Par Consortium News, le 24 septembre 2026
Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré à Donald Trump que l'Iran ne cessera jamais de résister au terrorisme américain.
Un jour après les menaces de Donald Trump d'"anéantir" l'Iran, le président de la République islamique a déclaré à Trump depuis la même tribune de l'Assemblée générale des Nations unies qu'il
"[devait] savoir que la résistance du peuple iranien ne fera que s'intensifier face aux sanctions, aux pressions accrues et aux provocations croissantes. Nous ne baisserons jamais la tête et ne plierons jamais".
Incapable de supporter la description des crimes commis par les États-Unis, le représentant américain a quitté la salle en trombe en signe de protestation.
Voici des extraits du discours prononcé mardi à l'ONU par le président iranien Masoud Pezeshkian :
"Le président des États-Unis nous a qualifiés de terroristes. Nous avons été les victimes du terrorisme.
"Je viens d'un Iran où notre estimé Guide suprême a été assassiné sans aucun cadrage juridique ni motif valable.
"Je viens d'un Iran où, pour dire la vérité, ils ont bombardé une école.
"Vous voyez ces enfants ?
"Ces enfants ont péri sous les bombes, avec des armes utilisées par les États-Unis et Israël.
"Ils étaient innocents, n'avaient commis aucun crime.
"À Lamerd, petite bourgade d'une province iranienne, il y avait une salle de sport où des enfants jouaient joyeusement.
"Les États-Unis, en utilisant des armes à ogives multiples, ont pris pour cible ce gymnase.
"Ils ont fait de nos scientifiques, de nos hommes, de nos femmes et de nos enfants des martyrs, ils les ont assassinés. Des enfants innocents qui, en vérité, n'avaient commis aucun crime, aucun péché.
"Les terroristes ainsi que ceux qui les forment et les protègent nous décrivent comme tels.
"Nous n'avons fait que nous défendre.
"Nous ne sommes pas des terroristes.
"Notre peuple innocent a été la cible d'attaques lâches et d'agressions infligées à notre pays et nous nous sommes défendus de toutes nos forces.
"Les États-Unis et Israël nous ont attaqués, équipés des technologies et des systèmes d'armement les plus modernes, et notre peuple a tenu bon.
"Oui, ils nous ont frappés, mais nous n'avons pas fléchi.
"Nous n'avons pas courbé l'échine.
"Nous avons riposté, mais nous n'avons pas frappé les populations civiles.
"Ils ont envahi les territoires environnants et frappé nos universités, nos centres de soins, nos écoles, nos hôpitaux, nos infrastructures - le tout en violation du droit international.
"Ceux qu'ils souhaitent discréditer sont qualifiés de terroristes.
"Depuis deux cents ans - ces deux derniers siècles -, l'Iran n'a jamais agressé aucune nation ni aucun territoire, mais nous nous sommes toujours défendus avec détermination.
"Et voilà qu'on nous accuse aujourd'hui d'être une source d'instabilité dans la région ?
"Et on nous qualifie de terroristes ?"

"Voilà pourquoi la voie que nous avons choisie exige que nous disposions de la puissance nécessaire pour nous défendre.
"Nous ne voulons pas de cette puissance pour attaquer ou commettre des agressions.
"Nous en avons besoin pour progresser, pas pour menacer les sociétés à grand renfort d'armes...
"La résistance ne peut être anéantie par les bombes et les blocus.
"C'est dans la nature humaine.
"Si un être humain est chassé de sa terre, il va résister.
"Si ses habitations sont soumises aux bombardements, aux agressions et aux attaques, il va résister.
"Quel autre choix a-t-il ?
"Céder à l'intimidation ?
"Être chassé de son pays, de ses terres, et rester silencieux face aux menaces et aux dangers ?
"Et lorsqu'il se défend, on le qualifie de terroriste ?
"Ce langage montre sans ambiguïté, malheureusement, le genre de monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
"Nos problèmes régionaux doivent être résolus régionalement, par les pays de la région, sans que ceux-ci ne soient manipulés par des agresseurs extérieurs....
"Et maintenant, quelques mots à l'intention de ceux qui, en tant que responsables de la planification et de la mise en œuvre d'agressions contre notre pays et notre peuple, ont fait l'expérience directe des conséquences de leur agression meurtrière.
"Ils ont testé la force et la détermination de l'Iran, et ont appris que l'Iran ne peut être contraint à la capitulation.
"L'Iran n'a jamais, au grand jamais, été agresseur, n'a jamais déclenché de guerre et a toujours démontré son attachement aux négociations.
"Ils nous ont imposé la guerre, mais nous avons prouvé - et largement démontré - que nous n'avons pas peur de nous battre, de la guerre, d'une guerre de nature défensive.
"Et nous défendrons notre Iran bien-aimé, notre patrie, jusqu'à notre dernier souffle..."
Le président iranien s'adressant à l'Assemblée générale des Nations unies, tenant une photo d'un enfant iranien tué par les États-Unis, le 23 septembre 2026. (ONU TV via C-Span)

