🇺🇸 05/11/2026 reseauinternational.net  4min ⁎️ 2 #332364

 Chaotique, corrompue, confuse, l'Amérique se rend aux urnes

Midterms : l'opposition israélienne exige le départ de Netanyahou

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par Nouvelle Aube

Après la victoire des démocrates aux élections américaines de mi-mandat, l'opposition israélienne réclame le départ de Benjamin Netanyahou. Yair Golan le juge "toxique" et dénonce un risque d'isolement international. Gilad Kariv refuse tout gouvernement d'union. Le bloc du premier ministre compte 53 sièges sur 120 à la Knesset. L'article rappelle toutefois que ces critiques taisent la question palestinienne, l'occupation et la guerre à Gaza.

L'opposition israélienne a réclamé mercredi le départ de Benjamin Netanyahou. En effet, la victoire des démocrates aux élections américaines de mi-mandat (les "midterms") change la donne. Selon ses adversaires, le premier ministre menace désormais l'image d'Israël et ses liens avec Washington.

Opposition israélienne : Yair Golan juge Netanyahou "toxique"

Yair Golan dirige le parti d'opposition Les démocrates. Il a réagi sur le réseau social X. D'après lui, le scrutin américain a montré à quel point Netanyahou est "toxique" chez les démocrates comme chez les républicains.

Par ailleurs, Golan met en garde contre un maintien du premier ministre aux côtés d'Itamar Ben-Gvir. Ce dernier est ministre de la Sécurité nationale. Cette alliance pourrait, selon Golan, mener Israël vers des "sanctions internationales", un "isolement international" et un "affrontement avec les États-Unis", présentés comme l'ami et l'allié le plus important du pays.

Le dirigeant de l'opposition réclame donc un autre gouvernement. Celui-ci devrait, selon lui, rétablir la place d'Israël sur la scène internationale. Il devrait aussi bâtir des accords politiques et stratégiques durables et garantir la sécurité du pays.

Le choix de Golan : "Super Sparte" ou un Israël "fort et libre"

Golan oppose deux visions. D'un côté, il décrit la "Super Sparte" de Netanyahou comme un État "boycotté, arriéré et isolé". De l'autre, il imagine un Israël "fort, avancé, libre et sûr".

Il conclut sans détour. "Netanyahou a perdu les élections. Il est dangereux pour Israël", écrit-il. Il ajoute qu'il n'y a "pas de temps à perdre" et qu'il faut former "un gouvernement de changement" maintenant.

Gilad Kariv refuse tout gouvernement d'union avec Netanyahou

Le député Gilad Kariv a lui aussi appelé Netanyahou à quitter le pouvoir. Dans un communiqué, il affirme que le chef du gouvernement a "détruit les relations" avec le parti démocrate. Selon lui, il en a fait autant avec la moitié du parti républicain.

Kariv écarte ainsi toute idée d'union nationale. Il rejette les appels à un gouvernement dirigé par Netanyahou. "Il ne doit pas continuer à diriger l'État d'Israël", tranche-t-il.

Cependant, ces déclarations restent celles de l'opposition. Elles traduisent une bataille politique interne, au moment où Israël cherche à former sa prochaine majorité.

Les démocrates reprennent le Congrès : un revers pour Trump

Ces appels interviennent après une défaite électorale américaine. Les démocrates ont pris le contrôle des deux chambres du Congrès. Le président Donald Trump et son parti républicain essuient donc un revers.

Or Trump soutient Netanyahou. Son avenir politique fait déjà débat, alors que les partis négocient pour former le prochain gouvernement israélien. De plus, la perte du Congrès réduit la marge de manœuvre de l'administration Trump à Washington.

Ainsi, l'opposition israélienne y voit une occasion. Elle estime que l'allié américain de Netanyahou sort affaibli du scrutin. En revanche, aucune de ces voix ne prouve que le premier ministre devra céder sa place.

Un rapport de forces serré à la Knesset

Les chiffres montrent un paysage très divisé. Le bloc de Netanyahou a remporté 53 sièges à la Knesset, qui en compte 120. Les partis d'opposition juifs en ont obtenu 48. Les partis arabes totalisent 19 sièges.

Une majorité exige 61 sièges. Le bloc de Netanyahou en est donc éloigné de huit. En effet, aucun camp ne dispose seul d'une majorité claire. Les partis arabes pèsent par conséquent dans le calcul, même si les coalitions les écartent d'ordinaire.

C'est pourquoi les négociations s'annoncent longues. Chaque camp cherche des alliés. De plus, le débat sur un gouvernement d'union, que Kariv refuse, reste ouvert.

Netanyahou affaibli, mais toujours en place

L'opposition israélienne veut profiter des midterms pour pousser Netanyahou vers la sortie. Son argument tient en une phrase : le premier ministre fragilise l'alliance avec les États-Unis. Pour l'instant, il reste pourtant en place et son bloc domine le camp des partis juifs.

Reste l'essentiel pour les Palestiniens. Seule une fin de l'occupation et de la guerre à Gaza répondra à leurs droits. Nouvelle Aube suivra les négociations pour former le gouvernement israélien.

source :  Nouvelle Aube

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