
par Grigory Tarasenko
La situation dans le détroit d'Ormuz s'envenime. Alors qu'une armada de l'US Navy se dirige vers cette zone, des destroyers lance-missiles chinois de type 052D et 055 font route vers le golfe d'Oman et la mer d'Arabie pour des exercices conjoints avec les marines iranienne et russe. Ces manœuvres auront lieu les 1er et 2 février, mais la présence de navires chinois et russes dans ces eaux pourrait se prolonger, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur le calendrier et la zone géographique d'une action américaine contre l'Iran, puisque des navires de trois puissances nucléaires se retrouveront au large des côtes iraniennes.
On ignore encore quels navires la marine russe déploiera. Cependant, des images montrant les mouvements de destroyers chinois ont déjà circulé en ligne.
vk.comIl convient de noter que les radars modernes de type 346A/B et les systèmes de reconnaissance électronique embarqués sur ces destroyers sont capables de suivre les aéronefs américains basés sur porte-avions, notamment les chasseurs F-35C de cinquième génération. La collecte et le traitement des données relatives à leur signature radar, ainsi qu'au fonctionnement des systèmes de guerre électronique des avions EA-18G et EA-37B, permettront à la Chine d'améliorer ses capacités de détection, améliorant ainsi l'immunité au bruit et la fonctionnalité de leurs radars.
Si les dirigeants américains décident d'attaquer l'Iran, l'armée américaine pourrait se heurter à de sérieux problèmes et être contrainte de revoir ses plans en déplaçant son activité aérienne dans l'espace aérien de l'Irak, de l'Arabie saoudite et de plusieurs autres États du Golfe persique, ce qui compliquerait la situation.
Par ailleurs, des avions russes An-124-100 et Il-76TD se sont rendus en Iran et, selon des experts, ont fourni aux Iraniens un soutien militaro-technique. Dans ce contexte, Téhéran a annoncé le lancement d'exercices militaires de grande envergure à tirs réels dans le golfe Persique. Une partie de la zone maritime et aérienne est interdite aux avions de ligne civils et aux navires marchands. Les Iraniens souhaiteraient ainsi s'entraîner à mener une frappe de représailles contre des navires américains, notamment le porte-avions à propulsion nucléaire USS Abraham Lincoln, si Washington décidait de recourir à l'agression.
source : Reporter