14/06/2020 telex.ovh  18 min #175390

Vous avez dit « racisme systémique » ?

Des fois il y a des pubs à la télé disant d'une voix douce et amusée : "Tout le monde a besoin d'un petit coup de pouce pour faire des choix". Si on n'écoute pas ce qui est dit, on passe à côté de l'essentiel du message. Franchement on se demande comment peut venir l'idée de tenir des propos aussi hallucinants et effarants. La liberté est un moment délicat pendant lequel tout peut facilement basculer, et où consiste à aller chercher au fond de soi les motifs d'une décision prise en toute conscience, ce qui se nomme l'exercice de la liberté. Dans le cas des achats de biens de consommation inutiles, si vous voulez un coup de pouce, n'achetez rien. Mais bon en général, sachez que personne, dans l'univers, n'a le droit de supporter que quelqu'un ne décide à votre place.

Bon, c'était un exemple.

La racisme systémique est un terme qui mérite vraiment qu'on s'y arrête. Il est prononcé rapidement, comme un superlatif à celui racisme normal, afin de l'inclure dans ce qui l'explique. C'est une démarche holistique, qui consiste à subjuguer le réel en conscience de l'échelle macroscopique dans laquelle elle se manifeste.

Dans le cas qui nous a conduit à ce terme, on a un gars, un flic chauvin du nom de Chauvin, quasiment sous hypnose, le regard vide, les mains dans les poches, en train d'assassiner un gars tout en lui disant "lève-toi et va dans la voiture !" et le gars qui répond : "Je ne peux pas... Je ne peux pas respirer".

En fait il voulait dire "je ne peux pas, tu m'écrases la gueule, comment tu veux que je bouge, alors que tu m'immobilises ? T'es stupide ou quoi ???". Et je gars, chauvin, recommence, le genoux à terre, l'air vide, mains dans les poches : "Lèves-toi !".

Cette image, pour s'y attarder une seconde, est hallucinante. La violence contenue dans le fait de donner un ordre objectivement impossible est caricatural d'une dictature, surtout que c'est lui-même qui le rend impossible.

Le genou à terre, est un symbole antiraciste, utilisé pour un meurtre raciste. Heureusement que la foule en colère a su reprendre possession du symbole du genou à terre, au point de faire interdire qu'Israël enseigne aux flics les méthodes développées en Palestine (violence psychologique inclue).

Le fait d'avoir les yeux vides évoque Thémis, la déesse de la justice dont on fait des statues (qu'ensuite on renverse), qui a les yeux bandés parce qu'elle porte son jugement en toute impartialité, sans aucun parti-prit, de façon désintéressée et dépassionnée. Cette vision est celle de la posture que se donne la dictature. Elle se positionne au-dessus de toute passion, comme si elle était elle-même une loi de la nature, qui s'applique de façon purement déterministe, et contre laquelle on ne peut rien. Ceci, si on se demande à quoi ça tient ou d'où cela vient, remonte à l'histoire occidentale, et l'époque où les rois étaient "des envoyés de Dieu". L'école scolastique a terminé de laver les esprits avec une rectitude morale qui est devenue une tendance naturelle au dogmatisme.

Mais le pire quand même est de garder les mains dans les poches. On a là l'image d'une "autorité" qui agit de façon tellement procédurière que pour elle c'est banal. Il n'y à qu'à attendre que le poulet crève étranglée, et pendant ce temps-là on peut siffloter. Il commet son meurtre en toute tranquillité, un peu comme dans les films hollywoodiens où cette situation peut même devenir comique. On a vraiment là le visage d'une civilisation qui écrase les gens, de façon purement protocolaire et blasée.

*

Une des tendances assez typiques de notre époque, où de nombreux domaines d'expertise paraissent obscurs à la plupart des gens, est le besoin d'avoir l'air plus intelligent qu'on ne l'est. Et pour ce faire le réflex érudit qui consiste à généraliser un cas de figure particulier au contexte dont il procède, est souvent employé.

En faisant cela on procède à l'opération qui consiste à "prendre la partie pour le tout". C'est souvent l'occasion de commettre de lourdes erreurs car il est difficile de vérifier si tous les cas de figures possibles sont vérifiés par la règle du tout, qu'on a extraite depuis une seule partie.

Le contraire, "prendre le tout pour la partie" est utilisé pour euphémiser des inconvénients dans le cadre de l'art de la persuasion, confrontée à une question gênante. C'est utilisé dans des figures de styles telles que "la ville dort".

