07/08/2026 french.presstv.ir  3min #322624

La Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan concluent un accord de défense dans un contexte de recul de la puissance américaine

L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé un accord de défense trilatéral visant à renforcer leur sécurité collective et leur coopération militaire, dans un contexte marqué par le recul de la présence et de l'influence militaires des États-Unis dans la région.

L'accord de défense conjoint de La Mecque a été signé vendredi 7 août par le président turc Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, à l'issue d'un sommet trilatéral organisé au palais Al-Safa, à La Mecque.

Selon un communiqué conjoint, l'accord a pour objectif de renforcer la dissuasion collective face à toute agression. Il prévoit qu'une attaque armée contre l'un des trois pays sera considérée comme une attaque dirigée contre l'ensemble des signataires.

Le communiqué précise que l'accord vise à promouvoir leur sécurité collective ainsi que la paix, la stabilité et la sécurité dans la région et au-delà. Le communiqué ne détaille toutefois pas les engagements opérationnels ou les obligations spécifiques assumés par chacun des États signataires.

Un responsable turc a souligné que cet accord ne visait aucun pays en particulier, qu'il demeurait ouvert à l'adhésion d'autres États de la région et qu'il ne remettait pas en cause les accords bilatéraux ou multilatéraux déjà en vigueur.

"Le pacte comporte une clause de défense collective. Il est de nature strictement défensive et prévoit uniquement une assistance mutuelle dans le domaine de la défense", a déclaré ce responsable.

L'Asie occidentale est plongée dans une profonde instabilité depuis près de trois ans, à la suite de la guerre génocidaire déclenchée par Israël contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023.

Depuis lors, Israël a mené une offensive militaire à Gaza, lancé une invasion du sud du Liban, occupé de nouveaux territoires en Syrie et participé, aux côtés des États-Unis, à deux offensives militaires contre l'Iran. Ces agressions ont entraîné des frappes de représailles iraniennes contre des cibles américaines et israéliennes dans la région.

Selon plusieurs informations, Washington aurait retiré des avions de combat ainsi que d'autres équipements militaires de plusieurs pays de la région, notamment du Qatar et des Émirats arabes unis, à la suite des frappes de représailles iraniennes qui ont infligé d'importants dégâts aux installations américaines.

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