
Si la petite communauté catholique locale continuera d'offrir un service social et sanitaire désintéressé, le Saint-Siège soutiendra le peuple libyen au plan international, dans un esprit constant de justice et de paix. Ne reconnaissant que les États, et conformément au droit international, le Saint-Siège n'a pas reconnu formellement de Conseil national de transition qui, désormais en place à Tripoli doit être considéré comme l'organe légitime de représentation de la Libye. Depuis les changements politiques survenus à Tripoli, le Saint-Siège a eu divers contacts avec les nouvelles autorités, mais aussi avec l'ambassade libyenne. Lors de sa récente participation à l'assemblée générale de l'ONU, Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les États, s'est entretenu avec le représentant permanent de la Libye, M. Abdurraham M-Shalgham. Plus récemment encore, du 2 au 4 octobre, Mgr.Tommaso Caputo, nonce apostolique en Libye mais résident à Malte, a effectué une visite de trois jours à Tripoli, au cours de laquelle il a rencontré le premier ministre du CNT, M.Mahmoud Jibril, et s'est rendu au ministère des affaires étrangères. En l'occurrence, les parties ont réaffirmé l'importance de leurs relations diplomatiques. Le Saint-Siège a également réaffirmé son soutien au peuple libyen comme à la transition en acte, souhaitant aux nouvelles autorités de réussir à redresser leur pays. Le CNT a pour sa part dit apprécier les appels humanitaires lancés par le Pape et l'engagement de l'Église locale, principalement dans les hôpitaux et centres de soins, où agissent treize communautés religieuses, six en Tripolitaine et sept en Cyrénaïque.