La Rédaction
AFP
La première victime de la guerre, c'est la vérité. Pour justifier leur intervention illégale contre l'Iran, les États-Unis et Israël font tourner la machine de propagande à plein pot. Fact-checking, infos écartées, analyses à contre-courant... Retrouvez dans nos bulletins consacrés à la guerre d'Iran des infos à partager pour contrecarrer la propagande de guerre et faire stopper cette agression impérialiste contre un pays souverain.
Affrontements à Bahreïn
Des affrontements ont éclaté ces derniers jours sur l'île de Sitra, à Bahreïn, entre des manifestants décrits comme pro-iraniens et les forces de sécurité du royaume. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des heurts nocturnes et une forte présence policière dans plusieurs quartiers de cette île située au sud de la capitale, Manama.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé plusieurs arrestations, évoquant des "crimes graves" menaçant la sécurité publique. Les autorités accusent également certains individus d'avoir diffusé de fausses vidéos générées par intelligence artificielle, montrant notamment des habitations prétendument endommagées. Selon Manama, ces contenus visaient à semer la peur et à induire l'opinion publique en erreur.
En ligne, des rumeurs évoquent aussi l'entrée au Bahreïn d'unités de la "Force du Bouclier de la péninsule", la force militaire commune du Conseil de coopération du Golfe, depuis l'Arabie saoudite. Une information qui n'a toutefois pas été confirmée officiellement.
Petit État du Golfe dirigé par la monarchie sunnite de la famille Al-Khalifa, Bahreïn compte pourtant une population de majorité chiite, régulièrement au cœur des tensions politiques. En 2011, dans le sillage des "printemps arabes", un vaste mouvement de contestation avait été violemment réprimé avec l'appui de troupes saoudiennes, sans susciter de condamnations politiques et médiatiques majeures en Occident.
La députée Irène Motero appelle à quitter l'Otan
Le gouvernement espagnol condamne fermement l'agression des États-Unis et d'Israël contre l'Iran. Et il n'a pas hésité à s'opposer frontalement à Donald Trump en refusant que ses bases militaires soient utilisées par l'aviation US pour bombarder l'Iran.
Dimanche, José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères, a déclaré : "Ces bases ne sont pas et ne seront pas utilisées à des fins autres que celles prévues par l'accord et qui ne soient pas conformes à la Charte des Nations Unies."
Le gouvernement des sociaux-démocrates reflète ainsi l'opposition à la guerre, très largement répandue au sein de la société espagnole.
La députée Irène Motero (Podemos) va plus loin que le gouvernement et appelle l'Espagne à quitter l'Otan. "Les États-Unis et Israël sont actuellement les principales menaces pour la sécurité et la stabilité de l'humanité", a notamment déclaré la députée.
Quand Donald Trump critiquait les guerres et les changements de régime
Les réseaux sociaux n'ont pas la mémoire courte et ressortent un vieux discours de Donald Trump dans lequel il remettait ouvertement en cause la politique guerrière de ces prédécesseurs. Mais depuis...
Le président des États-Unis s'est engagé aux côtés de Benyamin Netanyahou pour bombarder l'Iran. En indiquant tout d'abord que l'intervention visait à changer de régime, puis en faisant marche arrière et en déclarant de nouveaux objectifs liés aux capacités militaires iraniennes. Donald Trump a sans doute été rapidement rattrapé par la réalité.
Toujours est-il que cette intervention n'est pas largement soutenue par la population aux États-Unis, y compris au sein du mouvement MAGA qui a permis l'élection de Donald Trump. Depuis quelques jours, une vidéo du président US circule beaucoup sur les réseaux sociaux. C'est un extrait du discours qu'il avait prononcé le 1er novembre 2019 lors d'un meeting à Tupelo pour soutenir le candidat Tate Reeves à l'élection de gouverneur. Donald Trump y déclare : "Nous mettons enfin l'Amérique en premier. Notre politique de guerres sans fin, de changements de régime et de construction de nations est en train d'être remplacée par la poursuite lucide des intérêts américains."
Depuis, Tate Reeves a été élu gouverneur du Mississippi. Mais Donald Trump, lui, risque de perdre des plumes auprès de ses électeurs avec un tel retournement de veste.
Y a-t-il un plombier dans le porte-avions ?
Plus grand porte-avions du monde, l'USS Gerald R. Ford devait incarner la vitrine technologique de l'US Navy. Mais ces derniers jours, ce géant des mers fait surtout parler de lui pour des raisons... plus terre à terre.
Mis à l'eau en 2013 et entré en service à l'été 2017, le mastodonte mesure 333 mètres de long pour 78 mètres de large. Avec ses 100 000 tonnes de déplacement et une vitesse de 30 nœuds (environ 55 km/h), il peut embarquer près de 4 500 membres d'équipage. Propulsé par deux réacteurs nucléaires, le navire peut fonctionner près de vingt ans sans ravitaillement.
Mais la technologie la plus sophistiquée ne protège pas toujours des soucis de plomberie. Le système d'évacuation des eaux usées du bâtiment multiplie en effet les pannes, provoquant régulièrement l'obstruction de toilettes à bord. Un problème loin d'être anecdotique quand plusieurs milliers de marins vivent sur un même navire.
En route vers le Moyen-Orient, et notamment vers l'Iran, le porte-avions a d'ailleurs dû faire escale en Crète pour des "raisons logistiques". Officiellement, rien d'alarmant. Officieusement, certains marins espéraient peut-être simplement... déboucher les toilettes avant de partir au combat.
