25/08/2021 reseauinternational.net  4 min #194117

Aéroport de Kaboul : Gi's ou passeurs ?

Les soldats américains déployés à l'aéroport de Kaboul extorquent jusqu'à des milliers de dollars aux Afghans voulant quitter leur pays.

Un nouveau scandale pour les Américains ; les soldats qui sont chargés d'assurer la sécurité de l'aéroport de Kaboul extorquent entre 500 et 2 000 dollars aux Afghans qui tentent de quitter leur pays.

Après la publication des images choquantes montrant les comportements inhumains des soldats américains envers les citoyens afghans, la Maison-Blanche tente de s'acquitter à l'aide des médias mainstream.

Or, certains Afghans qui ont quitté leur pays réaffirment que les forces américaines les forçaient à payer une somme variant de 500 à 2 000 dollars pour leur permettre de sortir de l'aéroport. Le CENTCOM n'a pas encore réagi à ces rapports.

Après la prise de pouvoir par les Taliban, une foule immense d'Afghans, notamment ceux qui coopéraient sous une forme ou une autre avec les forces étrangères pendant les 20 dernières années, s'est ruée vers l'aéroport de Kaboul, espérant pouvoir sortir du pays par l'aide des Américains qui les ont complètement déçus.

Les militaires de l'armée américaine et ceux d'autres pays de l'OTAN ont privilégié leurs affaires, chiens et boissons alcooliques aux Afghans pour emporter à bord des avions.

Par ailleurs, le site d'information South Front s'est référé à la Bundeswehr allemande rapportant qu'un responsable de la sécurité afghan avait été tué et trois autres blessés lors d'un échange de tirs à l'aéroport international de Kaboul le 23 août.

La fusillade a eu lieu près de la porte nord de l'aéroport international Hamid Karzaï de Kaboul. Selon des responsables allemands, les forces américaines et allemandes ont également été impliquées dans la bataille.

« Aujourd'hui à 16h13, une fusillade a éclaté entre les forces de sécurité afghanes et des assaillants inconnus à la porte nord de l'aéroport de Kaboul. Un membre des forces de sécurité afghanes a été tué et trois autres ont été blessés », selon le rapport.

Le 21 août, le Ministère britannique de la Défense a confirmé la mort de sept Afghans près de l'aéroport. Ils auraient été tués dans la foule alors qu'ils tentaient de s'introduire sur le territoire de l'aéroport.

Les forces militaires ont reçu l'ordre de ne laisser entrer que les citoyens américains et de l'OTAN dans l'aéroport. Les Afghans qui ont demandé des visas d'immigrant spéciaux aux États-Unis ont été priés de rester à l'écart et d'attendre de nouvelles notifications.

« Nous donnons actuellement la priorité aux ressortissants américains et aux résidents permanents légaux pour l'entrée », a déclaré lundi 23 août à CNN John Johnson, responsable des affaires publiques de l'Ambassade des États-Unis à Kaboul. « En raison de la détérioration de l'environnement de sécurité, nous demandons à tous les autres de ne pas venir à l'aéroport pour le moment - les portes restent fermées ».

Les forces américaines doivent se dépêcher, car les Taliban ont confirmé qu'ils n'accepteraient pas une prolongation de la mission d'évacuation d'Afghanistan.

Cette décision signifierait « l'extension de l'occupation » et c'est « une ligne rouge », a déclaré Suhail Shaheen, membre de la délégation des Taliban à Doha.

Selon le Pentagone, 16 000 personnes ont été évacuées d'Afghanistan au cours des dernières 24 heures.

Pendant ce temps, le 23 août, tous les vols à destination et en provenance de l'aéroport de Kaboul ont été à nouveau suspendus jusqu'à nouvel ordre en raison d'une grande foule de personnes souhaitant quitter le pays.

Peu après l'annonce de la suspension des vols, un incendie se serait déclaré sur le territoire de l'aéroport.

L'information tombe alors que selon Washington Post, le directeur de la CIA, William J. Burns, a tenu une réunion secrète lundi à Kaboul avec le numéro deux des Taliban, Abdel Ghani Baradar, lors d'un face-à-face au plus haut niveau entre les Taliban et l'administration Biden depuis que les militants ont pris la capitale afghane, selon des responsables américains proches du dossier qui ont parlé sous couvert d'anonymat.

La CIA a refusé de commenter la réunion, mais les discussions ont probablement impliqué une date limite imminente du 31 août pour que l'armée américaine conclue son pont aérien des citoyens américains et des alliés afghans.

L'administration Biden est sous la pression de certains alliés pour maintenir les forces américaines dans le pays au-delà de la fin du mois pour aider à l'évacuation de dizaines de milliers de citoyens des États-Unis et des pays occidentaux ainsi que des alliés afghans.

La Grande-Bretagne, la France et d'autres alliés des États-Unis ont déclaré qu'il fallait plus de temps pour évacuer leur personnel, mais un porte-parole des Taliban a averti que les États-Unis franchiraient une « ligne rouge » s'ils maintenaient leurs troupes au-delà du 31, ce qui, selon lui, aurait des « conséquences ».


source :  parstoday.com

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