le déclin tragique de l'Ukraine et la rupture de ses liens historiques avec la Russie aux manipulations de l'OTAN destinées à intégrer ce pays nouvellement indépendant dans l'alliance militaire dirigée par les États-Unis dès 2008 avec la Déclaration de Bucarest. Cette politique devait inévitablement mener les deux pays sur la voie d'un conflit qui a finalement éclaté en 2022. L'objectif plus large de l'Occident consiste à se servir de l'Ukraine comme d'un intermédiaire pour déclencher une guerre et déstabiliser la Russie, en bref, pour la "défaite stratégique de la Russie".

Pour poursuivre cet objectif impérialiste, l'Ukraine a été gangrenée par le néonazisme, la corruption et une dictature de facto dirigée par un clown toxicomane qui réprime sans pitié toute opposition. Des millions de personnes ont été déplacées, tuées et mutilées. La société et l'économie sont en ruines.

Mais cette réalité n'est pas tolérée par les idéologues occidentaux et les médias qu'ils contrôlent, qui persistent dans leurs fantasmes russophobes malgré la destruction et les souffrances provoquées et le danger bien réel d'une guerre totale en Europe. Les élites occidentales sont prêtes à se livrer à toutes sortes d'atrocités dans leur quête du déclin de la Russie. L'Ukraine a été intégralement détruite par les ambitions impérialistes occidentales. Et pourtant, c'est la Russie qu'on tient pour responsable de ces agissements criminels et pervers.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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