Mais revenons au premier, "la partie pour le tout", le fait de dire "ce fruit est pourri, car tout est pourri", est également un moyen de généraliser un exemple particulier à un cas général. Un flic tue un négro, et si on généralise cela, alors "tous les flics tuent les négros". Mais n'est-ce pas là justement ce qui est fait que un raciste [considérons cette personne imaginaire topique] décide de haïr une personne en raison d'un cadre général, tel que la teneur de sa peau en mélanine ? C'est exactement la même chose.

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Maintenant, avant d'aller où je veux en venir, faisons un petit détour à propos du terme de racisme en particulier, qui n'existe pas du tout dans la réalité, pas plus que les races ou des autres trucs du genre.

L'espèce humaine une forme de vie idéale pour transporter un cerveau qui transporte une âme.

Déjà, premièrement, dans la vie, que cela soit dans une entreprise ou quand un pompier vous sauve la vie, tout le cadre général auquel cet inconnu appartient vous est lui aussi totalement étranger. Et mieux encore, on y est complètement indifférents. Le principal n'est pas la personne mais ce qu'elle fait. On ne peut présumer de ce que va faire ou peut faire une personne en fonction de ce qu'elle est, parce simplement pour faire cela il faudrait la connaître parfaitement. C'est plutôt par ce qu'elle fait qu'on découvre qui elle est. Et encore, même là, qui est la personne ne regarde qu'elle-même et sa propre conscience morale. La loi, et le jugement, n'intervient que sur les faits, non sur les personnes. Il y a la même distance entre une personne et ce qu'elle fait, qu'entre le tout et la partie.

Deuxièmement, ce dont il est question quand on parle de racisme, est un truc dont personne ne parle jamais, au point qu'on se pose des questions sur l'intérêt d'une telle discussion. Le fait de se faire rejeter, d'aimer quelqu'un qui en retour vous méprise sans raison, le fait de se voir refuser un job alors qu'on a la compétence, ou d'être inécouté ou de paraître n'avoir aucune valeur aux yeux de quelque imbécile, franchement, cela n'a rien à voir avec la couleur de peau. Moi qui suis pâle et made in France, j'ai vécu cela toute ma vie, comme une normalité. Il m'a toujours fallu faire quatre fois plus que les autres pour obtenir quatre fois moins. Et je sais qu'il y en a, qui commettent des crimes à la chaîne, n'ont aucune morale, aucune culture, et obtiennent des postes de premier plan sans faire aucun effort, parce qu'ils ont les bonnes relations, tout en chiant sur les autres et en les traitant de sales pauvres, alors que pour eux tout a été si facile. C'est comme si la somme des crimes et des conséquences des crimes était égale, mais inégalement répartie, et dans la vie, il y en a qui ne font rien d'autre que de subir les conséquences des crimes des autres.

Donc franchement, le racisme, c'est vraiment pas le problème, mais enfin bon, admettons, pour simplifier la discussion, quand on parle de racisme, on parle de toutes les fois où il y en a qui triment pour les autres alors qu'ils n'ont rien fait ; alors que les autres, les vrais coupables, connaissent gloire et fortune et tranquillité d'esprit, au point de se croire vraiment supérieurs aux autres. J'ai envie de dire que c'est vraiment pas de bol pour eux, et qu'on devrait surtout avoir de la pitié de ceux-ci. Mais bon, continuons.

*

Ainsi est apparu le terme de "racisme systémique", comme pour signifier quelque chose de bien plus grand et plus vaste que le simple racisme, le fait que ce genre de comportement procède de tout un système. Il est assez logique de penser que le système dont il est question ici, est celui de la police, son impunité, son habituation à la violence comme les bouchers sont habitués à la vue du sang, et le fait qu'il ne leur faille pas grand chose pour perdre les pédales, le contrôle de la situation, et basculer dans le crime qu'ils sont pourtant sensés combattre.

Il y a aussi cette notion effrayante, glaçante, hallucinante, dans cette image du Chauvin en train de tuer un poulet en appliquant une méthode réglementaire, qui n'est rien d'autre que celle d'une dictature qui a un droit de vie et de mort sur qui elle veut. Dans ce monde hautement et largement dictatorial, où les droits de l'homme, la liberté et la démocratie ne sont plus que des vieux souvenirs fumants et en lambeaux, on sait tout que quiconque froisse, contrarie, ou même simplement incommode légèrement la dictature, peut allègrement se faire écrabouiller la gueule sous ses chenilles bruyantes, et que personne n'osera lever le petit doigt.

