
Par Gordon Dimmack, le 4 janvier 2026
Vous avez beaucoup de pétrole... Ce serait dommage qu'il vous arrive quelque chose, à vous ou à votre beau pays.
J'ai du mal à croire que quelqu'un sur cette planète puisse encore prétendre en toute honnêteté que Donald Trump est un "président pacifique".
Et pourtant, c'est le cas.
À l'heure actuelle, des gens défendent ouvertement l'attaque militaire américaine à grande échelle contre le Venezuela et l'enlèvement de son président et de sa femme, insistant sur la légitimité d'une telle opération. Ils invoquent l'application de la loi, le trafic de stupéfiants, la traite des êtres humains, la paix et la stabilité. Les contes de fées habituels servis chaque fois que les bombes américaines s'abattent sur le territoire d'un pays tiers.
N'oubliez pas cela, n'oubliez surtout pas :
Donald Trump n'est pas un type bien. Il n'a pas agi pour les bonnes raisons. Il l'a fait pour le pétrole.
C'est tout. Le pétrole.
Le Venezuela détient environ 20 % des réserves de pétrole connues de la planète. C'est l'élément le plus déterminant de toute cette histoire. Et le gouvernement vénézuélien a refusé de céder ces réserves aux entreprises américaines.
Ce refus menace la domination du dollar américain, le pétrodollar et la position des États-Unis en tant qu'émetteur de la monnaie de réserve mondiale. Tel est le crime. Tout le reste n'est que bavardage.
Prétendre que cette invasion a un autre motif que le pétrole revient à insulter notre intelligence.
On nous a tenu le même discours lors de l'invasion de l'Irak : il ne s'agissait pas de pétrole, mais d'armes de destruction massive qui n'ont jamais existé.
Le même mensonge selon lequel l'OTAN aurait rasé la Libye pour protéger les droits de l'homme, et non parce que Kadhafi prônait un dinar adossé à l'or et contestait l'hégémonie du dollar aux Nations unies l'année précédente.
La même logique selon laquelle le coup d'État de 1953 en Iran, qui a renversé Mohammad Mossadegh, n'avait rien à voir avec le pétrole ou BP. Non, Mossadegh était simplement un radical dangereux, exactement comme l'a affirmé la CIA.
C'est pathétique que les gens continuent de gober tout ça.
Ce qui est encore plus pathétique, c'est que des influenceurs et des commentateurs - oui, y compris Russell Brand - colportent des fantasmes sur Trump menant une "guerre de l'État profond" contre la City de Londres. Comme s'il s'agissait d'un coup populiste aux échecs, et non de la plus brutale et basique des appropriations impériales de ressources imaginable.
C'est pathétique.
Il ne s'agit pas de drogue. Ni de narcotrafic. Ni de démocratie. Ni de paix.
On parle de pétrole et de pétrodollar - et quiconque vous dit le contraire est soit un menteur bien payé, soit un ignorant de l'histoire.
Les États-Unis ne sont pas un acteur international respectueux des règles. C'est un État mafieux voyou, sans foi ni loi.
Si vous possédez des ressources convoitées par l'empire, celui-ci finira par débarquer chez vous et vous dire :
Vous avez un bien beau pays. Ce serait dommage qu'il lui arrive quelque chose. Vous avez peut-être besoin de notre protection.
Et si vous refusez, les sanctions vont pleuvoir.
Sanctions. Asphyxie économique. Déstabilisation via les pays voisins. Diabolisation dans les médias. Coups d'État.
Ou, si nécessaire, l'état mafieux enlèvera purement et simplement votre dirigeant élu sur la base d'allégations si minces qu'elles s'effondrent à l'instant où on les confrontera au casier judiciaire des États-Unis.
Une décapitation symbolique, déguisée en droit international.
J'espère que les Vénézuéliens l'ont compris. J'espère qu'ils savent que rien de ce qui a été infligé à leur pays ces derniers jours n'a été entrepris dans leur intérêt. Cela n'a rien à voir avec la drogue, le trafic ou l'éthique.
Mais tout à voir avec leurs ressources, leur pétrole, et avec un empire qui estime être en droit de les leur voler.
J'espère pour eux qu'ils sauront résister à cette invasion mafieuse yankee avec la même détermination que celle dont ont fait preuve les Vietnamiens lorsque l'empire s'est abattu sur eux.
L'histoire est très claire sur un point :
Les empires ne cèdent pas parce qu'on leur oppose des arguments rationnels. Ils ne cèdent que lorsqu'on leur tient tête.
Traduit par Spirit of Free Speech