
La "prescience" de Netanyahu du 7 octobre relève de la "hasbara". Yahya Sinwar l'a déjoué
Par Karim pour BettBeat Media, le 13 octobre 2026
Le consensus soudain selon lequel Israël "a laissé faire" est la dernière ligne de défense de l'empire pour préserver un mythe brisé - et le racisme intériorisé de l'Occident en est le complice le plus zélé.
"Les gens vous diront que l'armée a délibérément ordonné aux soldats de ne pas intervenir, et c'est pourquoi l'armée aurait été introuvable, car toute cette histoire ne serait qu'une mise en scène... Voilà ce que la population est censée croire, croire qu'il est impossible que les peuples de notre région soient en mesure d'accomplir quoi que ce soit, ou soient suffisamment intelligents pour savoir comment s'y prendre".
- Sima Itayim commentant la hasbara sur la "prescience" de Netanyahu, The Cradle, 8 octobre 2026
Le mensonge est toujours le même, et sa fonction est immuable. Elle consiste à préserver le mythe du maître. À nier l'autonomie de l'esclave.À dire à un public mondial, grisé par trois siècles de hiérarchie raciale, que rien d'important ne peut être accompli par un peuple que l'Occident a qualifié d'incapable d'accomplir quoi que ce soit. Et ainsi, lorsque le maître est humilié, que tous les rouages de la bande de terre la plus surveillée au monde, câblée par les services du renseignement militaire israéliens, armée par le Pentagone, bénie par la presse européenne, sont mis à mal en une matinée par des hommes arabes franchissant une clôture à bord de parapentes et au volant de bulldozers... le mensonge doit alors remédier à certains aspects de l'histoire.
La révélation, cette fois, c'est que Benjamin Netanyahu savait. Il savait, et il a laissé faire. C'est lui la main cachée. C'est lui l'auteur. C'est lui le marionnettiste qui tire les ficelles d'un mouvement de résistance qu'il aurait soi-disant créé dans une cage qu'il aurait dirigée, contre une population civile qu'il aurait soi-disant été prêt à sacrifier pour sa survie politique. Tout ce qui s'est passé le 7 octobre 2023 aurait été prévu, planifié, approuvé et orchestré depuis un bunker à Tel-Aviv. La résistance n'était qu'un accessoire. Sinwar une marionnette. Mohammed Deif une illusion. La barrière s'est effondrée parce que le maître voulait qu'elle s'effondre. Les soldats sont morts parce que le maître voulait qu'ils meurent. Les services du renseignement ont échoué parce que l'échec faisait partie du plan.
Un récit d'une telle ampleur ne circule pas sans autorisation
Remarquez qui est désormais autorisé à le propager. Regardez où cette histoire a désormais le droit d'exister. Elle vit dans The New York Times. Elle vit sur CNN. Elle vit dans la bouche d'anciens généraux israéliens et d'actuels sénateurs américains. Elle vit dans les longs articles d'opinion des magazines qui ont passé deux ans à qualifier le bilan du ministère de la Santé de Gaza de "fabrication du Hamas", et qui, soudain, récitent désormais le chiffre de soixante-quatorze mille avancé par le ministère comme s'il s'agissait d'une vérité absolue ( alors que le bilan réel l'a depuis longtemps dépassé). Ce ne sont pas là des médias qui diffusent la vérité. Ce sont des médias qui licencient leurs journalistes pour un simple message publié sur les réseaux sociaux, qui font circuler des notes internes interdisant le mot génocide, qui font passer chaque dépêche par Jérusalem pour validation.
Ainsi, lorsqu'un récit est autorisé à circuler simultanément dans tous ces médias, on ne parle pas de journalisme. On parle d'une décision.