Aujourd'hui c'est à peine si on peut parler librement et dire ce qu'on pense, peut-être dans le but de voir comment ça sonne et d'évoluer, y compris en privé, puisque tout est sur écoute permanente, y compris nos téléphones, y compris quand ils sont éteints (ils collectent les données sur une batterie secondaire et les envoie quand on les rallume). Il y a des journalistes qui ont été condamnés pour "conspiration contre l'état" pour avoir simplement discuté de politique entre eux, et non pour des faits. Et des exemples de gars écrabouillés par le système, sans que personne ne comprenne trop comment ou pourquoi, il y en a autant qu'on veut.

Et en général, les gens se disent "oh ben si ça passe pas à la télé, c'est que c'est pas grave", ou "si ça n'a pas marché [comme le moteur à eau] c'est que c'était une arnaque". Ou "si tel leader social s'est fait assassiné, c'est qu'il avait des ennemis et que c'était mérité". Etc etc. Bref, il faut bien comprendre l'ampleur du terme "systémique", quand on parle d'écrabouiller la gueule des gens.

On parle en fait des pays entiers qui se sont fait dominer, dont les institutions ont été dévalisées, et qui sont plongés volontairement en enfer, afin d'être tranquillement dépouillés de leurs ressources naturelles. C'est juste de la stratégie. Sinon évidemment les gens se révolteraient contre l'éradication de leurs forêts ou le siphonnage de leur eau potable. Il trouveraient le moyen pour qu'il y en ait assez pour tous, mais peut-être 10% de moins pour les multinationales. Mais elles ne sont pas du genre à tolérer cela.

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Mais ce n'est pas tout, il y a encore plus fort, et c'est là que je veux en venir. Et là on va passer la troisième et la quatrième vitesse.

D'abord, selon mes sources, alors ceci est de l'info [à vérifier un jour] toute cette histoire était, certes parfaitement réelle, mais montée en épingle artificiellement. Le but qui consiste à provoquer des soulèvements sociaux est volontaire et planifié. C'était le cas aussi du Covid-19 et les Gilets-Jaunes. Pour s'en convaincre il n'y a qu'à observer comme tout a été fait pour jeter de l'huile sur le feu plutôt que de chercher des résolutions. Les GJ ont été sciemment énervés avec des réformes encore plus cinglantes que celles contre lesquelles ils se battaient, et la crise du covirus OGM a été totalement balafrée de soit-disant erreurs de jugement (fatales), sans jamais dire à personne comment marche la biologie, les mutations, etc. (le virus initial n'est plus sensé exister aujourd'hui). La guerre civile a bien sûr l'avantage d'occuper les gens pendant que l'économie s'effondre sous leurs pieds, et qu'on termine de les déposséder de tout, et bientôt elle sera généralisée au monde entier. Bon, ok, ça commence à se savoir quand même.

Le plus grave je trouve est la division dans la société que crée ce mouvement de fausse unification contre "la violence". Les gens sont trop peu exercés à la psychologie pour s'apercevoir que cela ne fait que l'exacerber. En effet les gens qui sont clairement racistes, culturellement, ne vont pas accepter de se faire fermer la gueule par honte d'être comme ils sont. Leur faire subir ce qu'ils refusent de subir, est précisément la raison pour laquelle leur psychologie défaillante leur donne envie de le faire subir aux autres. Et dans le même temps, une autre frange de rapias, eux, cherchent à esquiver la vindicte populaire et cherchent à continuer d'exercer leur violence morale, mais d'une autre manière, et même de de mille autres nouvelles manières.

Et le pire est que tout ceci est voulu consciemment et planifié. C'est la division des gens. Les élites, comme on les nomme, mènent un jeu de domination des foules qui est très perfectionné. On peut comprendre comment ils marchent dans leur tête, ce en quoi ils croient dur comme fer, et donc leurs réactions et leurs futures actions. De toutes manières, "la banque gagne toujours". Et tout cela en focalisant sur un thème du racisme, qui concerne, donc, le fait de se faire rejeter par les autres sans raison, alors que c'est vraiment le derniers des soucis de notre époque, en train de vivre un effondrement civilisationnel, dû à ce que tout le monde croit, pratique, entretient, alors que c'est destructeur pour tous.

Je ne veux pas aller sur le chemin de la "conspiration des reptiliens", mais seulement décrire des choses simples à comprendre. Et pour cela il faut revenir au début du processus qui a conduit à la situation actuelle, je veux dire sur le plan "systémique", puisque c'est lui le coupable. Ce que je veux dire, c'est que lorsqu'on emploie le terme "racisme systémique", en fait c'est : "vous ne croyez pas si bien dire".

