🗺️ 24/09/2026 french.presstv.ir  3min 2 #327699

 81e session de l'Assemblée générale de l'Onu : Le multilatéralisme à l'épreuve d'un monde dominé par les rapports de puissance

Pezeshkian affirme que sa visite à l'Onu vise à défendre les droits de l'Iran et à engager un dialogue

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Le président iranien Massoud Pezeshkian affirme que la participation de l'Iran à l'Assemblée générale des Nations unies cette année offre une occasion de dialoguer avec d'autres pays et de défendre les droits et les intérêts du peuple iranien.

S'adressant à la presse en marge de la réunion mercredi 23 septembre, le président iranien a indiqué que la délégation iranienne était venue dialoguer avec différents pays et défendre les droits d'un peuple iranien "opprimé mais puissant".

Il a précisé que le discours qu'il avait préparé pour l'Assemblée générale avait dû être révisé à la suite des propos tenus par le président américain Donald Trump.

La veille, Donald Trump a profité de son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU pour réitérer sa rhétorique agressive à l'égard de l'Iran, affirmant être sur le point de prendre une "décision capitale" entre la conclusion d'un accord et une "annihilation rapide" du pays. Il a également renouvelé ses accusations contre la République islamique d'Iran, qu'il accuse de chercher à se doter de l'arme nucléaire.

Selon M. Pezeshkian, ces modifications visaient à permettre à l'Iran d'aborder plus explicitement la réalité des actions américaines contre le peuple iranien et d'autres pays.

M. Pezeshkian a affirmé que certaines actions américaines étaient incompatibles avec le droit international et les principes humanitaires, accusant Washington d'avoir privilégié, ces dernières années, le recours à la force dans plusieurs régions du monde. Il a notamment cité le Venezuela, Cuba et le Groenland.

Le président iranien a souligné que le recours à la force par les États-Unis faisait partie de l'histoire de la politique américaine, tout en soulignant qu'une telle approche était désormais exprimée de manière plus ouverte qu'auparavant, notamment à travers des propos évoquant la "destruction d'un pays".

Il a affirmé que l'Iran, fort de profondes racines historiques et civilisationnelles, ne pouvait être détruit.

M. Pezeshkian a également salué le soutien indéfectible du peuple iranien, malgré les pressions subies.

S'exprimant sur la situation actuelle de la région, M. Pezeshkian a dénoncé les agissements du régime israélien, notamment à Gaza et au Liban, qu'il a jugés contraires aux normes et aux règles du droit international. Il a évoqué de nombreux rapports faisant état de victimes civiles et de souffrances à Gaza et au Liban.

"Voir les images et les reportages faisant état des souffrances et de la mort de civils est douloureux pour tout être humain libre, alors même que nous entendons des Israéliens se réclamer de l'humanité et des droits de l'homme", a-t-il déclaré.

M. Pezeshkian a également évoqué les réactions de certains Iraniens vivant à l'étranger face aux développements dans la région.

"Malheureusement, certains Iraniens vivant à l'étranger se sont alignés sur certains courants dans cette affaire, tandis que des personnes étrangères, qui ne sont pas iraniennes, ont exprimé leur sympathie envers les victimes et ceux qui ont perdu la vie."

M. Pezeshkian a indiqué que la délégation iranienne avait également tenu plusieurs réunions diplomatiques en marge de la réunion des Nations unies.

Des réunions ont eu lieu avec des représentants et des autorités de différents pays, au cours desquelles des "points d'entente et des domaines de coopération" ont été évoqués, a-t-il indiqué.

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