Cette décision est la suivante : le mythe de la toute-puissance israélienne, ce mythe sur lequel se sont fondés soixante-quinze ans de terreur régionale, ce mythe qui alimente les contrats d'armement, la couverture diplomatique et la complicité civile, ne peut survivre au souvenir du 7 octobre tel qu'il s'est réellement déroulé. Il ne peut survivre aux images de soldats de l'armée israélienne courant comme des poulets décapités dans les kibboutzim parce que leurs commandants étaient introuvables et que leurs systèmes de communication s'étaient effondrés. Il ne peut survivre au souvenir des combattants palestiniens issus de la population la plus assiégée de la planète, opérant à quelques kilomètres de la Cisjordanie dès le milieu de la matinée. Il ne peut survivre à la réalité des Brigades Qassam, qu'Israël avait publiquement déclarées vaincues, que les services du renseignement israéliens considéraient comme dépassées alors que toute l'attention de l'appareil sécuritaire se tournait vers la Cisjordanie, qui se préparaient discrètement depuis des années, au vu et au su de tous, sur une bande de terre photographiée depuis une orbite toutes les neuf minutes. Il ne peut survivre à ce qu'a accompli Mohammed Deif. Il ne peut survivre à ce qu'a accompli Yahya Sinwar. Il ne peut survivre à ce simple fait insupportable : une résistance locale, assiégée depuis des décennies, a surpassé en intelligence et en stratégie un État doté de l'arme nucléaire et soutenu par tout l'appareil de l'OTAN.
L'alternative serait que les Arabes - ces Arabes que l'Occident passe depuis un siècle à dépeindre comme arriérés, fanatiques, dépourvus de sens stratégique, tout juste bons pour les attentats-suicides et le pétrole - aient vaincu, un samedi matin d'octobre, l'État sécuritaire le plus sophistiqué que l'Occident ait jamais conçu.
Reconstruire le mythe de la toute-puissance israélienne
Il faut donc reconstruire ce mythe. Et la seule façon de le faire est de se réapproprier la paternité des événements de ce jour-là. Si Netanyahu savait, alors Israël n'a pas été dépassé. Si Netanyahu savait, alors le mur n'a pas échoué. Si Netanyahu savait, alors les services du renseignement n'ont rien laissé passer. Si Netanyahu savait, alors ce ne sont pas les Arabes qui ont agi. Tout le projet de la stratégie de communication "hasbariste" consiste à faire passer une défaite israélienne catastrophique pour un drame politique entre Juifs, où le seul méchant est un Premier ministre corrompu et les seules victimes sont les Israéliens qu'il a trahis. Les Palestiniens disparaissent de l'histoire. La résistance disparaît de l'histoire. Ce qui reste, c'est Netanyahu et sa conscience, Netanyahu et sa coalition, Netanyahu et son cynisme : un drame moral rassurant mis en scène sur le charnier de Gaza.
Comparez ce que nous savons réellement à cette fiction. Israël a perdu des commandants haut gradés le 7 octobre, des officiers qu'il n'aurait jamais, selon aucun calcul concevable de coûts et de bénéfices, accepté de sacrifier. Il a perdu la division de Gaza. Il a perdu le mythe opérationnel du Commandement du Sud. Il a perdu sa doctrine du renseignement. Il a perdu, pour la première fois depuis 1973, la capacité de prétendre qu'il ne peut être surpris. Ce ne sont pas là les pertes d'un événement mis en scène. Ce sont les pertes d'un État qui s'est fait prendre, dépassé et arrogant, par une opération qu'il n'a pas vue venir et à laquelle il n'a pu réagir pendant des heures.
Cette absence de réaction n'était pas un choix. Cette absence de réaction a plutôt relevé de la paralysie. C'est ce qui se produit lorsqu'une armée dont les officiers ont passé une décennie à se répéter, à eux-mêmes et entre eux, que les gens enfermés dans la cage ont été pacifiés, que la barrière est une merveille d'ingénierie, que le problème a été maîtrisé et que l'attention de l'État peut sans risque se tourner vers d'autres horizons. L'orgueil n'est pas un complot. L'orgueil est le plus ancien récit de la Bible hébraïque, et les Israéliens qui ont bâti leur État sur cette Bible doivent le reconnaître en la lisant. Ils n'ont pas su réagir parce qu'ils s'étaient convaincus de l'absence de menace à laquelle réagir.
