
Source: AP
Des partisans du gouvernement Maduro brûlent un drapeau américain à Caracas, au Venezuela, le 3 janvier 2026, après que les États-Unis ont capturé le président vénézuélien et son épouse.
L'intervention militaire américaine contre le Venezuela a déclenché une onde de choc immédiate. De l'Amérique latine aux capitales européennes, en passant par les États-Unis eux-mêmes, une vague de manifestations a embrasé les rues. Partout, les foules dénoncent l'arrestation de Nicolás Maduro et le retour assumé de la politique du fait accompli.
Depuis le 3 janvier, une mobilisation mondiale sans précédent s'est formée en réaction à l'intervention militaire américaine au Venezuela. À travers plusieurs dizaines de pays, des rassemblements spontanés ou organisés ont dénoncé ce que beaucoup qualifient de violation du droit international. À Caracas, malgré les tensions, les Vénézuéliens ont immédiatement investi les rues.
'Maduro, Hold On, the People are Rising Up': RT Captures Mass Protest as Venezuelans Pour Onto the Streets in Support of Seized President pic.twitter.com/wvFBvtDpJ8- RT_India (@RT_India_news) January 4, 2026
Dans toute l'Amérique latine, les manifestations ont été rapides et massives. Cuba a donné l'exemple. À La Havane, une foule dense s'est rassemblée devant l'ambassade des États-Unis. Le président Miguel Díaz-Canel a dénoncé publiquement un « terrorisme d'État ». Les drapeaux cubains et vénézuéliens flottaient ensemble tandis que la foule scandait des slogans contre l'impérialisme américain.
Cuba
À Buenos Aires, les manifestants ont qualifié la capture de Maduro de « kidnapping ». D'autres cortèges ont eu lieu au Salvador, au Chili, en Équateur, au Costa Rica - où les manifestants criaient « Get the f*ck out of Venezuela ! », traduit sur des pancartes comme « Foutez le camp du Venezuela » - et au Brésil, où des rassemblements pacifiques ont condamné toute intervention étrangère.
Costa Rica
Au-delà du continent américain, la solidarité s'est également exprimée en Asie comme à Tokyo, où les manifestants ont dénoncé « la guerre pour le pétrole » et demandé « le respect du Venezuela ».
En Europe, une contestation structurée
En France, la mobilisation a pris une ampleur notable. À Paris, des milliers de manifestants se sont rassemblés place de la République à l'appel de partis de gauche, de syndicats et de collectifs anticolonialistes. Les slogans affichés étaient explicites : « Donald Trump, casse-toi, Caracas n'est pas à toi », « Soutien au peuple vénézuélien » et « Stop à l'agression impérialiste ».
Un drapeau américain a été brûlé au pied de la statue centrale, sous les applaudissements de la foule.
protesters burning the American flag here in Paris at Place de la Republique in protest of the US military intervention in Venezuela pic.twitter.com/wpZdyv5yvg- Louis Pisano (@LouisPisano) January 3, 2026
Jean-Luc Mélenchon, présent sur place, a dénoncé une opération militaire « visant à piller les ressources d'un État souverain ». D'autres rassemblements ont été signalés à Lyon, Montpellier, Caen, Nîmes et Marseille.
En Allemagne, plusieurs centaines de manifestants ont défilé à Berlin. Les pancartes accusaient les États-Unis de « kidnapping politique » et appelaient le gouvernement à condamner une opération « illégale et dangereuse ».
À Naples, les participants ont dénoncé une « violation flagrante de la Charte des Nations unies ». En Grèce, des cortèges ont défilé à Athènes, dénonçant « le retour des logiques coloniales ».
#Greece | #Athens stands in solidarity with the people of #Venezuela.Thousands took to the streets in Athens, where a U.S. flag was burned outside the embassy during the protest.
03-01-2026 pic.twitter.com/3K7LzvRxJ2
- Vedat Yeler (@vedatyeler_) January 3, 2026
À Stockholm, des manifestants suédois brandissaient des pancartes comme « Le pétrole du Venezuela appartient au Venezuela » et « Non à la guerre contre le Venezuela ». À Dublin, une banderole installée sur le Ha'penny Bridge affichait un message clair : « États-Unis, hors du Venezuela ».
Rejet massif sur le sol américain
Aux États-Unis, la contestation a pris une ampleur nationale. Les cortèges ont défilé dans plus de 100 villes, de New York à Los Angeles, de Chicago à Seattle, de Washington à San Francisco.
À Times Square, les manifestants ont brandi des pancartes où l'on pouvait lire « Bas les pattes du Venezuela », « Pas de guerre pour le pétrole » ou encore « Libérez Maduro ».
À Philadelphie, une marche a conduit les manifestants jusqu'au centre de recrutement militaire. Le mot d'ordre était clair : refuser une guerre « illégitime, sans mandat, ni soutien populaire ».
À Chicago, les protestataires ont pointé du doigt l'influence des grandes compagnies pétrolières. Dans toutes les villes, le message revient : ce conflit ne sert pas les intérêts du peuple américain.
L'organisation Answer Coalition, moteur de la contestation, affirme que « cette guerre n'est pas la nôtre ».
Et malgré la diversité des opinions sur Nicolás Maduro, une ligne commune se dégage. Comme l'a résumé une manifestante place de la République : « On ne bombarde pas un pays, on ne capture pas un chef d'État. Ce n'est pas à Trump de décider qui gouverne qui. »