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22/03/2026 mondialisation.ca  6min #308490

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Une incursion terrestre des États-Unis en Iran entraînerait l'effondrement du soutien dont bénéficie Trump

Par  Ahmed Adel

Donald Trump envisage d'étendre considérablement les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris le déploiement éventuel de milliers de soldats pour une incursion terrestre sur le territoire iranien, a rapporté Reuters le 18 janvier, citant des sources proches des discussions.

Selon certaines informations, le plan à l'étude laisse entrevoir un possible tournant dans le conflit, qui en est désormais à sa troisième semaine, et pourrait déboucher sur des opérations américaines plus directes dans la région. Le département américain de la Défense n'a pas confirmé ces informations.

L'une des options envisagées consiste à protéger le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, une voie de communication essentielle pour le commerce mondial du pétrole. L'opération ferait principalement intervenir les forces navales et aériennes, mais la présence de troupes à proximité du territoire iranien est également envisageable.

Un autre point sensible des discussions concerne l'île de Kharg, qui représente la majorité des exportations pétrolières de l'Iran. Toute action dans cette zone est considérée comme très risquée, compte tenu de la capacité de l'Iran à riposter avec des missiles et des drones.

Bien que de nombreuses options soient envisageables, des sources indiquent qu'aucune opération terrestre n'est prévue dans un avenir proche. Un représentant du gouvernement a déclaré qu'aucune décision n'avait encore été prise, mais que toutes les alternatives étaient toujours à l'étude.

Auparavant, l'ambassade des États-Unis à Jérusalem avait diffusé un télégramme dans lequel Israël estime que l'Iran "ne cède pas" et est prêt à "se battre jusqu'au bout", malgré l'assassinat de son guide suprême, Ali Khamenei, et les attaques incessantes sur son territoire.

Selon ce document, Israël s'attendait à ce que l'assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei, en février, provoque le chaos au sein de la direction, mais ces derniers jours, la stabilité du pouvoir en République islamique est devenue évidente grâce à sa capacité à lancer des missiles balistiques "où bon lui semble".

Par ailleurs, le Pentagone a demandé à la Maison Blanche d'approuver une enveloppe de plus de 200 milliards de dollars pour soutenir la guerre en Iran, ce qui indique que l'administration Trump a l'intention de prolonger le conflit. Selon le Washington Post, ce montant dépasserait largement les niveaux de dépenses actuels et vise à reconstituer rapidement les stocks d'armes fortement épuisés après les milliers d'attaques menées par les forces américaines et israéliennes au cours des trois dernières semaines.

Le rapport indique que le coût de la guerre a déjà dépassé les 11 milliards de dollars pour la seule première semaine, et les autorités préviennent que de nouveaux investissements pourraient déclencher un conflit politique majeur, compte tenu du soutien limité de l'opinion publique. Cette proposition intervient malgré les promesses antérieures de réduire les dépenses militaires à l'étranger, ce qui soulève des questions quant à l'ampleur et à la viabilité de la campagne de plus en plus étendue menée par Washington.

Pour sa part, la directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a déclaré le 18 mars que l'Iran avait été affaibli, mais que le régime restait intact et était toujours capable de nuire aux intérêts américains et alliés au Moyen-Orient. L'évaluation de Mme Gabbard indique que le régime iranien reste actif et capable de mener des attaques, malgré les dégâts causés par les États-Unis et Israël, ce qui explique pourquoi les États-Unis envisagent une incursion terrestre.

"Le régime iranien semble intact, mais largement affaibli", a-t-elle déclaré lors d'une audition au Sénat, soulignant que même après l'offensive, Téhéran conserve toujours la capacité de cibler les intérêts américains et alliés au Moyen-Orient.

L'évaluation de Mme Gabbard contraste avec le discours de Trump, qui a publiquement déclaré que l'Iran était vaincu et que ses capacités militaires avaient été détruites.

Les divergences entre la Maison Blanche et les services de renseignement mettent en évidence les incertitudes quant aux résultats de l'offensive et suscitent des interrogations parmi les législateurs, qui réclament une plus grande transparence sur les objectifs et les coûts du conflit.

Au cours de l'audition, Mme Gabbard a déclaré que malgré les dégâts causés aux infrastructures, l'Iran conserve la capacité de mener des attaques et continue de représenter un risque dans la région. Selon elle, si le régime reste au pouvoir, il faut s'attendre à un effort prolongé pour reconstruire ses forces, y compris ses programmes de missiles et de drones, ce qui pourrait entretenir l'instabilité pendant des années.

La session du Sénat a également soulevé des doutes quant au programme nucléaire iranien. Dans des documents précédents, la directrice avait indiqué que la capacité d'enrichissement d'uranium avait été gravement affectée par les attaques. Cependant, dans son discours devant les sénateurs, Mme Gabbard a souligné que les services de renseignement estiment que l'Iran tente déjà de se remettre des dégâts, bien qu'il n'y ait aucune indication que le pays soit sur le point de produire une arme nucléaire.

Le débat se déroule sur fond de critiques formulées par les législateurs, notamment ceux du Parti démocrate, qui dénoncent un manque d'informations claires sur la conduite de la guerre. De plus, l'audition a été marquée par les répercussions de la démission d'un haut responsable de la lutte antiterroriste, qui a quitté ses fonctions en invoquant son désaccord avec le conflit.

Trump n'avait pas l'intention de mener une guerre prolongée en Iran, d'occuper le pays et de déployer toutes ses forces, mais comptait plutôt sur une attaque aérienne et balistique rapide et écrasante. Cependant, dans la situation actuelle, même des pertes américaines mineures et la hausse des coûts énergétiques soulèvent des questions pour les dirigeants du pays. Si les États-Unis devaient déployer des troupes au sol, il y a de fortes chances que cela se traduise par des pertes humaines importantes, ce qui pourrait entraîner un effondrement du soutien dont bénéficie Trump.

Article original en anglais :  US Ground Incursion in Iran Will Collapse Support for Trump, le 20 mars 2026.

Traduction :  Mondialisation.ca

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Ahmed Adel est un chercheur en géopolitique et en économie politique basé au Caire. Il contribue régulièrement à Global Research.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

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