20/02/2026 french.presstv.ir  4min #305485

 L'Iran privilégie la diplomatie tout en se tenant prêt à toute agression (ministre des A.e.)

L'agression américaine aurait des conséquences régionales catastrophiques, avertit l'Iran

La mission iranienne auprès de l'ONU avertit qu'une agression militaire américaine contre l'Iran aurait des conséquences régionales catastrophiques et promet une réponse décisive conformément au droit international.

Dans une lettre envoyée jeudi 19 février au secrétaire général de l'ONU et au président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur et représentant permanent de l'Iran auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a souligné que le renforcement actuel des moyens et équipements militaires américains, combiné à une rhétorique "belliqueuse" de Washington, ne devait pas être considéré comme un simple message politique.

Il a averti que les récentes déclarations du président américain Donald Trump signalent un risque réel d'agression militaire contre l'Iran, susceptible d'entraîner des conséquences catastrophiques dans toute la région.

Certes, soutient-il, la République islamique d'Iran n'initiera aucune guerre, mais qu'elle répondra pourtant fermement à tout acte d'agression contre le pays.

"La République islamique d'Iran a déclaré à plusieurs reprises, au plus haut niveau, qu'elle ne recherche ni la tension ni la guerre et qu'elle n'initiera aucune guerre", indique la lettre.

"Toutefois, en cas d'agression militaire, l'Iran répondra de manière décisive et proportionnée, exerçant ainsi son droit inhérent de légitime défense en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations Unies", précise-t-elle.

 "Toute confrontation avec l'Iran infligera une dure leçon au président américain", a averti le général de division Abdolrahim Moussavi.

Ces remarques ont été formulées au lendemain des menaces du président américain Donald Trump selon lesquelles Washington pourrait avoir besoin d'utiliser l'île de Diego Garcia, dans l'océan Indien, qui abrite une base militaire conjointe américano-britannique, pour attaquer l'Iran.

Téhéran a, pour sa part, averti qu'en cas d'intervention militaire, toutes les bases, installations et ressources américaines dans la région deviendraient des cibles légitimes pour les opérations de représailles iraniennes.

M. Iravani a souligné dans sa lettre que les États-Unis assumeraient l'entière responsabilité de toute "conséquence imprévisible et incontrôlée" résultant d'une telle escalade.

Il a qualifié les propos menaçants du président américain d'utiliser la force contre l'Iran de violation flagrante de la Charte des Nations Unies et du droit international qui risque de "plonger toute la région dans un nouveau cycle de crise et d'instabilité".

"Compte tenu de la situation instable dans la région et du déploiement et du renforcement constants d'équipements et de moyens militaires par les États-Unis, une telle déclaration belliqueuse du président américain ne doit pas être considérée comme de la simple rhétorique ; elle signale un risque réel d'agression militaire, dont les conséquences seraient catastrophiques pour la région et constitueraient une grave menace pour la paix et la sécurité internationales", ajoute le diplomate.

Le 17 février, le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a averti dans un discours que si les navires de guerre représentent un danger, "l'arme capable de les couler l'est encore plus".

La mission a exhorté le Conseil de sécurité à user de son autorité pour que les États-Unis cessent immédiatement leurs menaces illégales, respectent leurs obligations en vertu de la Charte des Nations Unies et s'abstiennent de toute action susceptible d'aggraver les tensions ou de conduire à une confrontation militaire.

"Le Conseil de sécurité et le secrétaire général doivent agir sans délai, avant qu'il ne soit trop tard. Le Conseil de sécurité ne doit pas permettre que les menaces de recours à la force et les actes d'agression soient normalisés, légitimés ou considérés comme une norme politique acceptable, ni qu'ils soient utilisés comme instruments de politique étrangère. Si de tels agissements illégaux restent impunis, le tour d'un autre État membre souverain viendra bientôt", avertit la mission.

 Le ministre iranien des Affaires étrangères et le directeur général de l'AIEA ont tenu une discussion de haut niveau pour examiner les résultats du dernier cycle de négociations indirectes entre l'Iran et les États-Unis.

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