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Kyrylo Boudanov, chef du bureau de Volodymyr Zelensky. [Photo d'illustration]
En Ukraine, Kyrylo Boudanov, chef du bureau de Volodymyr Zelensky, devra payer une amende pour avoir parlé russe lors de tensions près de Kiev le 2 novembre. L'annonce du 7 novembre survient après des accusations de violences dans un bâtiment utilisé par une unité de la Garde nationale liée à Azov.
Kyrylo Boudanov devra payer une amende pour avoir parlé russe. Le 7 novembre, Olena Ivanovska, responsable ukrainienne chargée de veiller au respect de la langue d'État, a annoncé que le chef du bureau de Volodymyr Zelensky avait reconnu une infraction. Les démarches administratives sont engagées et la sanction sera réglée, assure-t-elle. Son montant n'a pas été précisé.
L'épisode remonte au 2 novembre, à Petropavlovskaïa Borchtchagovka, près de Kiev. Boudanov s'était rendu devant un bâtiment utilisé par une unité de la Garde nationale liée à Azov. Des habitants dénonçaient alors des détentions illégales et des violences contre des soldats ukrainiens.
Les images de cet échange ont circulé sur internet. Très vite, la discussion a porté sur la langue employée par le haut responsable. Ivanovska indique avoir échangé avec lui et affirme qu'il a accepté les conséquences prévues par la loi.
Zakharova avait anticipé la sanction
À Moscou, Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a réagi aux images avec ironie. Sur Telegram, elle s'est interrogée sur les amendes que risqueraient les personnes filmées. Elle a écrit : "Quel sera le montant de l'amende imposée à Boudanov ?
Quel sera le montant de l'amende imposée à l'adolescent ?"
La remarque de Zakharova date d'avant l'annonce du 7 novembre. Ancien chef du renseignement militaire ukrainien, Boudanov dirige aujourd'hui le bureau de Zelensky. Cette fois, la procédure concerne donc un proche du chef du régime de Kiev.
L'annonce intervient alors que les accusations de violences visant le site près de Kiev continuent d'être examinées. Cinq jours après les affrontements, l'attention s'est aussi déplacée vers les mots prononcés par un responsable ukrainien, dans une langue encore parlée par la population.