
Les États participants ont décidé de donner au Conseil national libyen de transition (CNLT) un accès à certains des avoirs gelés de la Libye et de l'autoriser à vendre le pétrole libyen. En outre, ils ont évoqué, sans prendre de décision, la possibilité d'armer le CNLT.
Ces dispositions contreviennent à la résolution 1973 et l'on imagine les réactions internationales si certains Etats -le Venezuela ou l'Iran par exemple- se permettaient de débloquer des fonds gelés et de les donner aux insurgés nassériens ou khomeinistes, ou pis, s'ils leur achetaient du pétrole libyen. Et inutile d'envisager une violation de l'embargo onusien sur les armes au profit des « mauvais » insurgés.
L'autorisation de vente du pétrole montre, s'il en était besoin, que le partage des ressources du pays a commencé. Grâce au soutien militaire de l'OTAN, le CNLT a pris le contrôle de vastes zones d'exploitation pétrolière et des deux principales raffineries. Il a été autorisé à exporter 40 000 barils par jours, ce qui au tarif actuel représente 1,4 milliards de dollars par mois.
À la suite de deux réunions en marge de la conférence entre la secrétaire d'État Hillary Clinton et l'émissaire du CNLT Mahmoud Djibril, les Etats-Unis ont mis à l'étude le déblocage de 3,3 milliards de dollars appartenant à l'État libyen qui seraient détournés au profit des « bons » insurgés.
Le Qatar a été chargé de gérer le pétrole libyen. La Turquie a été chargée de gérer l'aéroport de Benghazi pour faciliter le « transit humanitaire ».