⚔️ 11 articles 18/09/2026 investigaction.net  8min ⁑️ 197 #327075

 Les Houthis viennent de prendre possession de la bouée de sauvetage pétrolière de l'Arabie saoudite

Téhéran serre l'étau, Riyad vacille et Washington recule

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AFP

Téhéran sape la diplomatie avec ses 7 conditions, et le pétrole saoudien est coupé : Washington s'effondre, et un retrait tactique serait-il imminent ?

Le contexte stratégique et géopolitique général

Au 89e jour de l'effondrement du protocole d'accord (dimanche 13 septembre 2026 - 197e jour de la guerre), l'équilibre des forces au Moyen-Orient évolue vers des rapports de force imposant un fait accompli par la puissance de feu. Riyad est confrontée à son pire cauchemar avec l'arrêt complet des exportations de pétrole suite à la destruction systématique de ses réseaux de stockage et de distribution (tels que l'oléoduc Est-Ouest et la station d'Abha), parallèlement à l'effondrement structurel des défenses de la côte ouest du Yémen.

Dans le Golfe, Téhéran devance le sommet régional de Salalah par une démonstration militaire et politique complexe. Il soumet l'accord maritime provisoire à sa souveraineté absolue, impose sept conditions irréalisables à Washington et menace même de se retirer du Traité de non-prolifération (TNP) et de procéder à un essai nucléaire en dernier recours dissuasif. Pour sa part, Washington, financièrement à bout de souffle, se contente d'une réduction progressive de sa présence militaire logistique, tandis que l'administration Trump publie des communiqués de propagande totalement déconnectés de la réalité des fronts toujours actifs.

1. Le cauchemar énergétique saoudien... Arrêt des exportations et effondrement du réseau de distribution

  • Oléoduc Est-Ouest paralysé et arrêt des exportations : Riyad a été contraint à l'arrêt des exportations de pétrole après que les stations de pompage de cet oléoduc vital (transportant 7 millions de barils) ont été la cible d'une attaque massive menée par 6 drones (probablement lancés depuis l'Irak). Les images satellites ont confirmé des dégâts catastrophiques à la station 11 et à ses stations à vannes coupe-flux sur une portion de 120 km, coupant ainsi la seule voie restante dont disposait l'Arabie saoudite pour exporter son pétrole en contournant le détroit d'Ormuz, désormais fermé.
  • Anéantissement de la station stratégique d'Abha : les dégâts ne se sont pas limités à l'incendie de réservoirs ; l'usine de distribution de pétrole brut d'Aramco à Abha a été pratiquement détruite après la destruction de 6 réservoirs et la dégradation de 8 autres. L'importance cruciale de cette station réside dans son rôle de plaque tournante de distribution des dérivés (essence, diesel et kérosène JP-8) pour le sud-ouest du pays et les bases militaires. Ce revers paralyse la capacité logistique de la coalition et renforce une stratégie destinée à "décimer le secteur pétrolier" afin d'exercer une pression directe sur l'administration américaine à l'approche des élections de novembre.
  • Progression à Marib et défaillance de la Coalition : les forces d'Ansar Allah ont poursuivi leur progression vers Marib en s'emparant de la zone d'Al-Maraziq et en s'enfonçant plus profondément dans Taïz (Al-Dariba, Akama, Al-Shaqqa). Un scandale militaire retentissant a été révélé au grand jour concernant la Coalition : seules 20 % de ses forces soutenues par l'Arabie saoudite étaient réellement sur le terrain en raison d'un gonflement fictif des effectifs. La farce a atteint son paroxysme lorsque ces troupes ont abattu un drone saoudien (CH-4) et ont célébré cet événement, croyant à tort qu'il appartenait aux "Houthis".

2. Les exigences nucléaires de Téhéran et les négociations piégées de Salalah

  • "Nationalisation" de la voie d'Ormuz et 7 conditions secrètes : à la veille du sommet de Salalah, l'agence de presse Mehr a révélé que l'accord omano-iranien n'accorde pas la liberté de navigation, mais consacre au contraire la souveraineté de Téhéran. L'ensemble de la voie maritime se trouve dans les eaux iraniennes, et la présence d'autres pays n'est envisagée que comme une "absence implicite d'objection". L'Iran a subordonné l'ouverture effective du détroit au respect par Washington de sept conditions décisives (par l'intermédiaire de médiateurs), rendant ainsi cette ouverture tributaire d'un accord entre les États-Unis et l'Iran plutôt que d'un simple accord régional sur la navigation.
  • La dernière menace nucléaire en date : en réponse au renvoi de son dossier devant le Conseil de sécurité et à l'implication de l'AIEA dans la divulgation de ses secrets militaires, le Parlement iranien élabore actuellement une loi "triple" visant à se retirer du TNP et à mener "un essai nucléaire dès que possible" afin de garantir une dissuasion absolue.
  • Affrontements en cours dans le détroit : Téhéran n'a pas attendu la réunion. Il a lancé au moins quatre vagues de missiles de croisière et de drones Shahed-136 depuis Bandar Abbas et Bandar Lengeh, sur un convoi américain qui tentait d'emprunter la route sud omanaise.
  • Cohésion du commandement (Armée et Gardiens de la Révolution islamique) : lors d'une réunion stratégique, le commandant en chef de l'armée iranienne (le général de division Hatami) et le commandant des Gardiens de la Révolution islamique (le général de division Vahidi) ont souligné que la puissance militaire iranienne est plus forte que jamais. Ils ont affirmé être prêts à une riposte rapide et unifiée, tout en raillant la dépendance absolue d'Israël vis-à-vis du soutien américain.

