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15/10/2021 reseauinternational.net  7 min #196496

Les Russes sont complètement sidérés par la stupidité suicidaire de l'Occident

Un Washington arrogant a littéralement perdu le contact avec la réalité.

Les Russes expriment ouvertement leur stupéfaction absolue devant la profonde stupidité de l'Occident. Trois exemples :

Un article récent de Medvedev : «   Dmitry Medvedev : Pourquoi les contacts avec les dirigeants ukrainiens actuels n'ont pas de sens  »

Discours de M. Poutine lors du récent forum sur l'énergie en Russie : «   Le président russe Vladimir Poutine : discours au forum international de la Semaine russe de l'énergie (REW)  »

et puis il y a cette photo de Poutine se tapant le front en signe « êtes-vous devenu complètement fou ? ».

Cela vaut-il même la peine d'énumérer les causes de ces réactions ?

La crise énergétique auto-imposée dans laquelle l'UE essaie à la fois de retarder/arrêter NS2 tout en exigeant en même temps que la Russie augmente sa production d'énergie ?

Quant aux Ukrainiens, Poutine vient de leur proposer, une fois encore, non pas 1500 $/1000 m³ mais 175 $. Mais cet État vassal des États-Unis rejette fièrement toute offre de ce type.

Le fait que l'oncle Shmuel ait promis ses « molécules de liberté » à l'UE mais qu'il vende maintenant ces molécules à l'Asie (qui a les moyens de payer beaucoup plus). Pourtant, l'UE reste toujours aussi soumise aux USA

Ou le fait que l'ensemble des médias occidentaux, unis et consolidés, accusent la Russie d'avoir créé la crise énergétique alors qu'en réalité, non seulement la Russie a rempli toutes ses obligations contractuelles mais a même AUGMENTÉ (de 10% si je me souviens bien) ses ventes au-delà de ses obligations contractuelles ? Poutine a répété à de nombreuses reprises « dites-nous ce dont vous avez besoin, donnez-nous un contrat à signer et nous vous livrerons tout ce dont vous avez besoin ! ».

Ensuite, il y a Victoria « fuck the EU » Nuland qui, apparemment, a exigé que les Russes lèvent unilatéralement les contre-sanctions russes alors que les États-Unis ne voulaient pas.

Voici comment les élites occidentales semblent « penser » (je suis indulgent en parlant de penser).

  • Nous accusons la Russie de tout et n'importe quoi
  • Alors, ces salauds de Russes ont le culot d'exiger des preuves.
  • Nous les accusons encore un peu plus
  • Et alors, ces salauds de Russes ont le culot de se référer à des faits.
  • Puis nous leur disons que nous allons les sanctionner
  • Et ces salauds de Russes ont le culot de nous contre-sanctionner.
  • Puis nous nous engageons dans des exercices militaires le long de la frontière russe.
  • Et ces salauds de Russes ont le culot de se livrer eux aussi à des exercices militaires le long de la frontière russe.
  • Ensuite, nous essayons de les effrayer pour « négocier en position de force » avec nos paroles creuses sur notre invincibilité.
  • Et alors, ces salauds de Russes conçoivent et déploient des systèmes d'armes dont nous ne pouvons que rêver.
  • Puis nous disons aux Russes que nous voulons qu'ils restent neutres pendant que nous nous occupons de la « menace chinoise » (menace pour qui ?)
  • Et ces salauds de Russes se mettent à rire aux éclats.

Je m'arrête ici, mais je tiens à souligner ce que Poutine et de nombreux analystes russes disent : l'Occident consolidé est si totalement déconnecté de la réalité qu'il est, en fait, en train de se suicider. Poutine et d'autres ont déjà dit ce qui suit à de nombreuses reprises : « Nous n'avons pas besoin de faire quoi que ce soit, rien, il suffit de regarder comment l'Occident s'autodétruit ».

