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Le Premier ministre britannique Andy Burnham lors d'une visite à l'usine Rolls Royce de Derby, dans le centre de l'Angleterre, le 29 octobre 2026. [Photo d'illustration]
Le Premier ministre britannique s'est déclaré favorable à un dialogue sur une éventuelle excuse officielle de l'État pour son rôle historique dans la traite transatlantique, tout en rejetant les demandes de réparations financières. La question devrait être abordée lors du sommet du Commonwealth prévu de 1er au 4 novembre à Antigua-et-Barbuda.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham s'est dit ouvert à la possibilité de présenter des excuses officielles au nom de l'État britannique pour son rôle dans l'esclavage, tout en excluant le versement de réparations financières. Dans une tribune publiée le 31 octobre dans le Guardian, il a annoncé vouloir engager un dialogue avec les pays et les populations concernés, à l'approche du sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth.
"Écouter les appels à des excuses officielles au nom de l'État britannique constituera une partie importante de ce processus, et j'y suis ouvert", a écrit le chef du gouvernement, précisant que Londres proposait "un dialogue structuré avec les personnes touchées par la traite transatlantique".
Entre le XVe et le XIXe siècle, au moins 12,5 millions d'Africains ont été déportés et vendus comme esclaves. Selon la base de données sur la traite transatlantique, la Grande-Bretagne a transporté environ 3,2 millions de personnes à travers l'Atlantique.
Andy Burnham a toutefois rejeté les demandes de réparations financières, estimant que les Britanniques d'aujourd'hui ne pouvaient être tenus responsables de faits historiques auxquels ils n'ont pas personnellement participé.
Des demandes de réparations au centre du sommet
La question des réparations devrait figurer parmi les principaux sujets du sommet du Commonwealth, prévu la semaine prochaine à Antigua-et-Barbuda. Plusieurs dirigeants caribéens défendent depuis des années des mesures de justice réparatrice, notamment sous la forme d'allègements de dette, de financements pour le développement, de programmes éducatifs et sanitaires ou encore de soutien à la résilience climatique.
Le roi Charles III, actuellement en déplacement dans les Caraïbes, a déclaré qu'il était "juste que nous reconnaissions les grandes souffrances et les injustices du passé".
Dans sa tribune, Andy Burnham a également évoqué la possibilité d'une initiative sur la dette, visant notamment à permettre aux pays les plus vulnérables de rembourser leurs emprunts sur des périodes plus longues et à des taux plus avantageux.
Le Premier ministre d'Antigua-et-Barbuda, Gaston Browne, a salué les déclarations de son homologue britannique et ses propositions d'aide concrète. Il a néanmoins rappelé, dans un message publié sur Facebook, que "la position de longue date des Caraïbes sur la justice réparatrice reste inchangée".