
par Resumen Latinoamericano
Ceux d'entre nous qui on peut participer à la rencontre, convoquée ce jeudi par l'Internationale Anti-Fasciste ont reçu des informations qui, jusqu'à présent, n'avaient pas été données. Le chancelier du Venezuela et le fils du président Nicolas Maduro ont révélé des détails sur l'attaque militaire, l'utilisation de la technologie électromagnétique, l'enlèvement du chef de l'État et l'ampleur des violations du droit international.
Lors d'une visioconférence, le chancelier de la République Bolivarienne du Venezuela, Iván Gil, et Nicolás Maduro Guerra, le fils du président Nicolás Maduro, ont apporté des précisions importantes sur la situation que traverse le pays et dénoncé une agression militaire en cours, l'enlèvement du chef de l'État et une violation ouverte du droit international.
Selon Nicolás Maduro Guerra, l'offensive a commencé par une attaque électromagnétique lancée depuis un avion étasunien qui a paralysé complètement la capacité opérationnelle du système de défense vénézuélien : «nous sommes restés aveugles, sans communication, sans pouvoir faire décoller un avion», a-t-il affirmé en décrivant un scénario de paralysie totale des systèmes stratégiques du pays dans les premières heures de l'attaque. Il a expliqué ainsi qui a été un sujet permanent de la campagne de rumeurs et d'intoxication depuis le 3 janvier jusqu'à maintenant : à savoir pourquoi la défense antiaérienne n'avait pas fonctionné et pourquoi les avions n'avaient pas décollé pour contre-attaquer. «Même s'ils l'avaient fait, nous serions certainement en train de déplorer aujourd'hui que nos avions aient été abattus», ont déclaré les intervenants lors de la vidéoconférence.
Dans ce cadre, ils ont confirmé que plus de 100 personnes sont mortes le 3 janvier, entre civils et militaires, comme conséquence directes de cette agression. Parmi les morts il y a aussi des combattants cubains qui accomplissaient des tâches de coopération, selon les premières déclarations officielles du ministère de l'intérieur du Venezuela.
Le chancelier Iván Gil a écarté catégoriement toute hypothèse de vide des institutions. Il a affirmé qu'il n'y a pas d'absence du président, que Nicolas Maduro était vivant, qu'il continuait à être le président légitime du Venezuela et qu'il avait été enlevé. Et il a soutenu que ces faits constituent une invasion étrangère qui viole toutes les règles du droit international et les accords multilatéraux destinés à éviter une escalade guerrière de portée mondiale.
Maduro Guerra apporter d'autres précisions sur le moment de l'enlèvement. Il a raconté que le président et son épouse, Cilia Flores, se reposer dans leur résidence (Maduro ne dormait pas mais était assis dans un fauteuil en train de boire un jus de fruits) quand les forces des États-Unis ont fait exploser la porte de bois de la chambre. Cette explosion aurait provoqué les blessures subies par la première dame. Bien que Florès n'ait pas fait partie de l'objectif initial de l'opération, elle a exigé d'accompagner le président.
Le fils de Maduro a également signalé que son père et Cilia étaient avec deux proches, ce qui a permis d'avoir plus de détails.
Selon leurs témoignages, Nicolas Maduro fut emmené sans avoir donné de signe de reddition pendant qu'il criait : «Allons à la lutte, allons à la bataille». Pour les autorités vénézuéliennes, cette scène s'oppose au récit international qui cherche à présenter la situation comme une crise interne alors qu'il s'agit de l'enlèvement d'un président suite à une action militaire étrangère.
Concernant la conduite du pays, on a affirmé que toutes les mesures qui sont exécutées aujourd'hui répondent aux plans d'action laissées par le président Nicolas Maduro lui-même et que Delcy Rodriguez est à la tête de leur mise en place. Dans ce cadre, on a expliqué que des décisions comme la vente du stock accumulé de pétrole à Chevron avaient été adoptées par le président avant son enlèvement, ce qui dément les versions sur l'improvisation ou la tutelle étrangère : «On continue à appliquer les indications données par mon père», a dit le fils du président et il a ajouté qu'il est convaincu que Maduro et Cilia reviendront très rapidement au pays. Il a répété également plusieurs fois qu'aussi bien lui que tout le staff de la direction du pays, «sommes en fusion totale avec la présidente Delcy Rodriguez, non seulement, nous adhérons, mais nous sommes en fusion totale, nous sommes à même corps».
Enfin, les autorités vénézuéliennes ont appelé à ne pas reproduire la propagande de guerre de l'agresseur et à écouter exclusivement les autorités légitimes du pays. Elles ont été d'accord sur le fait que le Venezuela a été l'objet d'une attaque militaire directe et ont prévenu que la gravité des faits place ce conflit dans une dimension qui dépasse le pays.