Et lorsque la réaction s'est enfin manifestée, lorsque les généraux ont enfin retrouvé leurs marques et que la chaîne de commandement s'est enfin stabilisée, ils ont choisi la directive Hannibal. Ils ont choisi de tuer les leurs. Ils ont choisi d'incinérer les kibboutzim, les convois de voitures et le festival de musique à coups de tirs d'hélicoptères Apache et d'obus de char plutôt qu'accepter l'humiliation de voir des otages emmenés à Gaza. La directive Hannibal ne correspond pas au comportement d'un État ayant planifié l'événement. C'est le comportement d'un État pris au dépourvu par l'événement et qui a choisi, dans la panique, de détruire les preuves de son propre échec.
Oui, des avertissements ont été reçus. Oui, les services du renseignement égyptiens ont transmis des informations. Oui, les analystes du Shin Bet ont signalé une activité inhabituelle. Des avertissements sont reçus avant chaque échec des services du renseignement dans l'histoire. Les Soviétiques ont reçu des avertissements avant l'opération Barbarossa. Les Américains ont reçu des avertissements avant Pearl Harbor. Les Américains ont reçu des avertissements avant le 11 septembre. Les avertissements ne sont pas de la prescience. Les avertissements sont ce que les institutions ignorent parce que leurs a priori institutionnels ne peuvent les intégrer. Les services de sécurité israéliens ont ignoré les avertissements parce qu'ils ont décidé que la résistance avait été matée, que les Brigades Qassam étaient à bout de souffle, que la véritable menace se trouvait à Jénine et Naplouse, et que le périmètre de Gaza pouvait être géré avec une armée réduite au strict minimum tandis que le projet de colonisation dévorait la Cisjordanie. Les avertissements ont été ignorés, comme toujours, pour la même raison : parce que leur accorder du crédit auraient obligé le maître à admettre que l'esclave peut surprendre.
Le refus occidental de compter sur une résistance arabe composée d'individus exceptionnellement intelligents
C'est à ce stade que nous devons parler sans détours de ce qui motive réellement l'adhésion occidentale à la thèse de la "prescience". Elle motive cette adhésion car l'alternative est intolérable. L'alternative, c'est qu'un prisonnier politique palestinien qui a passé vingt-trois ans dans les prisons israéliennes, apprenant l'hébreu dans sa cellule, étudiant ses geôliers comme un moine étudie les Écritures, soit sorti de prison en 2011 et ait discrètement, les douze années suivantes, conçu l'opération qui a brisé l'échine de la doctrine sécuritaire sioniste.

L'alternative, c'est que Yahya Sinwar, que la presse occidentale décrivait - quand elle prenait la peine de le décrire - comme une brute et un boucher, a déjoué tous les services du renseignement qui le surveillaient en permanence comme le lait sur le feu. L'alternative, c'est que Mohammed Deif, le corps à moitié détruit par les tentatives d'assassinat israéliennes, a planifié une opération interarmes qui aurait été étudiée avec révérence dans les écoles militaires occidentales si elle avait été menée par quelqu'un dont la couleur de peau et la foi étaient respectées par ces institutions. Les Arabes (ces Arabes que l'Occident qualifie depuis un siècle d'arriérés, de fanatiques, incapables de stratégie, bons seulement pour les attentats-suicides et le pétrole) ont vaincu, un samedi matin d'octobre, l'État sécuritaire le plus sophistiqué que l'Occident ait jamais conçu.
