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 81e session de l'Assemblée générale de l'Onu : Le multilatéralisme à l'épreuve d'un monde dominé par les rapports de puissance

Cuba : La délégation cubaine quitte la session de l'Onu face aux mensonges de Trump

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par Cubadebate

La délégation cubaine a quitté la session plénière de l'Assemblée générale de l'ONU face aux calomnies du président des États-Unis, Donald Trump.

Trump, qui a dépassé le temps de 15 mn imparti aux orateurs lors de la journée inaugurale du segment de haut niveau de la 81ème période de sessions de l'Assemblée générale des Nations unies, a consacré une bonne partie de son discours à souligner les soi-disant succès de son gouvernement et à parler du puissance milliaire des États-Unis.

Quelques minutes après l'appel du secrétaire général de l'ONU, António Guterres, à exercer la pouvoir dans le monde à partir du droit, de lapais et non par la force, Trump a déclaré qu'il n'hésiterait pas à l'utiliser si les États-Unis percevaient une menace.

En parlant de l'hémisphère occidental et de la carte qui a changé, Trump a eu recours a l'argument éculé que "Cuba est un État totalement en déshérence", un prétexte éventuel pour une agression militaire du pays distant de quelques 90 miles des États-Unis.

Selon Trump, Cuba "échoue comme jamais auparavant et finira par tomber", ce à quoi le chancelier Bruno Rodríguez Parrilla a répondu immédiatement sur X : "Le gouvernement des États-Unis est incapable d'accepter que Cuba est et a le droit d'être un pays pleinement indépendant et souverain".

Il a averti qu'"aucun des mensonges du président des États-Unis à l'ONU ni aucune calomnie ne peuvent ni ne pourront nier ce fait".

"Cuba n'est une menace ni pour les États-Unis ni pour aucun pays", a-t-il réaffirmé et il a souligné que "le bloc US économique comprenant le siège énergétique, lui, oui, menace Cuba et le reste des nations. C'est un acte de génocide et un châtiment collectif. Nous sommes un pays de paix et nous méritons la paix".

Le chancelier cubain a remercié le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, premier orateur du débat général, "pour avoir dénoncé le châtiment collectif que subit le peuple de Cuba à cause du blocus économique et énergétique illégal du gouvernement des États-Unis".

Lula avait déclaré sur le podium : "À Cuba, le monde voit avec horreur comment on impose un châtiment collectif à 10 000 000 de personnes grâce à un embargo illégal".

Et il avait ajouté : "Nous ne confierons pas à des tiers la tâche de défendre nos frontières et de garantir à notre population le droit de vivre sans crainte. Nous n'avons pas besoin de porte-avions qui surveillent nos eaux. Nous avons besoin de coopération pour freiner le flux d'armes et d'argent qui alimente le crime organisé".

source :  Cubadebate via  Bolivar Infos

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