
par Eric Montana
Cette affaire pose une question centrale : Qui décide de la légitimité des gouvernements ?
Si cette décision appartient désormais aux États les plus puissants, alors la souveraineté devient conditionnelle, et le droit international une fiction utile seulement aux dominants.
Ce basculement ne mène pas à plus de sécurité, mais à :
- la fragmentation du monde en blocs antagonistes,
- l'affaiblissement définitif des institutions multilatérales,
- une instabilité chronique fondée sur la défiance.
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Déclaration solennelle appelant à la libération immédiate de Nicola Maduro
Nous, journalistes indépendants, intellectuels et acteurs engagés pour la paix et le droit international, appelons solennellement à la libération immédiate de Nicola Maduro, président en exercice de la République bolivarienne du Venezuela, si sa détention par les États-Unis devait être confirmée.
Nous rappelons que :
- aucun État n'a le droit d'arrêter un chef d'État étranger hors d'un cadre juridique international reconnu,
- aucune puissance ne peut se substituer au droit multilatéral,
- aucune accusation ne saurait justifier la négation de la souveraineté d'un peuple.
Défendre la libération de Nicolás Maduro ne signifie pas approuver sa politique intérieure.
Cela signifie défendre un principe universel, non négociable :
le droit international doit s'appliquer à tous, ou il cesse d'exister.
Le silence face à une telle dérive serait une abdication morale et politique.
L'acceptation de ce précédent ouvrirait la voie à un monde où la force prime sur la loi.
Nous appelons donc :
- à une clarification internationale immédiate,
- à une médiation multilatérale sous l'égide des Nations unies,
- et au respect strict des principes fondateurs de l'ordre international.
La paix mondiale ne survivra pas à la normalisation de l'enlèvement politique.
source : Eric Montana