Le racisme anti-arabe chez les anti-impérialistes occidentaux
J'ai écrit à ce sujet récemment : notez les noms que la presse anti-impérialiste indépendante s'autorise à associer au mot "arabe", et ceux qu'elle refuse. "Arabes du Golfe". "Autocrates arabes". "Régimes arabes". "Vassaux arabes". "Normaliseurs arabes". "Collaborateurs arabes". Ce terme n'est admis dans une phrase que pour formuler une accusation. C'est le partenaire grammatical de MBS et MBZ, de Sissi et de la monarchie jordanienne, de toutes ces cours des pétrodollars qui ont vendu la Palestine pour un contrat d'armement et une photo dans le Bureau ovale. Le mot Arabe, dans la bouche du dissident occidental, est désormais une insulte dans tous les contextes sauf celui de la reconnaissance : un raccourci pour désigner trahison, vénalité, ce croissant servile qui s'étend de Rabat à Riyad.
Et puis, écoutons l'inverse. Essayons de trouver quelqu'un qui parle de "résistance arabe". Attendons d'entendre parler de "victoire arabe". Attendons d'entendre parler des combattants arabes du Hezbollah, des défenseurs arabes du Sud-Liban, des armées arabes d'Ansar Allah humiliant la coalition saoudienne en mer Rouge, des ingénieurs arabes concepteurs des tunnels de Gaza, des Algériens arabes qui ont chassé les Français de leur pays au cours d'une guerre anticoloniale asymétrique de plusieurs années que les écoles militaires du monde entier étudient encore aujourd'hui. Vous ne les entendrez pas. Vous ne les entendrez jamais.
Dès qu'un Arabe accomplit un acte que la conscience occidentale est obligée d'admirer, l'"arabité" s'évapore de la phrase. Il devient un chiite. Un Houthi. Un combattant du Hezbollah. Un Libanais, un Yéménite, un Palestinien, un membre de l'Axe de la Résistance, n'importe quoi, n'importe quelle sous-catégorie, n'importe quelle étiquette sectaire, nationale ou factionnelle qui permettra d'isoler cet exploit de son appartenance ethnique.
Hassan Nasrallah, qui parlait l'arabe classique avec plus d'éloquence que n'importe quelle autre personnalité publique de sa génération, n'est presque jamais décrit en anglais comme un dirigeant arabe. Yahya Sinwar, né dans un camp de réfugiés de Khan Younis de parents expulsés de Majdal, n'est presque jamais décrit en anglais comme un commandant arabe. Abdul-Malik al-Houthi, dont les roquettes ont interdit la navigation israélienne en mer Rouge, n'est presque jamais décrit en anglais comme un stratège arabe. Le langage opère un apartheid quotidien et inconscient : l'action positive est circonscrite à une secte ou à une faction, de sorte qu'elle ne peut jamais être associée au peuple dans son ensemble, tandis que l'action négative est généralisée aux "Arabes", permettant ainsi de rejeter le peuple dans son ensemble.
Ce n'est pas un choix stylistique fortuit. C'est la grammaire profondément ancrée d'un racisme si intériorisé que ceux qui le pratiquent se sentiraient insultés si on leur disait qu'ils y adhèrent. Ce sont ceux qui manifestent pour Gaza. Ce sont ceux qui dénoncent le génocide. Et ce sont ceux dont le vocabulaire ne peut pas, physiquement, former l'expression "victoire arabe". Car quelque part au-delà de la politique, dans la couche sédimentée des a priori hérités qu'aucun commentateur de gauche n'a jamais remis en question, ils ne croient pas que cette expression corresponde à quoi que ce soit de réel.
Un peuple assiégé, affamé, bombardé, surveillé et sous-estimé, mené par des hommes que l'Occident a enterrés et oubliés, a planifié pendant des années en silence, a franchi la barrière, a humilié l'armée et a contraint l'empire à commettre ouvertement le génocide qu'il pratique au ralenti depuis soixante-quinze ans.
La naïveté intéressée des anti-impérialistes
Observez ce qui se passe dès que l'histoire de la "prescience" fait surface. Observez les podcasteurs qui ont passé deux ans à se moquer du New York Times se mettre soudain à le citer. Observez les journalistes indépendants qui s'enorgueillissent de leurs soupçons sur les fuites des services du renseignement les gober sans broncher. Observez les militants de gauche qui dénoncent les évaluations de la CIA se rallier à une évaluation que la CIA se contente de laisser circuler. Ils le font parce que cette histoire conforte un préjugé qu'ils n'ont jamais remis en question. Ce préjugé, c'est que rien de véritablement déterminant dans l'histoire mondiale ne peut trouver son origine dans le monde arabe sans l'intervention d'une puissance occidentale.
