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Donald Trump
Les démocrates reprennent le contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants, infligeant un revers majeur à Donald Trump. Ils pourront bloquer des nominations, peser sur le budget et multiplier les enquêtes parlementaires, notamment sur la politique étrangère. Mais le président conserve son droit de veto et ses pouvoirs exécutifs.
C'est un revers majeur pour Donald Trump. Deux ans après son retour à la Maison Blanche, le président américain devra composer avec un Congrès passé aux mains des démocrates. Les élections de mi-mandat du 3 novembre ont permis à l'opposition de reprendre le contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants, bouleversant les équilibres politiques à Washington jusqu'à la fin de son mandat.
Au Sénat, les démocrates ont remporté plusieurs victoires inattendues, notamment au Kansas, dans l'Iowa, en Caroline du Nord et au Texas. Les gains leur permettront, dès l'installation du nouveau Congrès en janvier 2027, de diriger les principales commissions parlementaires et de peser directement sur les décisions de l'administration républicaine.
Un frein au financement de la guerre contre l'Iran
Leur premier levier concerne les nominations. Contrairement à la Chambre des représentants, le Sénat dispose du pouvoir de confirmer ou de rejeter les candidats proposés par le président aux postes ministériels, diplomatiques et judiciaires. Les démocrates pourraient ainsi bloquer l'arrivée de juges à la Cour suprême ou ralentir le renouvellement des hauts responsables fédéraux.
Le deuxième levier est budgétaire. Avec la majorité dans les deux chambres, le camp démocrate pourra refuser certains financements, exiger des concessions et ouvrir des enquêtes parlementaires sur la politique migratoire, les dépenses publiques ou les opérations militaires contre l'Iran.
La nouvelle majorité ne signifie toutefois pas que Trump sera privé de ses pouvoirs. Il garde son droit de veto, ses prérogatives exécutives et son rôle de commandant en chef des armées. Les démocrates pourront chercher à limiter les crédits destinés à une nouvelle offensive contre Téhéran, sans nécessairement pouvoir empêcher une intervention militaire décidée par la Maison Blanche.
La confrontation pourrait aussi déboucher sur une paralysie législative. Au Sénat, la plupart des textes nécessitent 60 voix pour surmonter les procédures d'obstruction, tandis qu'un veto présidentiel exige une majorité des deux tiers dans chaque chambre pour être annulé.
Le chef de l'État américain conserve donc d'importants moyens d'action, mais devra désormais gouverner sous la surveillance renforcée d'une opposition déterminée à entraver son programme jusqu'en 2029.