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Darwin => Pareto => Hitler. (Pour faire simple).

Ce sont des gens qui aiment bien faire simple. Ils réduisent la complexité du monde à des règles compréhensibles par les ignorants les plus crasseux. Darwin était honnête, quand même, c'est un pote, mais bon, il ne connaissait ni l'ADN, ni encore moins la biologie telle qu'on la connaît aujourd'hui. Il constatait simplement une "adaptation au milieu", qu'on a eu vite fait de traduire en "loi du plus fort", ou "loi de la sélection naturelle", ce qui est faux, absurde, et que Darwin savait n'être que le début d'une interrogation, sur ce qui s'est avéré ensuite être des lois bien plus complexes.

Pareto, lui, étudiait les sciences sociales (entre autres) et voulait, comme tous les scientifiques, comme Képler bien avant lui, comme bien d'autres, y voir des règles simples qui régissent tout. Oh comme on a vite fait de se tromper en faisant cela. Les gens veulent que le mouvement des planètes soit parfait, géométrique, symbolique, etc, mais is ne trouvent au mieux que des petites lois marrantes sur le rapport entre la masse et la vitesse. Non pas que ces régissements cosmiques absolument parafits n'existent pas, mais le fait de les entrevoir avec l'esprit, dans toute leur magnificence, ne permet pas toujours de pouvoir les exprimer dans toute leur vérité. On ne peut en dire que des petites choses.

Et pire, quand on voit une clique de profiteurs qui veulent frimer en répétant ce qu'ils ont vaguement compris d'un théorème réduit à sa plus débile expression, cela a vite fait de dégénérer au point de vouloir dire tout et son contraire. Ou tout du moins, au point de finir par vouloir dire ce qui arrange le plus les gens à ce moment-là de leur histoire, pour leur carrière personnelle, pour leur statut social, et pour justifier l'existant comme s'il était le fruit d'une loi divine. Et en tous cas, pour permettre de faire ce que toute loi générale et macroscopique permet toujours de faire : ne plus avoir à se poser de questions, et subsister dans la posture statique d'un dieu qui sait tout. Les gens adorent faire cela.

L'économie d'intelligence, la recherche incessante d'économie d'intelligence, voilà ce qui guide les pas de la science. Et forcément, un jour, ils se plantent, et quand ils se plantent, ça coûte cher.

*

L'élitisme est un art. Les élites de ce monde sont assurés d'avoir toujours raison, quoi qu'ils fassent. La science est de leur côtés. Les médias et les politiciens, à leur service. Ils n'ont qu'à vouloir qu'un truc soit vrai, même si c'est totalement effarant et abruti, pour qu'une clique entière de serviteurs le leur fasse devenir réalité.

La théorie de l'élite dit qu'il y a toujours des élites, dans tout groupe social, parce que ce sont eux "les meilleurs". En quoi sont-ils meilleurs ? Personne ne le sait, c'est juste que ce sont eux les boss. Dans cette vision aberrante, la valeur de l'humain est formalisée par une échelle de mesure qui est... une simple échelle, avec des barreaux, et des hauteurs différentes. Donc, à chaque strate hiérarchique, il y a un supérieur et un inférieur. C'est comme ça, c'est "une loi de la nature".

Rien pourtant, jusqu'ici, n'affirme que cette "supériorité" doive absolument signifier qu'il faille impérativement ne jamais rien écouter de ce que disent ceux qui sont en-dessous, et boire et bénir les paroles de ceux qui sont au-dessus, mais c'est ce qui se passe. Et c'est c'est ce qui se passe aussi quand une langue se transforme, quand une mode mode ou une technologie se répand, c'est toujours du haut vers le bas, ou plus précisément du centre vers la périphérie. Les centres sont ceux où il y a une forte densité de population et la périphérie, les campagnes paumées.

Et les élites compteraient pour autant de personnes qu'ils n'ont de barreaux dans la tête, si on veut faire correctement ce calcul.

Ceci est à tel point ancré que même le concept de démocratie semble donner forcément raison à la majorité, je veux dire, même si c'est pour voter une loi de la nature, sur la gravitation, si la majorité trouve que ce n'est pas vrai, alors on dira que ce n'est pas vrai, et les autres devront s'y faire.