Ce même préjugé veut que les Vietnamiens n'auraient pu vaincre les Américains sans les Soviétiques. Que les Algériens n'auraient jamais pu venir à bout des Français sans une intervention extérieure. Que les Haïtiens auraient été incapables de renverser Napoléon sans les conseils des Jacobins français. Que les Iraniens n'auraient pas été en mesure de faire sauter des navires de guerre américains sans l'aide des Chinois et des Russes. Que les Palestiniens n'auraient pas pu mettre Israël en difficulté sans l'aide secrète de Netanyahu. C'est le racisme le plus ancien du répertoire occidental, et il perdure aussi efficacement à gauche qu'à droite, car la gauche n'a jamais pris la peine de l'examiner. Elle a seulement appris à s'exprimer plus doucement tout en continuant à croire aux mêmes clichés.
Ainsi, lorsque l'espace médiatique indépendant s'empare de l'histoire de la "prescience" comme d'un festin, soyez conscient de ce que vous êtes en train de voir. Vous êtes témoin des limites de leur critique. Vous êtes témoin du seuil où leur anti-impérialisme se heurte à leur ordre racial intériorisé. Vous les regardez remplir, en temps réel, la fonction que l'empire a toujours exigé de son opposition loyale : admettre, au moment critique, que les autochtones n'auraient pas pu y parvenir seuls. Sima Itayim, Esteban Carillo et Karim Shami, de The Cradle, l'ont bien compris. Quelques autres aussi. Mais presque personne du côté des commentateurs occidentaux à dominance blanche.
Yahya Sinwar

Une hasbara perfectionnée
La hasbara s'est perfectionnée. Elle ne prend plus la peine de nier les morts. Elle reconnaît les morts et gère leur nombre. Refusez le récit de la prescience comme vous refusez les soixante-quatorze mille morts. Refusez-le parce qu'il est faux. Refusez-le parce que ceux qui vous le vendent n'ont jamais, en un siècle, dit la vérité sur la Palestine. Refusez-le parce que la réalité importe davantage : un peuple assiégé, affamé, bombardé, surveillé et sous-estimé, mené par des hommes que l'Occident a enterrés et oubliés, a planifié ses actions pendant des années en silence, a franchi la barrière, a humilié l'armée et a contraint l'empire à commettre ouvertement le génocide qu'il pratique au ralenti depuis soixante-quinze ans. Ils l'ont réalisé seuls. Personne ne les a aidés. Personne ne les a autorisés. Personne ne les a laissés gagner. Ils ont réussi parce qu'ils ont été plus intelligents, plus patients, plus disciplinés et mieux disposés à mourir que les généraux qui ont passé une décennie à les ridiculiser.
L'histoire retiendra ce qui s'est passé le 7 octobre 2023. L'histoire retiendra cet événement comme l'une des grandes surprises militaires de l'ère moderne, menée par une résistance indigène contre une puissance coloniale dans le sillage de Diên Biên Phu, de l'offensive du Têt et de la bataille d'Alger. On se souviendra de ceux qui, assis dans les studios de télévision américains, ont insisté pour dire que c'était l'œuvre de Netanyahu, à l'instar de ceux qui affirmaient que les Vietnamiens n'étaient que des marionnettes chinoises et les Algériens des pions soviétiques. On se souviendra d'eux comme des idiots utiles du dernier mythe d'un empire moribond. On se souviendra d'eux, si tant est qu'on s'en souvienne, comme de ceux qui n'ont pas supporté de voir les Arabes remporter la victoire, et l'ont attribuée aux véritables agresseurs.
Sinwar a juste été meilleur stratège que Netanyahu.
Traduit par Spirit of Free Speech