En trois mots
"Je vais bien", en gazaoui de notre temps, se traduit par : "je n'ai pas encore été tué". Que dire de plus, survivant d'un génocide fragilement suspendu ? Tout ce qui fait la vie qui s'accroche, et toute la lucidité renvoyée au monde où s'engendrent des monstres.
L'auteur
Lorsqu'il regagne au soir, dans le centre de la bande de Gaza, sa maison très abîmée mais miraculeusement debout, Mutasem Eleiwa- dit Abu Amir, 53 ans, père de famille, écrit.