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 « Pas de déblocage d'Ormuz avant l'éviction de Trump et Netanyahu ». Échec des Saoudiens, panique aux Usa, en Europe et à l'Élysée

Araghchi presse Washington de s'affranchir du lobby israélien et de Netanyahu qu'il qualifie de « serpent »

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Araghchi presse Washington de s'affranchir du lobby israélien & de Netanyahu qu'il qualifie de "serpent"

Par Middle East Monitor, le 22 septembre 2026 à 13 h 14

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que le lobby israélien affiche de plus en plus ouvertement son rôle et son influence sur la politique américaine à l'égard de l'Iran, appelant Washington à "se libérer" de ses contraintes.

Araghchi a fait ces remarques en réponse à un article publié par le journal Israel Hayom, soulignant qu'il appartient à Miriam Adelson, porte-parole de ce lobby.

"Le lobby israélien n'hésite plus à afficher son emprise sur la politique américaine à l'égard de l'Iran. Dans la publication de Miriam Adelson, porte-voix du lobby, il est dit que la politique américaine doit garantir que les États-Unis paient le prix de tout affront fait à Israël", a déclaré Araghchi sur X.
Il a ajouté : "Il est grand temps que Washington se libère de ses entraves".

Araghchi a également accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir abusé le président américain Donald Trump pour entraîner les États-Unis dans une guerre contre l'Iran.

"Lorsqu'il s'exprime en hébreu, Netanyahu affirme fièrement avoir trompé le gouvernement américain et l'avoir entraîné dans une guerre contre l'Iran au nom d'Israël",

a déclaré Araghchi, ajoutant que Netanyahu s'est exprimé publiquement et avec dérision sur la façon dont il influence les opinions et la politique américaines grâce à des milliers d'heures d'interventions sur les chaînes de télévision américaines.

"Mais lorsqu'il s'exprime en anglais, il vante le leadership du président américain", a-t-il ajouté.

Araghchi a également qualifié Netanyahu de "serpent".

Le 22 septembre 2026 à New York, le ministre iranien des Affaires étrangères, Araghchi s'est exprimé sur la notion de confiance qu'il qualifie de morte, l'Iran n'étant venu qu'en faire l'autopsie. Il s'est adressé à l'Assemblée générale des Nations unies et n'a pas dit : "Nous appelons la communauté internationale à agir". Il n'a pas dit non plus : "Nous espérons que le Conseil de sécurité prendra des mesures". Ce qu'il a dit, c'est :

"La confiance accordée aux Nations unies a été brisée".

Ce n'est pas une "critique". C'est un diagnostic. Ce n'est pas un "appel à la réforme". C'est un constat de décès.

Le discours d'Araghchi contenait trois phrases clés que les médias occidentaux ont ignorées :

1. "Certains pays pensent pouvoir faire tout ce qui leur plaît".

"Les États-Unis opposent leur veto à toutes les résolutions contre Israël au Conseil de sécurité. Les États-Unis prennent pour cible 85 % des pétroliers iraniens. Les États-Unis empêchent le responsable du programme nucléaire iranien d'assister aux réunions de l'AIEA. Les États-Unis violent le protocole d'accord d'Islamabad qu'ils ont eux-mêmes signé. Les États-Unis estiment que le droit international ne s'applique pas à eux".

2. "Si un individu en Iran est confronté à un problème, ils versent des larmes de crocodile et poussent des cris d'orfraie. Pourtant, face aux crimes commis contre nous, nous ne constatons aucune condamnation sérieuse".

"Si un Iranien s'attire des ennuis, les médias occidentaux en font leurs gros titres. 168 jeunes filles iraniennes tuées par des bombes américaines : silence des médias occidentaux. Ce n'est pas du 'deux poids, deux mesures'. C'est de l'humanité sélective".

3. "L'Iran utilisera l'Assemblée générale des Nations unies pour informer le monde de ses victimes de guerre, dont 168 enfants, et pour révéler pourquoi la confiance aux Nations unies s'est effondrée".

L'Assemblée générale des Nations unies n'est pas simplement une "tribune diplomatique". C'est une salle d'audience où l'on lit l'acte d'accusation. Araghchi n'est pas venu pour "lancer des appels". Il est venu témoigner.

"168 fillettes. Minab. L'école primaire Al-Shajarah Al-Tayyibah. Âgées de 6 à 12 ans. Elles allaient simplement à l'école".

L'"effondrement de la confiance" dont parle Araghchi n'est pas de la rhétorique. Le Conseil de sécurité de l'ONU est paralysé par le veto américain. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a été politisé par l'Occident. L'UNRWA fait face aux accusations d'Israël et à la suspension de son financement par les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU ne peut que "lancer un appel à la retenue" face au génocide à Gaza.

La confiance n'a pas simplement été "détruite". Elle a été délibérément démantelée - démantelée par ces nations qui "croient pouvoir faire tout ce qui leur plaît".

M. Araghchi ne s'est pas rendu à New York pour "implorer de l'aide". Il y est allé pour lire un rapport d'autopsie. Et les noms de 168 fillettes figuraient sur la première page de ce rapport.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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