
par In Defense of Communism
Les communistes grecs se mobilisent contre l'attaque impérialiste américaine contre le Venezuela - Intervention du KKE au Parlement européen.
Des milliers de manifestants ont envahi les rues d'Athènes samedi après-midi, en réponse immédiate et militante au nouveau crime impérialiste perpétré par les États-Unis contre le Venezuela.
Quelques heures après l'intervention militaire, une marche de masse organisée par le Parti communiste de Grèce (KKE) et son aile jeunesse, le KNE, a convergé vers l'ambassade des États-Unis, envoyant un message clair de solidarité internationaliste avec le peuple vénézuélien.
Tout au long de la marche, les manifestants scandaient des slogans dénonçant l'impérialisme américain et son rôle sanglant à travers le monde : «Américains, assassins de peuples !» et «Les impérialistes redessinent les frontières du monde, les traçant dans le sang des peuples !».
Des haut-parleurs installés le long du parcours diffusaient en continu la déclaration officielle du KKE condamnant l'attaque américaine, renforçant ainsi le caractère politique de la mobilisation. Arrivés devant l'ambassade des États-Unis, les membres du KNE ont déployé de grandes banderoles et allumé des fumigènes portant des messages de solidarité avec le peuple vénézuélien, rédigés en anglais - un signal clair que cette protestation visait non seulement les autorités grecques, mais le centre impérialiste lui-même.
La manifestation a souligné que le peuple travailleur grec refuse de rester complice silencieux des crimes commis en son nom et que la résistance internationaliste à la guerre impérialiste est à la fois immédiate et organisée.
Des eurodéputés du KKE interviennent au Parlement européen : condamnation de l'intervention impérialiste américaine
Le groupe parlementaire européen du KKE a dénoncé l'intervention impérialiste inacceptable des États-Unis au Venezuela par le biais d'une question parlementaire formelle adressée à la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas. Cette question a été posée par les eurodéputés du KKE, Kostas Papadakis et Lefteris Nikolaou-Alavanos.
Dans leur intervention, les eurodéputés du KKE soulignent que les États-Unis ont mené une véritable offensive impérialiste contre le peuple vénézuélien et la souveraineté du pays. Les opérations militaires américaines ont ciblé la capitale, Caracas, d'autres grandes villes et des bases militaires sur le territoire vénézuélien.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé de manière provocatrice l'arrestation du président légitime du Venezuela, Nicolás Maduro, ainsi que de son épouse, et est allé jusqu'à proclamer l'imposition d'une administration américaine au Venezuela - une annonce qualifiée d'impensable et de criminelle par le KKE.
Selon le KKE, cette attaque, qui a plongé le peuple vénézuélien dans le sang, n'est pas un acte isolé, mais s'inscrit dans une série de rivalités impérialistes féroces, qui se manifestent aujourd'hui par des dizaines de fronts de guerre ouverts à travers le monde. Loin d'être un événement soudain, cette intervention fait suite à plusieurs semaines de redéploiements militaires américains en Amérique latine, visant à contrer l'influence croissante de la Chine et de la Russie dans la région.
Le Venezuela, souligne le KKE, possède d'immenses richesses énergétiques, détenant les plus importantes réserves de pétrole et de gaz naturel d'Amérique latine, ainsi que de riches ressources minières. C'est précisément pour cette raison qu'il est devenu un enjeu majeur de cette brutale compétition impérialiste. Les allégations infondées du gouvernement américain concernant une prétendue «guerre contre le trafic de drogue» sont cyniquement exploitées pour légitimer l'agression militaire.
Dans ce contexte de rivalité, l'Union européenne cherche également à tirer profit des monopoles européens. Le 15 décembre, l'UE avait renouvelé ses sanctions contre le Venezuela pour une année supplémentaire, invoquant les prétextes habituels de «sape de la démocratie et de l'État de droit» - les outils habituels utilisés par l'UE pour s'ingérer dans les affaires intérieures des États souverains.
En ces heures critiques, le peuple vénézuélien paie un lourd tribut alors que son pays est victime d'une invasion impérialiste. Le KKE affirme son droit absolu à défendre son intégrité territoriale par la lutte populaire et à décider de son propre avenir sans ingérence étrangère.
Forts de ces positions, les eurodéputés du KKE interpellent directement la Commission européenne :
«Quelle est votre position face à l'inacceptable intervention impérialiste américaine qui viole l'intégrité territoriale d'un État indépendant, le Venezuela, et face à l'exigence de la cessation immédiate de cette agression ?
Comment réagissez-vous au fait que les déclarations de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, appelant à une «transition démocratique», et de la haute représentante Kaja Kallas, affirmant que le gouvernement Maduro «manque de légitimité», ne font qu'attiser les braises de l'intervention américaine, sapant ainsi le droit du peuple vénézuélien à déterminer l'évolution de la situation dans son propre pays, libre de toute ingérence étrangère, et à choisir sa propre voie ?»
source : In Defense of Communism via La Gazette du Citoyen