Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a réaffirmé que l'Iran ne reviendrait pas à son approche diplomatique à l'égard des États-Unis telle qu'elle prévalait avant la guerre, appelant Washington à "agir" et à satisfaire aux conditions posées par l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz.
Le général de division Mohsen Rezaï a fait ces déclarations mercredi dans une publication sur X, affirmant : "La nouvelle diplomatie de l'Iran ne reviendra pas au passé", alors que la République islamique d'Iran a atteint un nouveau sommet stratégique.
"Nous obligerons les États-Unis à respecter les droits du peuple iranien et à se conformer aux conditions qui lui ont été communiquées ; sinon le détroit d'Ormuz ne sera pas ouvert", a-t-il insisté. "Assez de négociations. Agissez."
Le général Rezaï a tenu ces propos au lendemain de nouvelles menaces proférées par le président américain Donald Trump à l'encontre de l'Iran, dans un discours prononcé devant l'Assemblée générale des Nations unies. Trump a prétendu que Washington pourrait "anéantir" la République islamique d'Iran si Téhéran n'acceptait pas un accord.
Les responsables iraniens et les forces armées ont dénoncé les menaces de Trump et déclaré que, pour que les négociations progressent, Washington devait prendre des mesures concrètes.
Dans une autre déclaration faite mercredi, le général Rezaï a indiqué que l'Iran était entré dans une nouvelle phase de la diplomatie, fondée sur la force, et assuré que Téhéran ne reviendrait pas à l'approche qui prévalait avant le début de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, en février.
Il a déclaré que l'Iran avait officiellement posé sept conditions pour résoudre la situation créée par la guerre, précisant qu'elles avaient été transmises à Washington par l'intermédiaire de médiateurs régionaux, notamment le Pakistan et le Qatar.
Le général Rezaï a également déclaré que l'Iran ne rouvrirait pas le détroit d'Ormuz tant que ses conditions ne seraient pas satisfaites et que les États-Unis devaient d'abord gagner la confiance du peuple iranien.
Mardi à New York, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi a rencontré l'émissaire américain pour la région, Steve Witkoff, en marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies.
Selon certaines dépêches, Abbas Araghchi a accepté de rencontrer Steve Witkoff afin de lui transmettre les conditions de Téhéran concernant la réouverture du détroit d'Ormuz. Les "positions fermes" de l'Iran ont été communiquées au représentant américain au cours de cette rencontre.
Les conditions posées par la République islamique d'Iran comprennent la levée immédiate du blocus naval illégal imposé par les États-Unis aux ports et navires iraniens, le déblocage immédiat de tous les avoirs iraniens gelés et "la fin de la guerre sur tous les fronts".
