🇵🇸 10/10/2026 palestine-solidarite.fr  5min ⁎️ 4 #329497

 Trois ans de génocide à Gaza : des milliers de personnes dans la rue à Madrid

3 ans de génocide à Gaza... 50 000 femmes et filles tuées ou gravement blessées

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Par le CPI

Gaza - CPI

À la veille de la Journée internationale de la femme, célébrée le 11 octobre de chaque année, les estimations de l'ONU concernant les Femmes résument une partie de la catastrophe que vivent les Palestiniennes dans la bande de Gaza : près de 50 000 femmes et filles ont été tuées ou gravement blessées durant trois ans de guerre génocidaire, tandis que les déplacements forcés ont poussé près d'un million d'entre elles hors de chez elles, et que 25 % des femmes se retrouvent désormais à la tête de leur foyer et en assurent la subsistance.

Le bilan ne s'arrête pas aux pertes des années passées. Une fiche d'information publiée par l'organisation révèle que des femmes continuent de mourir ou d'être blessées, même après l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu en octobre 2025, parallèlement à l'aggravation des risques de famine, de la perte d'abri et du déclin de la capacité des organisations féministes à fournir des services au moment même où les besoins explosent.

Une femme ou fille sur 21

ONU estime que plus de 38 000 femmes et filles ont été tuées, et 11 700 autres ont été gravement blessées des suites de la guerre sioniste continue depuis octobre 2023.

Selon les estimations de l'organisme, ce bilan signifie qu'une femme ou fille sur 21 à Gaza a perdu la vie ou vit désormais avec un handicap permanent. Cet impact s'étend bien au-delà de la blessure elle-même, en multipliant les besoins de soins et de réhabilitation dans une enclave où les services essentiels ont subi d'immenses destructions.

Bien que la majorité des victimes ait été enregistrée au cours des deux premières années de la guerre, le cessez-le-feu n'a pas mis fin aux pertes humaines chez les femmes et les jeunes filles : le document fait état de 277 femmes et filles martyrisées au cours de l'année écoulée, révélant la persistance du danger pour leur vie, même après l'annonce de l'accord.

Un déplacement qui touche tout le monde

D'après le rapport, les forces armées d'Occupation "nazie sioniste" ont émis plus de 150 ordres d'évacuation et de déplacement à travers la bande de Gaza, depuis le début de la guerre, contraignant près d'un million de femmes et de filles à quitter leur foyer, soit la quasi-totalité de la population féminine du territoire.

La majorité d'entre elles vivent sous des tentes ou au milieu des décombres, sans aucune intimité et dans des conditions dépourvues des moyens élémentaires de survie et de dignité. Dans ces espaces surpeuplés, les femmes et les filles assument la prise en charge des enfants, des malades, des blessés et des personnes âgées, en plus de la cuisine et du nettoyage, sans disposer des ressources de base pour accomplir ces responsabilités.

Les répercussions sont encore plus dramatiques sur la santé reproductive : le rapport indique que des femmes sont contraintes d'accoucher dans des conditions insalubres et dangereuses, tandis que le nombre de fausses couches spontanées a atteint environ 4 000 cas, au cours des six premiers mois de l'année 2026, soit le triple du chiffre enregistré au second semestre 2025.

25 % des familles dirigées par des femmes

La guerre a également bouleversé la structure de subsistance au sein de la société gazaouie. Les rapports sur lesquels s'appuie l'organisation indiquent que près de 86 290 familles sont désormais prises en charge et dirigées par une femme, soit un foyer sur quatre, contre un sur neuf avant octobre 2023.

Pour ces femmes, la perte d'un mari, d'un père ou d'autres membres de la famille s'accompagne de la lourde responsabilité d'assurer seules les besoins des survivants, de les protéger et de maintenir la cohésion familiale, au milieu de la destruction des logements, de la perte des revenus et des difficultés d'accès à la nourriture et aux services.

Dans ce contexte, le rapport prévoit que près de 702 000 femmes et filles seront confrontées à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire aiguë entre juillet et décembre 2026, atteignant la phase 3 ou plus du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), c'est-à-dire le niveau de crise ou pire.

Des besoins en hausse, des aides en baisse

Face à cette réalité, les organisations féministes qui travaillent en première ligne de la réponse humanitaire font face à une crise de financement et de viabilité. Dans un sondage réalisé par ONU Femmes auprès de 14 organisations opérant à Gaza et en Cisjordanie occupée, 13 d'entre elles ont signalé une hausse des besoins des femmes et des filles depuis 2025.

Cependant, 13 organisations ont déclaré ne pas avoir la capacité de répondre à ces besoins croissants. Près des deux tiers d'entre elles ont été contraintes, en raison du manque de fonds, de placer des femmes et des filles sur des listes d'attente ou de refuser de les accueillir et de leur fournir des services.

En cette Journée internationale de la fille, ces données mettent en lumière le gouffre entre les droits proclamés et la réalité du terrain à Gaza : des jeunes filles menacées par la mort, les blessures et la faim, et des femmes portant seules la survie de familles entières, alors même que les portes de l'aide se ferment. Après trois ans de guerre génocidaire, les listes d'attente s'étendent du simple espoir de rentrer chez soi ou d'obtenir un traitement médical jusqu'à la moindre chance d'accéder à un service vitale.

Source : CPI
 french.palinfo.com

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