3. Les États-Unis en difficulté... Retraits logistiques et déclarations déconnectées

  • Réduction du nombre d'avions ravitailleurs en Europe (OSINT) : signe d'une réévaluation des coûts et de la présence militaire, six avions ravitailleurs KC-135 ont quitté des bases roumaines sans être remplacés, représentant une réduction de 32 % de la flotte de soutien avancée. Ce retrait coïncide avec la déclaration de la faction de la Résistance islamique en Irak qui s'est dite prête à mener une enquête conjointe sur les frappes contre l'Arabie saoudite - tout en niant toute responsabilité afin de priver les États-Unis de tout prétexte pour bombarder son quartier général -, alors que les troupes américaines commencent à se retirer du Kurdistan irakien.
  • Le délire politique de Trump : au plus fort de la crise, alors que le prix du pétrole dépasse les 107 dollars, le président Trump a tenu des propos qualifiés de délirants. Il a revendiqué le contrôle du détroit d'Ormuz, a fait état de communications avec les Houthis qui "ne veulent pas se battre" et a affirmé avoir mis fin à la guerre à Gaza.

4. Le front libanais... Bombardements destructeurs acharnés et révolte populaire contre le pouvoir

  • Extension des incendies et de la destruction : l'armée d'occupation israélienne poursuit sa politique de terre brûlée, prenant pour cible les villes du sud par des frappes aériennes, des tirs d'artillerie et des explosions destructrices. Des raids ont frappé Kfar Tibnit, le quartier d'Al-Areesh à Haddatha, Al-Mansouri, Al-Qantara, Wadi Zebqin, Nabatieh Al-Fawqa et la colline d'Ali Al-Taher en direction d'Al-Khardali. Ces frappes ont été assorties de détonations menées par le génie de combat dans des quartiers résidentiels de Taybeh, Ainata, Mays al-Jabal et Khiam, alors que les villages situés le long de la ligne de front ont été la cible de tirs d'artillerie intenses.
  • Explosion de colère dans les rues et naissance d'un mouvement de contestation : face à l'ampleur des destructions et à la paralysie des autorités officielles, le "Comité des habitants des villages occupés et/ou détruits" a annoncé le lancement d'un mouvement populaire sans précédent. Un rassemblement de protestation massif est organisé dans la cour du Conseil suprême islamique chiite à Haret Hreik le mardi 15 septembre. Le mouvement formule des revendications directes à l'adresse du gouvernement : garantir les droits fondamentaux des personnes restées sur place et des déplacés, et assumer leurs responsabilités face à cette destruction urbaine, les habitants du Sud ayant été livrés à leur sort sans aucun plan d'aide ni d'indemnisation.
  • L'impasse des négociations : la déclaration explicite de l'ancien chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a souligné que les communications et les négociations sont dans une impasse totale et irréversible. Il a appelé à la mise en place d'un plan d'urgence interne pour soutenir la résilience de la population du Sud et à "mettre fin aux illusions", alors que le ressentiment ne cesse de croître face à la soumission des autorités aux conditions imposées par l'étranger et à leurs tentatives de désarmer la résistance au lieu de protéger le territoire et sa population.

Scénarios stratégiques et évolution probable

Le 13 septembre 2026 marque une consolidation stratégique de la supériorité de l'Axe de la Résistance. Les forces de la Coalition au Yémen sont incapables de garantir l'approvisionnement en pétrole saoudien, et Washington ne parvient pas à protéger les pétroliers dans le Golfe, tandis que l'Iran joue ses cartes les plus redoutables : il menace de procéder à un essai nucléaire et d'imposer sa souveraineté absolue sur le détroit d'Ormuz.

Washington tente de maintenir le Moyen-Orient sous sédatif jusqu'aux élections de mi-mandat, mais l'effondrement des exportations de pétrole saoudien et les attaques contre les convois à Ormuz vont entraîner une flambée sans précédent des prix du carburant et du diesel sur les marchés. Le sommet de Salalah de demain débouchera soit sur une capitulation du Golfe face aux conditions de Téhéran, marginalisant définitivement le rôle américain, soit sur une escalade militaire désespérée (et suicidaire) du Golfe pour sauver la face. Sur le plan intérieur au Liban, le ressentiment des habitants des villages détruits contre l'inaction du gouvernement va ouvrir une brèche politique et sociale décisive, parallèlement aux affrontements qui font rage, et confronter les dirigeants du pays à leur propre peuple.

Source originale:  IntelSky
Traduit par  Spirit's Freespeech

 investigaction.net

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