Cette "majorité", on peut voir à l'époque de Galilée (encore un autre amoureux des hautes sphères de la pensée) qu'elle était représentée par une seule personne, au nom de son église, et donc de tous ses fidèles. Il avait toute la densité suffisante à lui tout seul pour constituer une majorité règlementaire, et condamner la vérité scientifique à être qualifiée de démoniaque, car sacrilège, car forçant à réfléchir. Il ne faut pas croire que le terme de démocratie change grand chose à cela, hormis le fait de permettre au moins que la discussion ne se fasse. Ce qui distingue une dictature d'une décision rationnelle, est seulement la liberté avec laquelle chacun peut exprimer son point de vue, et être entendu à sa juste valeur.

Le problème fondamental, pour la faire courte, est que la paresse intellectuelle consiste à confier à des lois macroscopiques des décisions qui relèvent de la vie des microcosmes. On décide d'une médecine valable pour tous, quelle que soient les variations individuelles, en décidant des les gommer. On crée des médicaments pour les maladies courantes, et les nombreuses maladies rares qui représentent plus de malades, restent sans intérêt pour l'industrie. On cultive des fruits et légumes uniques, définitifs, clonés, et on éradique tout le reste. On éduque les gens comme on voudrait qu'ils soient pour que cette éducation leur convienne, sans s'intéresser à qui ils sont. On décide tout le temps de comment devraient être les choses, plutôt que de les observer et d'apprendre d'elles.

Le truc qui m'a stupéfait dans la théorie des élites, la science qui explique qu'il faille absolument des winners et des loosers, qui a donné lieu aux dictatures pures et simples, puis aux dictatures comme celles d'aujourd'hui où la liberté et la démocratie sont, je cite, sciemment taillées pour être illusoires, c'est cette échelle de valeur, qui est une demi-droite allant de zéro à l'infini, sur laquelle se positionnent les gens. Le fait qu'il y ait une égalité exacte entre les élites, les gens objectivement plus intelligents, plus malins, plus chanceux, les "plus mieux" du monde, et d'autre part leur richesse personnelle, devrait vraiment être vécu comme une incroyable coïncidence. La même échelle de mesure, linéaire, figée, stricte, absurde, droite, pour estimer la valeur de toutes choses, qui s'exprime en argent, est utilisée pour estimer qui est l'élite et qui sont les connards qui vont devoir en subir les conséquences toute leur vie sans rien pouvoir y faire.

C'est quand même assez stupéfiant. Au point qu'il y a toute une classe de gens, parfaitement conditionnés par "le système", qui croient vraiment que la richesse vaut l'intelligence, et que l'intelligence explique la richesse. Les gens, de la vieille époque, se demandent combien on a sur notre compte en banque, pour pouvoir estimer notre intelligence ou notre valeur. Et tout le monde fait ça, croit en cela, par réflex, même inconsciemment. Si quelqu'un vous semble très intelligent et que vous apprenez qu'il est pauvre comme un clochard, alors c'est sûrement qu'il a un problème. Et si quelqu'un est crétin comme la lune, que tout a toujours été facile pour lui, et qu'en plus il accepte de discuter avec vous, et qu'il vous offre un verre, alors là "il est génial ce mec, trop sympa en plus !".

Et mieux, si on ne se conforme pas à cette attitude, on risque fort de sentir les barreaux de son échelle personnelle céder sous ses pieds.

Non mais vraiment putain, vous avez dit "racisme systémique" ???

*

Il n'est pas difficile de comprendre comment les débiles légers, dont l'esprit a été pourri dès la naissance, conditionnés, frustrés, endoctrinés, encouragés, n'ont de cesse de vouloir écraser la gueule des autres en s'imaginant que c'est pour eux le moyen d'avoir l'air plus intelligents. Regardez l'air fier du flic assassin, qui commet une exécution sommaire en plein jour tout en souriant à la caméra. Lui, il n'est rien, il est tout en bas de l'échelle. Ceux qui sont au-dessus, c'est leur quotidien. C'est à peine s'ils ont le temps de se laver les mains du sang qui les a éclaboussé avant de prendre la parole en public, dents blanches et tout sourire. Ils ont un emploi du temps serré. Ce sont des gens importants. Pour eux un crime, c'est ridicule. En une seule signature ils peuvent en commettre des millions. Il faut bien de temps en temps qu'on refile un os à ronger à la population. Pendant ce temps-là, un enfant meurt de faim toutes les 4.7 secondes (18000 par jour), mais qui s'en soucie, hein ?

