Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales a déclaré que la reconnaissance par le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, de l'utilisation de bases européennes pour lancer plus de 5 000 sorties aériennes américaines en soutien à l'agression contre l'Iran démontrait que l'Europe faisait partie intégrante de l'infrastructure de cette agression.
Dans un message publié jeudi 24 septembre sur X, Kazem Gharibabadi, a réagi aux propos de Rutte, soulignant que cette affirmation démontrait le rôle joué par l'Europe dans le soutien à la campagne illégale menée par les États-Unis contre l'Iran.
Il a également mis en garde "les gouvernements qui ont mis leur territoire à la disposition des États-Unis", affirmant qu'ils "ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités". "Cette participation ne restera pas impunie", a-t-il averti.
Mardi, Mark Rutte a déclaré qu'entre 4 000 et 5 000 sorties d'avions américains avaient été effectuées depuis des bases européennes pendant l'opération "Fureur Épique" contre la République islamique d'Iran, le 28 février. Il a qualifié l'Europe de "plateforme de projection de puissance pour les États-Unis", estimant que sans ce soutien, Washington n'aurait pas pu mener sa guerre d'agression contre le territoire iranien.
L'Italie, la Roumanie, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont notamment été cités en lien avec l'utilisation de bases militaires, de l'espace aérien, d'avions ravitailleurs et de moyens logistiques.
D'emblée, l'Iran a qualifié l'attaque américano-israélienne d'acte d'agression non provoqué, contraire à la Charte des Nations unies et au droit international.
Téhéran a également affirmé qu'en vertu de la résolution 3314 de l'Assemblée générale des Nations unies, le fait de mettre à la disposition d'un État agresseur un territoire, des bases ou des infrastructures constitue, en soi, une participation à l'acte d'agression.
En marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a lui aussi mis en garde les responsables européens contre les conséquences "graves et durables" de toute facilitation ou soutien aux crimes de guerre américains et israéliens tant à Gaza que contre l'Iran. Il a souligné que céder face à un tyran ne satisfait jamais ce dernier.
