27/05/2026 francais.rt.com  3min #315201

Téhéran-Washington : vers un accord limité ?

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Donald Trump

Les négociations Iran-États-Unis progressent vers un accord limité centré sur Ormuz et un cessez-le-feu temporaire. Le nucléaire et les sanctions restent les principaux points de blocage, malgré des concessions financières discutées. La diplomatie se poursuit parallèlement aux opérations militaires, dans un climat régional toujours instable.

Près de trois mois après le début de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, les négociations entre Téhéran et Washington semblent approcher d'un point d'inflexion. Loin d'un traité global mettant fin à des décennies d'hostilité, les discussions actuelles s'orientent vers un "protocole d'accord" pragmatique et temporaire. L'objectif est d'obtenir un compromis minimal : réouverture partielle du détroit d'Ormuz, prolongation du cessez-le-feu, allègement économique ciblé pour l'Iran et report des dossiers les plus sensibles, notamment le nucléaire.

Au cœur de cette architecture fragile, le détroit d'Ormuz occupe une place centrale. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a insisté sur la nécessité d'une réouverture garantissant la liberté de navigation. Selon des éléments de négociation, un mécanisme prévoirait une désescalade progressive sur 60 jours, incluant la reprise du trafic maritime et un allègement partiel des sanctions.

Beaucoup de bruit pour pas grand chose ?

Les divergences restent toutefois profondes, notamment sur la souveraineté iranienne dans le détroit, la présence militaire américaine dans la région et le sort des stocks d'uranium enrichi. L'Iran réclame également le déblocage d'environ 24 milliards de dollars d'avoirs gelés, dont une partie immédiate à la signature d'un éventuel accord, illustrant l'importance de la dimension financière dans les négociations.

Le dossier nucléaire demeure le principal point de blocage. L'administration américaine, sous l'impulsion de Donald Trump, exige que l'Iran renonce à toute capacité d'enrichissement militaire, allant jusqu'à évoquer la destruction du stock d'uranium, sur place ou à l'étranger. Mais pour Téhéran, une telle concession sans garanties économiques solides reste politiquement difficile, d'autant que la mémoire de l'accord de 2015 et de son abandon ultérieur alimente une forte méfiance.

Au-delà du nucléaire, les discussions englobent désormais la stabilisation régionale, incluant le Liban et la guerre opposant Israël au Hezbollah. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou continue de s'opposer à tout accord qui laisserait l'Iran conserver une influence régionale, tandis que les tensions militaires persistent sur plusieurs fronts.

Malgré des frappes américaines et des accusations de violations du cessez-le-feu, les négociations ne sont pas interrompues. Cette coexistence entre diplomatie et escalade militaire devient une caractéristique majeure du conflit actuel. En parallèle, les débats politiques aux États-Unis et les réticences de plusieurs figures républicaines compliquent encore l'équation diplomatique.

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