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Le président syrien Ahmed al-Chareh à l'ONU
Ahmed al-Chareh a réaffirmé devant l'ONU que le Golan, occupé par Israël depuis 1967, "restera un territoire syrien". Israel Katz lui a répondu que le plateau resterait sous souveraineté israélienne "pour l'éternité" et a exclu tout retrait de certaines positions conquises depuis 2024.
Le plateau du Golan revient au centre du bras de fer entre Damas et Israël. À la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, mercredi 23 septembre, le président syrien Ahmed al-Chareh a réaffirmé que son pays ne renoncerait pas à ce territoire stratégique. "Le Golan restera un territoire syrien", a-t-il déclaré, assurant que toute tentative portant atteinte à la souveraineté syrienne et au droit international serait combattue.
Le dirigeant syrien a également dénoncé l'intensification des opérations israéliennes depuis le départ de Bachar el-Assad en décembre 2024. Selon lui, Israël a mené près de 500 frappes aériennes et d'artillerie, plus de 1 200 incursions terrestres et environ 300 arrestations. Damas réclame le retour aux positions prévues par l'accord de désengagement israélo-syrien de 1974.
La position extrémiste d'IsraëlLa réponse israélienne a été immédiate. Le ministre de la Défense Israel Katz a affirmé que "le Golan sous souveraineté israélienne est une partie intégrante de l'État d'Israël pour l'éternité". Il a également exclu un retrait israélien du mont Hermon et de la zone tampon occupés depuis décembre 2024, estimant ces positions indispensables à la sécurité du nord d'Israël.
Ce contentieux remonte à près de soixante ans. Israël a conquis l'essentiel du Golan syrien pendant la guerre des Six Jours de 1967, avant d'y imposer sa législation en 1981, une annexion déclarée "nulle et non avenue" par la résolution 497 du Conseil de sécurité. Les États-Unis ont reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau en 2019 sous Donald Trump ; la Colombie a fait de même en août 2026. Pour l'ONU, le Golan demeure toutefois un territoire syrien occupé.
Le différend intervient paradoxalement alors que Damas et Israël discutent d'un arrangement sécuritaire. Al-Chareh affirme rester ouvert à une "paix juste", mais refuse qu'elle se construise sur l'abandon du Golan. Derrière le dialogue, la question territoriale demeure donc un verrou majeur à toute normalisation durable entre les deux voisins.