À propos de l'Ukraine : veuillez lire attentivement l'article de Medvedev. Certains disent qu'il n'a pas été écrit par lui, mais par Poutine. L'explication la plus probable est que ce texte a été préparé, contrôlé et approuvé par le Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie (où Medvedev occupe le poste de vice-président) et que la raison pour laquelle Medvedev l'a signé relève de la diplomatie : il peut être beaucoup plus direct que le président Poutine, mais vous pouvez être sûr que cet article exprime bien le point de vue de ce dernier.

Les Russes qualifient désormais ouvertement l'Ukraine d'État vassal des États-Unis et affirment qu'il ne sert à rien de parler aux Ukrainiens, mais uniquement à leurs maîtres, d'où la visite de Nuland en Russie.

Les Russes ne qualifient pas (encore ?) officiellement et ouvertement l'ensemble de l'UE d'État vassal des États-Unis, mais ils le sous-entendent fortement.

Ainsi, du point de vue russe, seuls les États-Unis conservent au moins un certain pouvoir et méritent donc qu'on leur parle.

Pourtant, les États-Unis d'avant 2021 sont morts et enterrés.

Ce qui reste, c'est une société profondément dysfonctionnelle où les élites dirigeantes semblent ne se soucier que de la fluidité des genres et des droits des transsexuels, de la positivité corporelle, de l'idéologie Woke, des « mathématiques inclusives » et même d'un  Superman homosexuel (qui devrait alors être rebaptisé « superpersonne »). Pourtant, les Russes sont prêts à discuter avec cette entité Wakanda en devenir, ne serait-ce que parce que cette dernière a encore des armes nucléaires (et qu'il lui reste pas mal de souffle, même morte), mais ils ne ressentent AUCUN besoin de la prendre très au sérieux ou de faire grand-chose à ce sujet.

Comme je l'ai déjà écrit à maintes reprises, l'avenir de la Russie n'est pas à l'Ouest, mais au Sud (Asie centrale, Moyen-Orient), à l'Est (Chine) et au Nord (Arctique).

Quant à l'asile d'aliénés appelé « Europe », les Russes laisseront le « général Winter » s'occuper d'eux et essayer de les ramener à la réalité depuis leur « lala land multiculturel » et le culte de Greta Thunberg.

L'espoir fait vivre, je suppose

Je terminerai par une anecdote personnelle. Pendant mes études à la School of International Service (SIS) de l'American University, j'ai eu un professeur absolument fantastique, un ancien agent de renseignement de la marine d'origine polonaise. Ses cours étaient absolument superbes, à chaque fois. Un jour, nous avons fait quelque chose de vraiment intéressant (et amusant !) : pendant la moitié du cours, nous avons lu des lettres d'officiers allemands de la Seconde Guerre mondiale servant sur le front de l'Est dans les premières phases de l'invasion : elles étaient pleines des trucs habituels sur les sous-hommes russes se faisant botter le cul par la « race maîtresse porteuse de culture » (Kulturträger Herrenvolk). Dans la seconde moitié du cours, nous avons également lu des lettres écrites par des officiers allemands, mais après Stalingrad, dans lesquelles ils qualifiaient les Russes de quasi-superhumains. Le contraste était absolument étonnant.

Rien ne dégrise quelqu'un ivre d'idéologie comme une confrontation brutale avec une réalité qui ne peut être niée.

La même chose est arrivée aux Français, d'ailleurs. Le mot russe « shval » (шваль) qui signifie grossièrement « racaille/ordure/indigne » vient du mot français « cheval ». Pouvez-vous deviner pourquoi ? Parce que les Français qui battaient en retraite devaient utiliser leurs chevaux morts comme nourriture ! Pour plus de détails, je recommande vivement ce livre «   Les Cahiers du capitaine Coignet » - ce sont les notes du journal de Jean-Roch Coignet, qui a participé à toutes les guerres napoléoniennes. C'est une lecture fascinante et une révélation sur la façon dont un soldat français a vécu toutes ces années.

Je ne peux qu'imaginer la façon dont la folie collective actuelle de l'Occident sera inscrite dans les livres d'histoire. Peut-être comme la plus stupide et la plus incroyable autodestruction de l'histoire ?

source :  greanvillepost.com

traduit par  Avic pour  Réseau International

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