
Source: Gettyimages.ru
Manifestation à Paris, le 5 novembre 2026.
Après les heurts et les interpellations du 5 novembre, de nouveaux cortèges sont annoncés ce 7 novembre en France. À Paris, les Gilets jaunes comptent se rassembler place de la Concorde malgré l'interdiction de la préfecture. Les autorités préparent un dispositif de sécurité massif, avec blindés et canons à eau.
Selon BFMTV, la police table sur 40 000 à 60 000 manifestants dans les rues de Paris ce 7 novembre. Elle redoute également la présence de 150 à 400 militants radicaux parmi les participants. Ces chiffres restent des projections établies avant les rassemblements.
Lors de la mobilisation du 5 novembre, le ministère de l'Intérieur a dénombré 575 000 manifestants dans toute la France. Selon la CGT, ils étaient près de 1,6 million. Les autorités ont recensé 642 interpellations. Pour ce 7 novembre, l'encadrement syndical sera moins important que l'avant-veille, ce qui inquiète le ministère.
À Paris, la Concorde au cœur du bras de fer
À Paris, les syndicats et les organisations de jeunesse disposent d'un parcours autorisé entre République et Nation, avec un départ à 14h. Les Gilets jaunes, en revanche, appellent à se réunir place de la Concorde. La préfecture de police a interdit ce rassemblement, sans interdire le défilé syndical.
"Nous allons désobéir et nous allons désobéir dans un lieu très symbolique qui est le lieu de la Concorde", a déclaré Benjamin Ball, membre de leur coordination, cité par RTL. Les autorités redoutent des rassemblements hors des itinéraires autorisés.
La RATP ferme dès 5h30 plusieurs stations, dont Concorde, Tuileries et Charles-de-Gaulle-Étoile, puis d'autres sur le parcours du défilé à partir de 10h. La mairie active à midi une cellule de crise et fait retirer poubelles, barrières et objets susceptibles d'alimenter des dégradations.
Les centres-villes sous restrictions
À Bordeaux, une manifestation doit partir à 14h. Les autorités ont interdit les rassemblements revendicatifs dans un périmètre du centre, sauf sur le trajet déclaré. Elles renforcent aussi le couvre-feu nocturne des mineurs non accompagnés.
À Toulouse, aucun cortège syndical n'est annoncé. Un appel anonyme sur les réseaux sociaux vise toutefois le centre-ville, où les manifestations sont interdites jusqu'au 8 novembre à 3h. À Toulon, un parcours évitant le centre a été autorisé, tandis que les rassemblements revendicatifs y sont interdits pour la journée.
Le gouvernement et les syndicats doivent se retrouver le 9 novembre à Matignon pour discuter des salaires et du pouvoir d'achat. Avant ce rendez-vous, les autorités anticipent d'éventuels blocages et débordements, sans pouvoir en préjuger l'ampleur.