
© Jesus Vargas Source: Gettyimages.ru
Des partisans de Nicolás Maduro brûlent un drapeau américain, le 3 janvier, lors d'un rassemblement aux abords du palais de Miraflores, à Caracas. [Photo d'illustration]
Au lendemain de l'intervention militaire des États-Unis à Caracas, cinq pays sud-américains, ainsi que l'Espagne, ont rejeté dans un communiqué commun «toute tentative de contrôle» du Venezuela et appelé «à l'unité» en Amérique latine face à «toute action qui met en péril la stabilité régionale».
Dans un communiqué commun daté du 4 janvier, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique, l'Uruguay ainsi que l'Espagne ont exprimé leur « rejet des actions militaires menées unilatéralement sur le territoire vénézuélien, qui contreviennent aux principes fondamentaux du droit international », ainsi que de « toute tentative de contrôle gouvernemental, d'administration ou d'appropriation étrangère de ressources naturelles ou stratégiques ».
« Nous réaffirmons que la situation au Venezuela doit être résolue exclusivement par des moyens pacifiques, par le dialogue, la négociation et le respect de la volonté du peuple vénézuélien sous toutes ses formes, sans ingérence extérieure et conformément au droit international », ont-ils soutenu au lendemain des bombardements de l'armée américaine sur le Venezuela et de l'enlèvement de son président Nicolás Maduro et de la Première dame Cilia Flores.
Réaffirmant « leur attachement aux principes consacrés par la Charte des Nations unies », les six pays signataires ont exprimé leur inquiétude pour la stabilité régionale. « Ces actions constituent un précédent extrêmement dangereux pour la paix et la sécurité régionales et mettent en danger la population civile », ont-ils soutenu.
Madrid appelle « au respect du droit international »
« Nous réaffirmons le caractère de l'Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix [...] et nous appelons à l'unité régionale, par-delà les divergences politiques, face à toute action qui met en péril la stabilité régionale », peut-on également lire dans ce communiqué, notamment relayé sur les réseaux sociaux par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.
España no reconoció al régimen de Maduro. Pero tampoco reconocerá una intervención que viola el derecho internacional y empuja a la región a un horizonte de incertidumbre y belicismo.Pedimos a todos los actores que piensen en la población civil, que respeten la Carta de...
- Pedro Sánchez (@sanchezcastejon) January 3, 2026
Ce dernier avait, dès le 3 janvier, dénoncé l'opération militaire américaine. « L'Espagne n'a pas reconnu le régime de Maduro. Mais elle ne reconnaîtra pas non plus une intervention qui viole le droit international et pousse la région vers un horizon d'incertitude et de belligérance », avait déclaré sur X Pedro Sánchez.
« La récente violation du droit international au Venezuela - un acte que nous condamnons avec force, tout comme les souffrances des peuples d'Ukraine et de Palestine - nous rappelle combien il est important que l'Espagne dispose d'un gouvernement qui défende, toujours et partout, le droit international et le règlement pacifique des conflits », a par ailleurs assuré le Premier ministre espagnol dans une lettre adressée au Parti socialiste ouvrier. De son côté, la diplomatie espagnole appelle au « règlement pacifique des conflits et au respect du droit international ».