"Le régime israélien détient des armes nucléaires, mais les inspecteurs sont invités à se rendre en Iran.
"Israël a sauvagement assassiné plus de 70 000 innocents à Gaza, mais l'Iran, alors assis à la table des négociations, a été bombardé.
"Israël possède les bombes, dispose d'armes de destruction massive, n'est pas signataire du Traité de non-prolifération et, tout au long de son existence honteuse, n'a jamais autorisé la moindre inspection.
"Pourtant, il est récompensé de tous les moyens nécessaires pour pouvoir bombarder à sa guise n'importe quelle capitale de la région.
"Je le répète : l'arme nucléaire se trouve en Israël, mais les inspecteurs viennent en Iran.
"Israël tue, mais c'est l'Iran qui fait l'objet de sanctions.
"C'est une véritable tragédie, qui ferait rire quiconque en entendrait parler, à tout le moins.
"Ils tuent, nous sommes sanctionnés, nous sommes punis.
"Et ce sont les malades, les innocents, les pauvres, les plus démunis de notre société qui sont la cible de ces sanctions.
"C'est ce que les États-Unis cherchent à imposer à tous les pays qui lui résistent : sacrifier la population pour atteindre leurs objectifs illégitimes.
"Si nous aspirons à une paix et à une stabilité véritables, nous devons appliquer une seule et même norme à tous.
"L'Iran ne cherche pas à bénéficier d'un traitement de faveur.
"Nous aspirons à l'égalité des droits.
"Nous assumons la responsabilité qui en découle et l'acceptons.
"Mais l'Iran, au cours de sa glorieuse histoire, a tiré les enseignements suivants : un monde sans puissance est dangereux, mais un monde qui ne comprend que le langage de la guerre et de l'intimidation ne peut être gage de sécurité.
"Lorsqu'on cherche à mettre en œuvre des programmes... qui ne servent que les intérêts d'une poignée de privilégiés, on crée un monde chaotique....
"Nous ne devons pas laisser le XXIe siècle retourner vers une ère où ne règnent que la puissance, les forces d'intimidation et les hégémons. Notre monde ne doit pas être celui où la puissance militaire se substitue à la légitimité, où le terrorisme remplace la politique et les négociations, et où la guerre supplante le dialogue et la diplomatie.
"L'Iran tend la main au monde. Nous invitons le monde. Nous appelons le monde, non par faiblesse, mais par conviction profonde en notre propre force et en notre détermination, à coopérer et à collaborer.
"Car nous sommes profondément convaincus que personne dans cette région ne peut assurer seul sa sécurité. Soit nous la construisons ensemble, soit nous devrons vivre ensemble dans l'insécurité...
"Si l'on reprend les propos tenus hier par le président des États-Unis, il apparaît clairement aux experts du droit international, du dialogue, de la diplomatie et des normes humaines fondamentales que tout ce qu'il affirme à propos de notre pays va à l'encontre de l'essence même, de la Charte et de l'esprit des Nations unies.
"Il devrait pourtant savoir que la résistance du peuple iranien ne fera que s'intensifier face aux sanctions, à la pression croissante et aux intimidations.
"Nous ne baisserons jamais la tête ni ne tomberons à genoux.
"M. Trump et ceux qui cherchent à nous intimider doivent bien comprendre que l'Iran est prêt au dialogue, à la diplomatie et aux négociations, et qu'il refuse tout langage de violence".
Traduit par Spirit of Free Speech
La délégation iranienne écoutant son président à l'Assemblée générale des Nations unies. 23 septembre 2026. (ONU TV via C-SPAN)

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