par Mounir Kilani
Nous vivons l'ère du visage corrigé. Un geste devenu si naturel qu'on en oublie la radicalité : avant de nous montrer, nous nous retouchons. Le filtre n'est pas un accessoire. Il est la clé d'un nouveau régime de l'image - et de l'être.
Derrière ce rituel apparemment léger se joue une mutation silencieuse, à la croisée de la technique, du pouvoir et du sacré.