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Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf
Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Ghalibaf, a affirmé dimanche 4 octobre que le détroit ne rouvrirait pas tant que les sept conditions fondées sur le protocole d'accord d'Islamabad n'auraient pas été remplies. Téhéran réclame notamment la levée du blocus maritime, des sanctions pétrolières et le dégel de ses avoirs.
L'Iran durcit le ton sur le détroit d'Ormuz. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé le 4 octobre que cette voie maritime stratégique ne serait pas rouverte tant que les sept conditions posées par le pouvoir iranien aux États-Unis ne seraient pas remplies. Ces exigences s'appuient sur le mémorandum négocié en juin à Islamabad et servent désormais de base aux discussions indirectes entre Washington et l'Iran.
Officiellement, l'Iran n'a pas publié la liste complète. Selon Geo News, qui cite un haut responsable iranien, Téhéran réclame notamment la levée du blocus maritime américain, le dégel de ses avoirs, la fin des sanctions sur ses exportations pétrolières, l'arrêt des opérations militaires américaines, le retrait de forces américaines autour de ses frontières ainsi que des compensations pour les dommages subis. L'Iran exige également la fin des attaques contre le pays et ses alliés régionaux.
Qui cédera le premier ?
Le message de Ghalibaf survient alors que des contacts indirects se poursuivent par l'intermédiaire du Qatar. Fin septembre, Washington a transmis une réponse à une proposition iranienne prévoyant une réouverture du détroit sous sept jours en cas d'accord. Le principal désaccord porterait désormais moins sur le principe des mesures envisagées que sur l'ordre dans lequel elles doivent être appliquées.
L'enjeu dépasse largement le face-à-face irano-américain. Ormuz reste l'un des principaux passages énergétiques mondiaux. Même si les flux pétroliers ont partiellement repris, les perturbations continuent d'alimenter la hausse des coûts de transport, d'assurance et de raffinage.
En maintenant la fermeture comme levier de négociation, l'Iran cherche donc à transformer son contrôle du détroit en instrument diplomatique. Mais plus le blocage dure, plus le risque augmente de voir la crise énergétique se doubler d'une nouvelle escalade militaire.
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