04/01/2026 reseauinternational.net  3min #300818

 De violents raids aériens américains sur Caracas et des bases militaires vénézuéliennes

Venezuela : Quand les États-Unis n'ont plus de limites, de l'ingérence au kidnapping sous faux prétextes

par PressTV

L'indignation est légitime et profonde face au comportement des États-Unis qui poursuivent une politique étrangère marquée par l'arrogance impériale, la violation répétée des souverainetés nationales et le mépris absolu du droit international. Le Venezuela s'inscrit aujourd'hui dans la longue liste des pays pris pour cible par Washington, non pas pour des raisons humanitaires ou démocratiques, mais parce qu'il refuse de se soumettre à l'ordre géopolitique imposé par la puissance américaine.

Depuis des décennies, les États-Unis se permettent d'intervenir militairement ou politiquement partout dans le monde, sous des prétextes aussi variables que fallacieux : armes de destruction massive, lutte contre le terrorisme, protection des droits humains ou restauration de la démocratie. L'exemple de l'Irak, ravagé sur la base d'un mensonge d'État désormais reconnu, reste emblématique de cette stratégie de guerre préventive fondée sur la manipulation de l'opinion publique mondiale.

Cette même logique a été appliquée au Moyen-Orient, plongé dans un chaos durable, et à l'Afrique, transformée en terrain d'expérimentation militaire, sécuritaire et économique, au mépris total des peuples qui y vivent. Le Venezuela n'est donc pas une exception : il est une nouvelle cible dans une continuité impériale assumée.

L'un des aspects les plus révoltants de cette affaire réside dans le vocabulaire utilisé par de nombreux médias occidentaux. Parler d'«exfiltration» du président vénézuélien ou de responsables de l'État revient à maquiller une réalité bien plus grave : il s'agit d'un kidnapping politique, organisé ou soutenu par une puissance étrangère.

Le terme «exfiltrer» suggère une opération propre, technique, presque bienveillante. En réalité, il s'agit d'une violation flagrante de la souveraineté d'un État, d'un acte assimilable à un enlèvement, et d'un précédent extrêmement dangereux pour l'ordre international. Ce glissement sémantique n'est pas anodin : il vise à normaliser l'illégal et à rendre acceptable l'inacceptable.

Pourquoi le Venezuela ? La réponse est aussi simple que dérangeante. Le pays dispose de l'une des plus importantes réserves de pétrole au monde. Dans l'histoire récente, chaque fois qu'un État riche en ressources stratégiques a tenté d'en reprendre le contrôle au bénéfice de son peuple, il est devenu une cible prioritaire de Washington.

Mais la question des ressources ne suffit pas à elle seule. Le Venezuela incarne aussi une volonté souverainiste : refus de l'alignement automatique sur les intérêts américains, choix d'une politique étrangère indépendante, coopération avec des partenaires non occidentaux et affirmation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Pour les États-Unis, ce type de position est inacceptable, car il remet en cause leur domination politique, économique et idéologique.

Ce qui se joue au Venezuela dépasse largement ses frontières. Si les États-Unis peuvent se permettre d'envahir, de déstabiliser ou d'enlever des dirigeants sous de faux prétextes, alors aucun pays n'est à l'abri. Toute nation qui défend sa souveraineté, ses ressources et son indépendance politique devient une cible légitime aux yeux de Washington.

Face à cette dérive, le silence ou la complaisance de la «communauté internationale» est une complicité de fait. Défendre le Venezuela aujourd'hui, c'est défendre le principe même de souveraineté, de dignité des peuples et de résistance à un ordre mondial fondé sur la loi du plus fort et surtout du plus sauvage.

source :  PressTV

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