Les participants à la réunion de l'Internationale Antifasciste ont dénoncé la violation du droit international, défendu l'ordre constitutionnel et confirmé leur soutien au président Maduro.
Les autorités vénézuéliennes ont dénoncé l'application de la «du plus fort», et on alerter sur une situation du monde sans défense juridique face aux États-Unis.
Durant son intervention, le chancelier du Venezuela, Iván Gil, a affirmé que le pays est obligé de défendre et de faire valoir la loi en avertissant que sa violation n'affecte pas que le Venezuela, mais peut s'étendre à toute nation.
Gilles a soutenu quand on ne peut permettre que le monde soit sans défense juridique ni qu'on impose la loi du plus fort. Il a affirmé que le président Nicolas Maduro et la camarade Cilia Flores «seront le symbole de cette victoire».
Il a souligné que la Constitution vénézuélienne, la Force armée nationale bolivarienne et le peuple mobilisé sauront défendre avec dignité les principes de l'État de droit conformément avec ce qui a été exprimé par la présidente par intérim Delcy Rodriguez.
Le chancelier a fait remarquer que tous les secteurs du pouvoir public du pays sont alignés sur l'unité politique et la mobilisation permanente avec le peuple vénézuélien. Cette coordination ne se limite pas au domaine juridique ou administratif mais s'exprime aussi dans les rues pour exiger le respect du droit international et faire valoir la Constitution.
Gil signale que le Tribunal Suprême de Justice a émis une sentence contraignante qui a permis de blinder l'État social de droit et de justice consacré dans la Constitution. Cette décision reconnaît que le seul président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela est Nicolas Maduro Moros.
Lors de cette réunion, le vice-ministre de de la, agent latin, sec, secrétaire, exécutif de l'Alba-TCP, Rander Peña Ramírez, affirmer que défendre la révolution bolivarienne, c'est défendre toute l'humanité.
Dans l'avenir, a-t-il déclaré, la question sera de savoir ce que feront les dirigeants latinos américains après ce qui s'est passé le matin du 3 janvier. Au-delà de la compréhension des faits, ce qui est essentiel, c'est de définir les actions à accomplir dans les jours à venir, a-t-il souligné.
Lors du rendez-vous international antifasciste, le député de l'Assemblée nationale du Venezuela, Nicolás Maduro Guerra, a dénoncé une violation «grossière» de la souveraineté nationale et de l'immunité de l'État vénézuélien.
Le député a affirmé que pendant l'agression des États-Unis à l'aube du 3 janvier, plus de 150 avions ont été utilisés et les radars neutralisés, ce qui a laissé le pays sans capacité de détection.
Selon lui, cette attaque a inclus l'utilisation d'un avion capable d'émettre une onde électromagnétique qui a affecté le système de défense.
Maduro Guerra a signalé que, dans ces conditions, il était impossible de faire décoller des avions, mais que si on l'avait fait, ils auraient été abattus.
Il a ajouté que l'agression a fait plus de 100 morts entre civile militaires.
Il a également rendu hommage aux 32 combattants cubains et aux membres des Forces armées nationales bolivariennes qui, selon lui, sont morts au combat «jusqu'à la dernière seconde» alors qu'ils défendaient le président Nicolás Maduro.
Maduro Guerra a demandé le soutien de la communauté internationale et souligné la nécessité de gagner la bataille de l'opinion publique : «Je demande son aide au monde, à ce monde qui nous écoute», a-t-il déclaré, et il a insisté sur l'importance de rendre visible ce qui s'est passé et de construire un soutien international.
Le parlementaire a brossé un profil personnel du président Nicolas Maduro, qu'il a décrit comme «un homme bon et humble», fils d'un économiste et d'une femme au foyer, frère, de 3 femmes travailleuses, père et grand-père de 17 petits-enfants.
Le député a également parlé au nom de la famille de ceux qui, affirme-t-il, l'accompagnent aujourd'hui dans cette situation.
Maduro Guerra a raconté qu'au moment des faits, le président se reposait dans sa résidence et n'était pas réfugié dans une installation de sécurité.
Les responsables de l'opération ont forcé une porte de bois avec des explosifs. C'est à ce moment-là qu'on pense que la première combattante Cilia Flores a été blessée.
Il a avoué qu'au moment des événements, il avait sous-estimé l'ampleur des faits dénoncés et n'avait jamais imaginé une opération de cette nature. C'était une trahison réalisée par surprise, a-t-il déclaré.
Plus tard, il a averti que ce qui s'est passé pourrait avoir été un essai d'actions plus importantes et que l'humanité doit connaître ces faits car ils constituent une menace qui dépasse les frontières du Venezuela.
source : Resumen Latinoamericano via Bolivar Infos