Pendant ce temps là des espaces naturels sont ravagés, les mers sont dépouillées, le ciel est carboné, les réfugiés sont coulés, et la principale occupation marchande est focalisée sur les guerres, et la "sécurité". À ce rythme il ne reste que quatre générations à vivre encore sur cette terre pour cette humanité.

*

Non, ce qu'il faut, ce que je veux en écrivant ceci, c'est apporter des solutions, qui soient profondes, paradigmatiques, et qu'elles soient assez touchantes pour qu'elles fassent changer les choses. Je n'ai plus que huit secondes pour le faire.

La nature nous montre, pour ceux qui aiment tant les sciences, qui sont comme des lois divines qu'on ne cesse de découvrir, et qui nous inspirent et remettent en cause nos façons de penser, à quel point les organismes sont complémentaires, comment ils fonctionnent ensemble, en harmonie. Quand une plante n'a pas les cellules qui la protège du soleil, une autre le produit de façon surnuméraire pour elle. Quand le milieu change, d'autres dispositifs permettent de compenser cela afin que les espèces perdurent. L'évolution génétique va toujours en faveur de la vie. elle cherche une abondance mesurée avec précision. Tout est un fragile équilibre, mais tout est minutieux, et tout est parfait. Tout tient compte de tout.

C'est en ignorant cela que le système social a été bâti. Il croyait que tout avait un prix, une équivalence, au lieu de comprendre que tout procédait d'un équilibre, ce qui n'est pas la même chose. Il croyait que l'homme était au-dessus de la nature et des lois, alors qu'il en est l'enfant... et le responsable en conscience. Ce qu'on a appelé justice, n'était qu'une sorte d'équivalence marchande là où il était question de lois de l'harmonie ; et là où on a voulu voir l'éternité, l'unicité, l'inflexibilité, il ne devait y avoir qu'un art de la prévoyance.

On s'est plantés, c'est aussi simple que cela. Ce qui ne marche pas crée du malheur et de la souffrance. Donc on peut voir facilement ce qui ne marche pas.

C'est toujours et seulement la même et unique erreur qui a été faite, et qui est refaite à chaque fois qu'un propos stupide est prononcé, à chaque instant partout dans le monde, quand on confond ce qui relève du macroscopique et du cas particulier, que l'un empiète sur l'autre, comme s'ils étaient finalement au même niveau.

*

Epilogue

Dans la solution systémique que j'ai développée, dite la théorie de l'émergence, les résultats objectifs désirés ne sont possibles à atteindre par aucun mécanisme particulier, mais seulement par leur truchement, leur jonction, et le sens donné à leur assemblage. Il est illusoire, absurde et passablement dictatorial, ou même sadique, de vouloir obtenir qu'on nous aime, qu'on nous admire, qu'on nous respecte, sur ordre et sans raison, en appuyant simplement sur un bouton, et en punissant les récalcitrants, qui ne veulent pas se conformer. C'est le meilleur moyen en fait, de produire le résultat inverse. Pour "réussir" ces tours de force, il faut simplement ne pas le vouloir, ne pas s'en occuper, ne pas y penser, et simplement faire ce qu'on a à faire, faire usage de sa liberté, être soi-mêmes le plus possible, et rester fidèles aux principes élémentaires de la vie humaine, qu'on ne cesse de découvrir tout au long de sa vie et dont on peut qu'espérer en transmettre les valeurs aux générations suivantes. Pas besoin de médaille, ni même de punition, les comptes se règlent dans l'au-delà.

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post-scriptum spirituel

Les lois de l'univers existent avant qu'on n'en prenne conscience. Elles n'ont pas besoin de nous pour exister cependant elles veulent se faire connaître. La façon dont on accueille dans son esprit une loi de la nature qu'on découvre et qu'on comprend, détermine l'impact qu'elle aura sur nos vies. Si on vous bourre le crâne de lois naturelles dont vous n'avez pas besoin, vous les laisserez dans des ghettos de la pensée, des lieux sombres où elle ne s'aventure jamais. Elles seront victimes d'une forme de "racisme" quand vous penserez à elles comme à des choses inutiles. Elles ne pourront agir librement sur vous aussi bien et aussi utilement qu'elles pourraient le faire.

C'est dans son esprit, qu'il faut procéder à une réhabilitation de la façon dont on considère les lois naturelles, les normes morales universelles, et les lois des sociétés humaines.

 telex.ovh

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admin [Commentaire] 2020-06-14 #9669

Un exemple de relation entre deux échelles de mesure

Article 26 - Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.
Droits de l'Homme de 1793
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