📚 2 articles 16/10/2026 dedefensa.org  6min ⁑️ 6 #330136

Le cas de la marionnette-qui-rugissait

 Ouverture libre

Le cas de la marionnette-qui-rugissait

• Le président-prolongé ukrainien est une sublime exception des habituelles marionnettes à la tête de pays annexés par l'Occident-compulsif. • La marionnette mène son monde.

Nous reprenons un  long article de Nadezhda Romanenko, dans RT.com du 13 octobre 2026. Son sujet est "le cas-Zelenski", la prétendue-marionnettes de l'Occident-compulsif et surtout des USA qui se conduit en toute impunité comme le contraire d'une marionnette, - avec peut-être du changement en vue, commence-t-on à dire :

"Zelensky pense pouvoir intimider Trump comme il le fait avec les dirigeants de l'UE. - La stratégie de Kiev consistant à humilier publiquement ses alliés pourrait ne plus porter ses fruits dès lors que Washington commencera à considérer son dirigeant - et non Moscou - comme l'obstacle."

L'habitude des mœurs américanistes pour cette sorte de situation, c'était le mot fameux d'un ambassadeur US des années 1950, concernant les bandits et autres corrompus que la CIA plaçait à la tête des pays "sous influence". Il s'agissait donc de "fils de pute" certes, mais qui avaient intérêt à marcher droit pour les intérêts américanistes, - intérêts partagés donc :

"C'est un fils de pute mais c'est notre fils de pute..."

Avec Zelenski, c'est exactement le contraire : la marionnette mène le bal, tambour battant, de toute la meute de ceux qui la corrompent et au service desquels elle devrait se mettre. Voici ce qu'en dit l'ancien et prestigieux adjoint du secrétaire à la défense et ambassadeur US en Arabie Chas Freeman, discutant avec Glenn Diesen sur sa chaîne,  ce 14 octobre 2026  :

"C'est donc très étrange et je pense qu'il faut, vous savez, oublier les hommes d'État. Nous avons besoin de psychiatres et de psychologues pour traiter ça parce que ce n'est pas ancré dans une réalité extérieure, c'est dans nos têtes.

" Alors, vous savez, Zelenski est l'indomptable chef du monde libre. le monde libre, c'est-à-dire le monde qui n'est pas contrôlé par les Russes. Après, savoir s'il est vraiment libre ou non, c'est une autre question. [...]

" Et d'ailleurs, je ne suis pas certain qu'il existe un monde libre mais quoi qu'il en soit, je ne sais pas très bien de quoi il serait libre. Mais il y a cette image de Zelenski en Churchill et une sympathie incroyable à son égard et à l'égard de l'Ukraine, ainsi qu'une incompréhension délibérée des problèmes de sécurité que l'extension de l'OTAN à l'Ukraine posait aux Russes."

Résultat, résume Freeman sans prendre de gants, et selon une analyse cynique dont le grand modèle fut Henry Kissinger, les dirigeants ukrainiens, Mister Z. en tête, ont gagné sur toute la ligne même si les Ukrainiens meurent par milliers et le pays réduit en ruine par les attaques russes :

"Les Ukrainiens se sont effectivement révélés bien plus résilients et innovants que quiconque ne l'aurait imaginé. L'OTAN s'est révélé être une bien plus grande dupe que beaucoup ne le pensaient en soutenant l'establissement de Kiev.

" Zelenski et les dirigeants à Kiev ont tout intérêt à ce que cette guerre se poursuive. Ils ont énormément profité de la corruption qui est une séquence normale de la guerre partout dans le monde mais qui a été particulièrement flagrante en Ukraine. Eux ils sont à l'arrière. Ils ne sont pas en première ligne. Ils ont réussi à faire taire l'église orthodoxe russe, la presse, la liberté, la démocratie, les élections. Tout cela a été écarté au profit d'un régime autoritaire.

" Vous savez, de leur point de vue, ce n'est pas si mal. Si comme Trump, il se préoccupe davantage d'eux-mêmes que du pays qu'il dirige, alors les choses ne vont pas si mal."

Ainsi comprenons-nous enfin pourquoi toutes les têtes pensantes et vertueuses de l'Occident-compulsif réunies autour des plateaux-télé sentent leurs gentils petits cœurs se serrer devant l'indomptable président-prolongé Zelenski (un an et demi hors-mandat) qui résiste à tous les décalages horaires de ses voyages marathon, de capitale en capitale, de villas coquettes en appartements luxueux qui n'encombrent certainement pas Kiev sous les missiles russes.

La marionnettes, ci-devant 'fils de pute'-en-Ukraine, a complètement inverti les rôles, fidèle en cela à la feuille de marche de l'inversion qui est la stratégie première de la  GrandeCrise. Jamais vous n'auriez vu ça d'un Ngo Din Diem ou d'un Noriega, - quoique vous commenciez déjà à vous douter de quelque chose avec la marionnette afghane,  le président Karzai... Zalenski, lui, a renversé la table.

Il paraît, nous dit-on, que cela pourrait changer, Trump et Musk aidant, et malgré les gémissements européens et les larmes des crocodiles du Congrès, sénateurs et députés nourris au lait plantureux et dollarisé des lobbies israéliens et autres milliardaires, accourus à Kiev pour tenter d'apaiser le courroux de la marionnette-qui-rugissait, qui serait en train de se découvrir en danger d'être abandonnée, qui enrage, qui rugit plus que jamais de fureur, comme si elle se trouvait sur le front, là-bas, aux environs de Karkov...

Voyez pourtant tous les efforts déployés sur son front à elle, celui des amitiés particulières et affinités tous frais payés, de capitale en capitale, par l'exceptionnelle marionnette...

Quant aux services qui sont censés nous renseigner, puisque services de renseignement il y a, l'ambassadeur Freeman, qui a la dent dure et constate leur active participation à la construction de la marionnette, nous lâche ceci :

"Vous mettez le doigt sur un problème bien précis que nous avons. La politisation des services de renseignement et leur volonté de fournir des affirmations fallacieuses sans aucune preuve concernant des comportements que nous jugeons répréhensibles.

" Vous savez, c'est une honte. Enfin, le MI6 avait une réputation d'objectivité. Or, il la dilue face à l'opportunisme, essentiellement à l'opportunisme politique."

Entretemps, semble-t-il se confirmer, a débuté une espèce de grande opération russo-américaine dans une sorte de grand effort de coopération anti-Zelenski : la plus violente attaque russe sur Kiev, sur les environs et ailleurs en Ukraine ; des nouvelles  largement débattues sur des décisions importantes (ou pas) de l'axe Trump-Musk, sur la rupture peut-être des renseignements US et peut-être de l'ensemble 'Starlink' de l'usine Musk qui constitue un moyen essentiel sinon vital de communication pour le combat des forces ukrainiennes. L'incertitude règne et la marionnette défie furieusement ses manipulateurs.

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📚 16/10/2026 dedefensa.org  7min ⁑️ #330137

 Le cas de la marionnette-qui-rugissait

Le cas de la marionnette-qui-rugissait

Nadezhda Romanenko

Volodymyr Zelensky a une manière bien à lui de réagir face aux partenaires occidentaux qui le déçoivent : il expose publiquement le désaccord, remet en question le jugement du partenaire et explique en quoi la décision prise profite à la Russie et à Vladimir Poutine.

L'ancien chancelier allemand Olaf Scholz a entendu ce type d'argument pendant des années ; c'est désormais au tour du président américain Donald Trump d'y être confronté.